Dans l’Antre de la Bête

L'aventure et l'évasion

Dans l’Antre de la Bête

2 juin 2019 Non classé 0

Dans l’Antre de la Bête…(mai 2019)

L’Antre de la bête, ce pourrait être le nom de bien des cavernes…ce sera le surnom de la grotte du jour…
Le 25/05/19, levé à 7h30 pour notre expédition dans la grotte des Cavottes : Nous ne sommes pas sur place mais à quelques kilomètres de là, à notre bivouac préféré du sentier karstique de Mérey-sous-Montrond.

Remarquez que Kiki est déjà debout et a rangé son matériel de couchage. Coco et moi, sommes réveillés depuis longtemps par les lueurs matinales et les chants des zosiaux‌ divers et variés.

Seuls nos 3 compagnons arrivés à 1h du matin sont encore couchés mais malgré tout, avec la douceur de Coco, ils finissent par se lever.

Après notre petit-déjeuner, nous profitons du rangement pour réorganiser les voitures car Kiki nous quittera après la via ferrata de l’après-midi et c’est lui qui avait tout le nécessaire pour le couchage.

Enfin prêts, nous partons pour notre destination après avoir laissé le lieu aussi propre qu’à notre arrivée : C’est l’une des règles de SJV, mais cela colle aussi très bien aux caractères des participants (es).

Après une vingtaine de minutes de voiture, nous sommes sur le lieu …mais pas tout à fait car en raison de dégradations et vols subis sur les véhicules dans les précédentes années, il est plus prudent de se garer dans le village à environ 1 Km de la grotte.

Nous nous habillons sous un magnifique châtaignier car il fait déjà chaud en cette matinée et la météo soi-disant pluvieuse n’est pas au rendez-vous et c’est tant mieux pour nous !

Une fois prêts, avec tout le barda du spéléologue amateur ( Descendeur, bloqueur de poitrine, cuissard, poignée de montée avec sa pédale, frein, casque, combinaison, cordes , plaquettes et de multiples mousquetons, (sans oublier la frontale ), nous pouvons cheminer jusqu’à la grotte.

Bien que le soleil ne soit pas encore à son zénith, il fait chaud, et, habillés de la sorte, c’est d’autant plus pénible pour marcher. Mais bon, il faut savoir « souffrir  pour se faire plaisir « et surtout ne pas avoir sa voiture cassée au retour !

Arrivés devant la doline, nous descendons jusqu’à l’antre de la bête (Dixit Daudau qui pense qu’un dragon vit là ??? ) qui par chance, n’est pas très humide mais il est plus prudent de se tenir aux racines bienvenues car la pente est raide et le sol gluant.

Afin de gagner du temps, la voie sera tracée par Mimi et il sera le principal installateur des équipements nécessaires à notre progression dans l’antre, que Kiki se chargera de déséquiper à la remontée.

Comme d’habitude, nous avançons lentement car la pose demande plus d’attention et comme nous sommes 6 ( tételle, Daudau, Mimi, Kiki, Coco et moi, c’est à dire Gigi ), le franchissement des différents obstacles est forcément plus long.

Cette grotte est intéressante non par ses trop peu nombreuses concrétions, stalagmites, stalactites et autres bassins-gours mais par le fait qu’elle permet une révision des différents techniques précédemment apprises lors des sorties (On dit « sortie » quand on va dans une grotte ? OUI !) et des différents modes de progression. Ainsi, nous descendrons, nous monterons, nous nous longerons sur des mains-courantes, avancerons à « 4 pattes « , à genoux, nous faufilerons dans des étroitures et nous servirons de notre corps en opposition sur la paroi pour descendre en douceur jusqu’au sol (La remontée de l’antre sera plus délicate…).

Pour aiguiser notre sens de l’observation, Mimi nous invite, lorsque nous sommes dans de grandes salles, à rechercher le chemin et comme nous ne sommes pas sur des GR, nous ne sommes pas beaucoup aidés par le marquage !

De plus, comme il est taquin et que Kiki le laisse faire, nous partons souvent dans la mauvaise direction pendant quelques mètres avant qu’il nous reprenne et lorsqu’il nous indique le bon chemin, cela n’est pas toujours une évidence !

Après plusieurs heures de progression dans l’antre, nous arrivons à notre destination finale mais Mimi décide d’installer une dernière attraction qui ne convaincra pas tous les participants : en effet, depuis le début de l’activité, Daudau a un mal de tête et malgré les efforts de Coco pour la soulager, celui-ci ne passe pas et elle préfère ne pas continuer ainsi que Tételle qui reste avec elle.

Kiki restera également, non pas qu’il soit fatigué mais pour ne pas laisser ces 2 demoiselles seules : Sécurité ? Gentillesse ? Ou l’autre réponse comme dirait Jean-Luc Reismann aux 12 coups de midi que j’ai vu chez ma mère ? En fait c’étrait surtout pour aider à la remontée du fameux petit puits !

Revenons à nos moutonsses : Nous sommes donc 3 à être descendus : Mimi, forcément, c’est lui qui installe, Gigi en 2 et Coco en 3.

Arrivés en bas de ce petit puits ( 3 mètres ), la récompense est de voir une petite salle dédiée à l’art argileux : Si certains (es) ont du talent – Diablotins, dés à jouer, lutins, arbres, panier rempli de fruits …, d’autres ont l’esprit en dessous de la ceinture et je laisse votre imagination faire le reste…

Eh voilà, ceci est censé être la fin du récit…de la première incursion en galerie.

Ah, c’est pas fini, y’a une suite ?

 

C’est vrai, dans cette petite cavité, il y a un petit passage de 3 mètres qui permet d’aller dans une grande salle de l’autre côté : Le problème est qu’il y a 10 centimètres d’eau et qu’il faut marcher à 4 pattes pour s’y rendre.

Coco préfèrera jeter l’éponge ( C’est dommage cela aura pu nous aider pour assécher cette eau ) et nous ne serons que Mimi et moi à nous mouiller mais comme me l’ a dit Mimi : T’es un spéléologue ou non ?

J’aurai dû dire  » Ou non  » car l’eau est quand même froide et boueuse et la première sensation pas très agréable… Surtout qu’il faudra revenir par là !

Une fois passés, Mimi me fait visiter cette grande pièce où certains, un jour, ont eu le projet de vider un siphon pour explorer plus loin, et d’autres on réussi à créer une traversée avec un puits ouvert dans un champ…et des traces en sont encore présentes : Câble électrique, tuyau de pompage, corde de descente montée avec une installation en ‘ »Y « , etc…

L’antre a donc eu une seconde entrée, de façon éphémère…fallait pas déranger le dragon !

Nous rebroussons chemin, repassons le petit passage humide, laissons la galerie d’art et rejoignons le reste du groupe en ayant pris soin de vider nos bottes pleines d’eau mais durant tout le retour, nous aurons toujours la sensation qu’elle sont toujours remplies et cela se vérifiera !

Vu le retard relatif de notre expédition, l’état de fatigue et/ou de lassitude, nous mangeons rapidement après avoir parcouru la seconde grande galerie dont les fameuses cavottes apparues après des millénaires à la faveur des failles successives qui cisaillent la galerie majeure. Mais nous ne descendrons pas le grand puits de 20 mètres: cela sera pour une prochaine fois.

Sur notre retour, nous croisons d’autres protagonistes et la remontée, pour ma part et comme souvent, me paraît plus rapide…il n’y a pas à attendre les poses d’équipement, et on est plus sûrs de nous puisque déjà passés par là !

Nous sortons vers 14h00 et prenons un léger coup de bambou sur la tête car même si le soleil n’est pas éblouissant, l’écart de température entre l’antre de la bête et l’extérieur est d’une quinzaine de degrés !

Nous faisons un baluchon avec notre combinaison et enlevons tout nos matériels pour pouvoir marcher plus légers afin de retourner aux voitures.

Nous essuyons quelques gouttes de pluie mais rien de bien méchant et nous sommes toujours sous la protection de l’arbre du début.

Nous nous changeons, surtout les 2 SEULS VRAIS et AUTHENTIQUES SPELEOLOGUES, j’ai nommée Mimi (Aladdin) et Gigi (Son singe ?), qui se sont mouillés jusqu’au slip pour rendre compte à l’ignoble Jaffar ( Kiki ) resté en gente compagnie et voulant savoir si la lampe (D’Aladdin, pour les incultes…qui manquent de génie !) était là (Les installations pour siphonner) !

Nous grignotons quelques douceurs et repartons bien secs, pour Nans sous St Anne faire de la via ferrata mais ceci est une autre histoire…

 

Merci à toute l’équipe et en particulier à Mimi et Kiki qui ont organisé et encadré ce beau séjour…on s esouviendra ce cet antre, même sans y avoir trouvé la Bête…trop occupée à faire ses comptes !

A quand le prochain ?

Gigig

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