Gypse de Gagny

L'aventure et l'évasion

Gypse de Gagny

29 janvier 2018 Carrières Gagny Spéléologie 0

Le gypse est assez fibreux, blanc ou jaunâtre. Il comporte de nombreux reflets de types « œil de chat ». C’est une très belle pierre qui embellit un intérieur.
Cette pierre a un ennemi, l’eau. Elle risque de se dissoudre dans l’eau si vous la plongez dedans.

 

Voici quelques exemples des morceaux de gypse que nous avons trouvé dans les carrières de Gagny

Le gypse , dénommé aussi gypsite, ou pierre à plâtre , est une roche tendre saline ou une évaporite commune, voire abondante, entièrement cristallisée, composée principalement du minéral gypse, un sulfate doublement hydraté de calcium, décrite par la formule CaSO4 · 2 H2O et qui constitue le premier fin dépôt dans les marais salants1. Elle possède un domaine de stabilité assez étendu, mais en général dans des conditions haute température et de migration aisée d’eau, cède sa place à l’anhydrite, plus dense et plus dure. Sa texture cristalline est en général moyenne à fine, elle peut être granulaire à fibreuse.

Il faut se méfier de la catégorisation facile de roche sédimentaire évaporitique puisque le processus d’évaporation qui n’est le plus souvent qu’une première étape ne décrit qu’un aspect des diverses para- et dia-génèses à l’origine de la roche gypseuse. Outre les dépôts d’hypernoguessites ou de roches chimiques salines2, le gypse est parfois inséré en bancs plus ou moins puissants ou lentilles plus ou moins minces dans les roches sédimentaires, notamment les calcaires dolomitiques et dans les marnes ou roches argileuses. C’est la roche qui permet de fabriquer industriellement le plâtre.

La roche est parfois quasiment pure, mais elle peut être accompagnée par des impuretés variées ou associé à d’autres espèces minérales comme l’anhydrite, l’argile, la calcite ou l’aragonite, des clastes de silice ou de calcaires … Il existe aussi des filons miniers remarquables. La mine de Naïca dans l’état mexicain désertique de Chihuahua possède des cavités à cristaux métriques épargnés, les géants dépassant 10 mètres.

La « migration de fontis », cavité due à la lente dissolution de gourdanite ou entonnoir creusé par l’effondrement catastrophique des toits argileux et/ou sableux d’anciennes carrières de gypse, s’élargissant en suivant des lignes de failles, et générant des effondrements successifs parfois souterrains, est un puissant facteur d’instabilité des terrains

Une vidéo qui explique à quoi il peut servir

 

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