Cinq heures et cinq degrés au Puiselet      470

L'aventure et l'évasion

Cinq heures et cinq degrés au Puiselet      470

11 décembre 2021 Spéléologie 0

 

Cinq heures et cinq degrés au Puiselet      470

 

Sablibum 0031

C’est dans le cadre de sa « formation » que Mimi s’est approchée de l’hiver près du village du Puiselet, dans le site bien connu du Sablibum 0031…
C’est là sa quatrième journée ou demi-journée de découverte ou d’approfondissement des diverses pratiques spéléologiques, et elle sait qu’en cinq heures, qui passent très vite, on n’apprend bien que si on n’apprend peu de choses à la fois !

Il fait assez froid, et l’air à 5°C, animé d’un petit vent estimé à 50 km/h par la station météo agricole locale, complique un peu la tâche, notamment pour les mains qui doivent nouer une bonne vieille corde de 10 mm d’autant plus rigide…

Bon…ça fait comme dans les entrées de cavités de haute montagne et/ou en hiver !

Mimi attaque une vire d’accès à un surplomb, en travaillant précisément le choix des plaquettes les mieux adaptées, leur orientation idéalisée, le serrage de la vis, et effectuant les nœuds essentiels , Huit sur ganse, Mickey, Batelier et Papillon.
On ajoutera bien les mousquetons d’assurage aux oreilles des Mickey, bien qu’ils soient courts, car cette précaution n’est pas qu’un aménagement de confort, mais aussi un gage de sécurité en évitant les tentations de mousquetonnage mal approprié.

Une petite sangle d’appoint et le doublage de certains mousquetons annuleront des frottements de corde, notamment du fait de plaquettes vrillées mises en place faute de mieux (coudées, clowns ou anneaux par exemple).
Une dizaine d’amarrages étaient déjà nécessaire pour atteindre les deux broches de la tête de puits convoitée, qui fut prestement installée avec une belle boucle pédalière qui sera bien utile vu le dévers négatif de la paroi.

Cette première belle installation réalisée, on passa à une petite pause déjeuner abrités du vent et avec gros pull en sus !

 

 

La seconde voie impliquera une courte escalade où l’on doit soigneusement éviter les possibles chutes en facteur supérieur à « 1 » pour atteindre une paire de plaquettes permanentes inamovibles en inox.
La suite, sur une vire encore glissante de lichens humides, impliquera à nouveau une bonne gestion gestuelle, la pose de huit amarrages dont la confection des mêmes nœuds que précédemment.
Parvenus à la tête de puits marquée par deux broches scellées, on introduira deux nouveautés, dont le nœud dit « de Fusion », et un nœud de jonction de corde plein vide, version « huit triple » sur ganse.

Son franchissement sera ensuite pratiqué dans les deux sens de progression.
Pour une diversité pédagogique, et l’importance potentielle voire vitale de la manœuvre, on envisagea alors un atelier de dégagement d’équipier sur corde, du bas vers le bas.
On opta ici pour la méthode dite de « la longe crollée »…

Il s’ensuivit deux essais croisés dont la technicité ne fut pas parfaite, mais le résultat malgré tout satisfaisant !
Tous ceux et toutes celles qui ont connu ce type de manœuvre savent de quoi il retourne, pas commode, souvent source de « compressions » diverses, mais aussi de bons rires au vu des situations et positions plus ou moins cocasses voire suggestives… mais il faut ce qu’il faut !


Il fallut alors passer au déséquipement général, ce qui n’est pas forcément plus facile même si c’est plus rapide, mais Mimi s’en tira avec brio, ajoutant même au final une petite touche de canyonisme avec un rappel de sortie de voie.
Rangement rapide et malheureusement deux heures de route pour 90 km…

 

Ce fut une bonne demi-journée (car 5 heures, ne forment qu’une demi-journée !), agréable et efficace.

Au cours de cette séquence, Mimi aura fait montre une nouvelle fois de plusieurs de ses atouts…volonté, dynamisme, courage, précision, persévérance, technicité…et presque toujours avec le sourire !

Bravo à l’artiste en herbe et à ses petits doigts engourdis par les rigueurs avancées de l’hiver !

On remarquera sur la combinaison bleue, d’abondantes coulées…ce sont bien sûr celles des larmes de joie !

 

 

 

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