Des pas dans la nuit vosgienne 351

L'aventure et l'évasion

Des pas dans la nuit vosgienne 351

12 octobre 2020 Randonnée 0

Des pas dans la nuit vosgienne…    351       (Octobre 2020)

Comme souvent, l’équipe SJV se livre à des activités en des temps et à des heures peu communs…ce jour-là, départ en randonnée de montagne modérée à…17h environ.

Sachant qu’à mi-octobre et dans l’Est français la nuit tombera vers 19 heures…qu’une quinzaine de kilomètres sont au programme avec près de 600 m de dénivelée, que l’équipe sort de près de 5 heures d’activité « Canyon »  à 8 ou 10 °C, et compte deux enfants de 9 et 12 ans !


Mais le moral est bon voire très bon, le ciel se découvre et bleuit, et la promenade va se développer sur de bons chemins très bien tracés, balisés, entretenus, guidés par Nanou ou Mimi selon les cas, toutes deux bien « outillées » et très efficaces !
Entre conifères divers et les hêtres, nous trouvons régulièrement des champignons dans leurs écrins de mousses d’un vert lustré profond relevé par un film d’eau issu des pluies fines de la veille, notamment des Vesses de loup, des Hypholomes et de superbes Amanites tue-mouches !
Peu à peu nous gagnons la partie herbeuse qui annonce le sommet, où trône une table d’orientation en bronze, à 1200 m. Les derniers hectomètres se parcourent dans un vent frisquet, et l’équipe s’agglutine entre les murets supports de cette table, afin de s’abriter juste le temps de boire et grignoter un petit « en-cas ».
Le panorama, bien qu’incomplet du fait d’un horizon très nuageux au sud-ouest laisse admirer des kilomètres de paysages aux verts, ocres et bruns plus ou moins embrumés, qu’un soleil miraculeusement réapparu vient réchauffer avant son coucher tout proche…

Il est temps de repartir par la Ferme-auberge du Drumont que nous découvrons « A vendre », et nous décidons de raccourcir notre itinéraire de 5 km, compte-tenu de l’heure avancée et de ce que nous avons à faire ensuite…encore quelques kilomètres « à la veillée » !
Après un peu de lecture sur les monuments aux morts de la dernière guerre, nous nous engageons sur un chemin forestier entrecoupé de sentiers de raccourcis, pour finir sur une piste labourée par les engins de chantier de coupe et de débardage qui nous amène à louvoyer entre les flaques et les ruisselets.
Au passage nous explorons les cabanes-refuges que les communes et des associations entretiennent soigneusement, et qui semblent plutôt bien respectées par tous.
Table, bancs, poêle, balai et scies à bois…de quoi se réfugier, se reposer, s’alimenter au sec, notamment par temps très froids et/ou pluvieux voire orageux !
Tout le monde va bien, en descente douce et régulière,  tout est plus facile, et nous rallions les automobiles vers 19 h 30, à la nuit bien installée, en empruntant le « nouveau » chemin de retour de via, plus direct et moins dérangeant pour les riverains de Taye.
Il nous offrira d’ailleurs une jolie famille de Pézizes orangées, et même un remarquable Satyre puant (Phallus impudicus).

Une demi-heure de préparatifs divers sera nécessaire car un certain désordre règne dans un véhicule fourre-tout…et les matelas doivent être soigneusement conditionnés. On essaie de ne rien oublier…mais hélas, les bougies manqueront à l’appel une heure plus tard !
C’est que nous avons prévu de dormir au chalet de la Petite Montagne, 850 m d’altitude, et il faut se doter du matériel de couchage complet et de deux repas.
Nous avons aussi prévu de réduire la marche chargée à 1 km seulement et pour 100 mètres de dénivelée, cela grâce à un accès carrossable semi-privé toléré jusqu’au bâtiment collectif du Charrat.
Surprise ! Ce grand chalet est occupé ce soir par une joyeuse troupe fêtarde qui nous accueille avec le sourire et nous propose aimablement deux places de parking, allant jusqu’à déplacer une de leurs voitures pour cela…
Et c’est parti pour notre petit kilomètre à pied jusqu’à notre « résidence » d’un soir, dans laquelle nous espérons bien pouvoir faire un petit feu de poêle !
Un bon coup de balai, et grâce à un sac de bois sec et des journaux apportés à dos d’homme, ce feu tant commenté ne tarde pas à briller de toutes flammes et à nous chauffer la pièce tout en l’enfumant quelque peu au début !!!
Il faudra quand même casser un peu de branches mortes et jouer de la porte entrouverte pour atteindre l’équilibre relatif d’une atmosphère acceptable par tous.


C’est au cours du repas, vers 21h30, que nous découvrons une affichette placardée sur une paroi, en retrait de l’entrée, dont la lecture nous apprend que la nuitée n’y est pas autorisée…Grrrr ! Trop tard pour tout remballer, redescendre, avec deux enfants (et peut-être aussi des adultes…) très fatigués, sous menace de pluies éventuelles…nous choisissons de nous mettre hors-la-loi, vu les circonstances, en convenant de démarrer tôt le lendemain pour ne pas abuser de cette situation que nous connaissons bien malgré nous, car nous n’avions pas vu ce règlement lors de notre visite en passant.
Commence alors un petit remue-ménage, car il s’agit de coucher 6 personnes dans 12 m² environ, dont une table aux pieds fixés au sol et un poêle encore brûlant !
La septième a opté pour une nuit sous l’auvent, plus froid mais plus paisible…d’autant que le ciel s’épure, s’étoile de plus en plus, et que la pleine lune apparaît au-delà des noires frondaisons.
Après huit bonnes heures d’un sommeil approximativement réparateur (…) ce fut le réveil dynamisé ! Tout ranger…petit déjeuner simplifié…remise en marche des organismes un peu courbaturés, retour tranquille vers les voitures…une petite rando-ferrata nous attend !

Mais c’est une autre histoire…à l’article 352 !

En rouge, circuit pédestre. (9500 m)
En jaune, via ferrata en deux parties, avec retour sur piste rouge 3000 m dont 600 et 200 en via ferrata

En bleu, parcours automobile du Charrat (1600 m)

En vert parcours pédestre nocturne de la veillée (1000 m) et retour. 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *