Vulpes vulpes, le Goupil !

L'aventure et l'évasion

Vulpes vulpes, le Goupil !

21 avril 2018 Grottes Randonnée Zanimos 0

Vulpes vulpes, dit « Le Goupil »

Vulpes vulpes fait partie de nos familiers…et il nous est sympathique à bien des égards !
S’il n’est pas vraiment cavernicole, à la base, il n’empêche qu’on le voit régulièrement errer dans les carrières et souterrains, et qu’il n’est pas rare de le retrouver à l’état de squelette, hélas pour lui.
Par trois fois au cours des dernières années nous avons découvert des femelles et leur portée de renardeaux dissimulés dans des amas de bois d’œuvre, et plusieurs fois surpris des adultes assez loin des accès, dans des zones de noir total.
Il nous semble que, dans ces conditions, le Renard roux ne dispose que de deux principaux moyens de se repérer : l’odorat stimulé par ses propres effluves physiques ou urinaires ( voir plus bas…), et la perception des courants d’air et/ou du gradient de température . ( ?)
Peut-être aussi, dans certaines cavités, le sens de la pente continue, ou encore une mémorisation d’un cheminement répété de nombreuses fois, et prolongé un peu plus à chaque fois .
Nous avons cherché à mieux le connaître…

Le Renard roux (Vulpes vulpes), appelé aussi Renard commun, ou encore, Goupil,est un mammifère  au pelage roux marqué de blanc sous le ventre et la gorge, au museau pointu, aux oreilles droites et à la queue touffue. Il a un régime omnivore à prédominance carnivore, et se nourrit surtout de  rongeurs , lapins, insectes, poissons, ou de fruits Il est ainsi très opportuniste, ce qui lui permet de s’adapter à des milieux très différents et de modifier son alimentation suivant le mois de l’année. Le Renard roux se reproduit, suivant la région, de décembre à février, pour une mise bas aux beaux jours (gestation d’environ 50 jours). Celle-ci s’effectue à l’abri d’un terrier, alors que, le reste de l’année, le renard vit presque exclusivement au grand air. Les petits sont d’abord nourris par le lait de leur mère, puis, petit à petit, le couple de parents leur apporte de la viande. Ils commencent à sortir du terrier au bout de quatre semaines, sont sevrés à neuf semaines, et, après avoir passé l’été avec leurs parents, ils se dispersent à l’automne. Le Renard roux est un animal considéré comme rusé. Il est chassé pour sa fourrure, pour le plaisir, pour ses déprédations sur les petits animaux d’élevage et aussi parce que le renard est un des vecteurs de la rage. Le Renard roux investit, petit à petit, les villes, se nourrissant de déchets et se réfugiant dans les parcs et jardins des quartiers résidentiels.

Quelques caractéristiques…

L’ossature du Renard roux est remarquable pour sa légèreté et l’animal est nettement plus léger qu’un chien ou un coyote de sa taille. Ces os moins denses lui donnent un avantage important pour la course ; ceux de ses membres, par exemple, pèsent 30 % de moins pour une même unité de volume que ceux d’un chien de taille comparable . En moyenne, les adultes mesurent 35 à 40 cm de haut au garrot et 58 à 90 cm de long sans la queue qui mesure entre 32 et 49 cm. Renards roux pèsent en moyenne de 7 kg pour un mâle .Le poids varie suivant les individus, mais également pour un même animal suivant son âge et suivant la saison : le renard prend progressivement du poids au cours de ses cinq premières années, en perd en mars avril et atteint un maximum pour l’hiver.

 

Le Renard roux a un corps allongé avec des membres relativement courts par rapport à sa taille. Sa queue, qui est plus longue que la moitié de son corps (elle représente généralement 70 % de la taille de son corps), est longue, duveteuse et touche le sol lorsqu’il est debout. Elle se termine par une petite touffe de poils blancs. Elle sert à l’animal de balancier et lui tient chaud quand il dort et qu’il s’en enveloppe. 

Il a une petite bouche, armée de 42 dents. Ses canines sont longues et pointues. Les yeux sont jaune ambre à verdâtres, et sont bordés de cils noirs sur la paupière supérieure. Leurs pupilles sont ovales et verticales.

 

 

L’odorat du Renard roux l’aide à explorer et marquer son territoire, et à communiquer.

