La descente du Thérain

L'aventure et l'évasion

La descente du Thérain

9 février 2018 Canoë 0

Descente du Thérain…pas si mal !

La descente du Thérain, bien que sur une rivière modeste de région parisienne, peut procurer un certain agrément, surtout si l’environnement est verdoyant et fleuri.

1) SORTIE du 11 mars…avec des fleurettes !

6 pratiquants dont Antoine, celui que Anne nous cachait depuis bien longtemps, de crainte qu’on lui fasse peur. Temps maussade, un peu venteux, froid.
Le Thérain est tenté en cours supérieur, malgré certaines difficultés attendues, car la pluviométrie des jours précédents et l’hypothèse de ne rencontrer que des berges et propriétés désertes sont des arguments de poids. Cette sortie avait, en effet, été déprogrammée un jour de mai 2003, pour cause de privatisation et d’occupation marquée des berges par pêcheurs et résidants, avec situations conflictuelles multiples à prévoir.
Cette petite rivière prend ses sources affleurantes visibles vers Mondeville et se jette dans l’Oise à Creil, après 100 Km de cours environ. Les tronçons Beauvais / Saint-Félix et Saint-Félix / L’Oise ont déjà été parcourus en 2002 et 2003.
En Amont de Songeons, d’où nous partons, il n’y a plus que 30 km de descente du cours, environ…ce qui laisse penser qu’en dehors des périodes pluvieuses la praticabilité soit des plus hasardeuses, voire pénible et plutôt réservée aux kayakistes enclins aux portages répétés.
Par ailleurs, la carte des cours navigables de la FFCK ne présente le Thérain comme tel qu’à partir d’ Hémécourt, 2 ou 3 km en amont de notre départ de ce jour. Au-delà, on aurait un handicap sérieux pour justifier la pratique, d’autant que la rivière est en catégorie 1 pour la pêche à la truite.


La rivière est aujourd’hui particulièrement adaptée à la descente sportive et touristique, son seul inconvénient étant la turbidité de l’eau liée au lessivage pluvial. Niveau d’eau suffisant pour passer presque partout sans râcler, et pas plus qu’il n’en faut pour passer sous presque tous les ponts et passerelles, très nombreux.
Situations techniques très variées, classe 2, petits passages 3. Environnement naturel agréable, faune et flore diversifiées. Rivière peu à très peu polluée. Pas de déchets flottants, pas d’épaves. Berges relativement préservées, peu de bric à brac. Plusieurs moulins et autres bâtisses bien conservés ou valorisés sans excès. Villages restés d’aspect traditionnels. Pêche encore non ouverte. Pas de chasseurs. Aucun promeneur aperçu ce jour-là…c’est sans doute différent en plein été.
Lignes de barbelés tangentielles et, malheureusement, quelquefois transversales, non signalisées. Dangereuses en descente rapide.
Deux ou trois propriétés doivent être franchement violées pour le passage…dont une avec pancarte. Prévoir la négociation préalable en cas de présence des propriétaires.
Nombreux obstacles naturels infranchissables en navigation à flot. Bûcheronnage et botanique rapprochée sont au programme de la descente.
Le seul tronçon Songeons / Milly- sur –Thérain a demandé 5 heures de navigation et sauts d’obstacles divers pour à peine 20 km de cours, malgré un courant porteur guilleret.


2) Perspectives
L’impression générale est bonne à très bonne.
Une seconde descente gagnera à être dotée de quelques mètres de Rubalise, d’une scie à branches, et de chaussons néoprène.
La navette est facultative, au vu des dessertes routières et de l’affluence des véhicules. Un véhicule aurait pu être économisé.
Mise en œuvre et rangement collectifs particulièrement appréciables et efficaces.

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