Le Renard roux marque son territoire et communique avec ses congénères via diverses glandes libérant des substances olfactives. À la sortie de l’intestin il dispose ainsi d’une paire de glandes anales qui lui servent à marquer son territoire, en déposant son arrière-train sur le sol par exemple. D’autres glandes sont utilisées par les renards pour communiquer entre eux. La glande supra-caudale, située sur la queue à environ 75 mm de la base de celle-ci, est également appelée « glande à violette » et sécrète une substance très volatile à l’odeur de violette. Elle est surtout active pendant la période de reproduction, mais on connaît encore mal son rôle exact On trouve également des glandes entre les orteils dont les sécrétions marquent le passage de l’animal pendant 20 à 40 minutes, et d’autres à la commissure des lèvres.

Le Renard roux est un animal territorial, et le mâle comme la femelle marquent leur territoire. En plus de l’odeur qu’il laisse par le biais de ses glandes anales, très actives en période de reproduction, il utilise son urine, et s’en imprègne en se roulant dedans pour marquer par la suite divers objets. Il marque notamment les pierres, les buissons, les touffes d’herbe et les souches d’arbre, laissant son odeur sur une centaine d’objets au sein de son espace vital ainsi délimité, espaçant ses marquages d’une centaine de mètres. Il renouvelle ce marquage sur les mêmes objets tous les deux à trois jours. On peut noter que c’est également pendant la période de reproduction que cette urine est la plus odorante. Par ailleurs le renard urine très fréquemment et en très petites quantités. Il laisse aussi des crottes bien visibles montrant sa présence à ses congénères.

Le Renard roux est souvent considéré comme un animal nocturne. En réalité il s’agit surtout d’un animal méfiant qui préfère la tranquillité et la quiétude de la nuit pour sortir. Dans des régions où il n’est pas dérangé, il peut néanmoins tout à fait adopter un mode de vie plus diurne. Au contraire, les renards urbains sont exclusivement nocturnes, leur milieu de vie étant trop perturbé durant la journée. Le rythme de vie varie selon la période de l’année. L’été, pendant la période d’élevage des jeunes il est notamment possible de voir chasser des renards à toute heure de la journée. Quand arrive l’automne, le renard devient plus nocturne, effectuant environ 69 % de son activité la nuit, et étant particulièrement actif à l’aube. L’hiver le renard sort essentiellement la nuit, et il est particulièrement actif les premières heures de la nuit et à l’aurore.

Le Renard roux a un estomac de faible capacité en comparaison de sa taille, et il doit donc avoir des prises alimentaires fréquentes ; il passe environ le tiers de son temps à chasser.

Son alimentation est très variée, notamment suivant son habitat et la saison tout de même en attraper occasionnellement et les présenter à leurs petits pour que ceux-ci jouent avec. Le renard est aussi nécrophage ne dédaignant pas une carcasse qu’il rencontre.
 Les Renards roux mangent parfois des végétaux, graines, champignons et fruits  et dans ces derniers peuvent même constituer l’intégralité de leur régime en automne. Ils mangent aussi occasionnellement de l’herbe et des tubercules. En ville il ne dédaigne pas les déchets ménagers.

 

 Il lui arrive de cacher de la nourriture pour faire des réserves en prévision de jours plus difficiles. Pour cela il creuse de petits trous d’une dizaine de centimètres de profondeur, pour y déposer sa proie et la tasser au fond avec ses pattes antérieures avant de repousser la terre sur le trou avec son museau et recouvrir le tout de quelques feuilles et branchages. Il multiplie les caches en des lieux différents au sein de son territoire, afin d’éviter de se les faire piller trop souvent par ses congénères ou d’autres carnivores ou corvidés (pies, corneilles, corbeaux, etc.) Il retrouve ensuite ses caches grâce à sa mémoire, son odorat et le marquage olfactif qu’il laisse à proximité.

La mise bas a lieu de mars à mai, après 51 à 53 jours de gestation. Elle a lieu dans un terrier, qui est rarement creusé par le renard lui-même. Celui-ci utilise généralement un terrier de blaireau, de lapin de garenne ou de marmotte, ou une cavité naturelle dans des rochers ou des souches.
Le nid dans lequel la femelle met bas ne comporte pas de litière et les petits sont à même le sol. Chaque naissance est espacée de dix à trente minutes. La femelle tranche le cordon ombilical à la fin de la mise bas, et mange les arrière-faix. Les petits anormaux sont également mangés. La mère lèche chacun de ses petits jusqu’à ce qu’il commence à crier. En moyenne, chaque femelle met au monde quatre à six petits, mais dans des situations plus exceptionnelles la taille de la portée peut varier d’un à douze.. Les petits renards naissent aveugles et sourds et ont un pelage sombre, avec la pointe de la queue blanche. Ils pèsent entre 85 et 125 grammes à la naissance.

La mère reste en permanence avec ses petits durant les deux premières semaines, pendant lesquelles le mâle se charge exclusivement de chercher de la nourriture.  Il n’est toutefois pas toléré dans le terrier durant cette phase et dépose les proies qu’il collecte à l’entrée. La femelle protège alors les petits du froid. Comme il n’y a pas de litière, ils vont se réfugier dans sa fourrure. Après une dizaine de jours, la femelle amaigrie commence à ressortir du terrier, pour aller se désaltérer et reprendre petit à petit la chasse, mais sans laisser ses petits seuls très longtemps. Les petits commencent à ouvrir les yeux à partir de dix à douze jours. Ceux-ci sont alors bleus à bleu-gris. À partir de six semaines ils évolueront petit à petit vers le brun ambre.

Pendant les trois premières semaines, l’alimentation des renardeaux est quasi exclusivement constituée du lait materne. À partir de l’âge de 18 jours apparaissent les premières dents, les canines, qui seront suivies des incisives puis des prémolaires. Les renardeaux commencent alors à manger de la nourriture solide, d’abord régurgitée par la mère, puis à partir de l’âge de trois semaines constituée des morceaux de viande qu’elle leur apporte

Au mois de juillet, la famille quitte le terrier, pour s’établir généralement dans un champ de céréales ou de maïs, à proximité de terrains de chasse.

De chaque côté de son museau, le Renard roux possède des vibrisses qui ont un rôle dans la perception de son environnement.

Les yeux du Renard roux sont dotés d’une pupille légèrement elliptique et positionnée verticalement. Sa vision est plutôt sensible aux mouvements, et le Renard roux a des difficultés à percevoir un individu parfaitement immobile. De même il ne voit pas la couleur orange. En revanche, il a une très bonne vision de près, et est capable de voir la nuit. De nuit, le tapetum lucidum qui tapisse l’arrière de son œil lui permet d’améliorer sa vision, et explique que ses yeux soient si brillants dans les phares d’une automobile. Il utilise toutefois principalement ses autres sens une fois la nuit tombée. Son ouïe est extrêmement sensible. Cela lui est très utile pour repérer les rongeurs situés sous terre ou sous la neige et les lombrics à la surface du sol et pour chasser la nuit. Son odorat est également très performant, grâce aux 225 millions de cellules olfactives qu’il possède. Le toucher des renards est grandement amélioré par ses vibrisses. Les plus longues d’entre elles sont situées au niveau de la moustache, de chaque côté du museau, et peuvent atteindre 11 cm, et les autres sont situées sous le menton. À la base de chacune de ces vibrisses se trouve un récepteur nerveux très sensible. Elles aident certainement l’animal à se déplacer dans son terrier ou dans une végétation dense la nuit. Elles sont complétées par d’autres poils tactiles situés tout autour de la face et sur les membres antérieurs. Le Renard roux est par ailleurs doué d’un bon sens de l’orientation.

C’est un animal très agile, qui peut réaliser des bonds de deux mètres au-dessus de clôtures. Il est bon marcheur, et quand il chasse la nuit il parcourt fréquemment une dizaine de kilomètres. Il est capable de ramper sur de courtes distances, et de se faufiler dans des passages étroits grâce à son corps fuselé. C’est aussi un bon nageur. Il court à une vitesse de 6 à 13 km/h, et peut atteindre au maximum 50 à 60 km/h sur de courtes distances. Il dépasse ainsi le loup en vitesse, mais est nettement moins endurant. Son faible poids lui permet de s’aventurer sur des sols très peu portants, comme de la boue, de la vase ou de la neige. C’est aussi un bon grimpeur.

En captivité le renard peut vivre 14 à 15 ans, mais dans la nature il dépasse rarement deux à cinq ans.. Chez les renards urbains, 88 % des renards meurent avant d’atteindre l’âge de trois ans.

 

Nous remercions Wikipédia dont l’article extrêmement complet a ici été résumé à des extraits ainsi que les auteurs dans Google-images pour les illustrations

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *