Pitchounet chasse les Chauves-souris 475

L'aventure et l'évasion

Pitchounet chasse les Chauves-souris 475

20 décembre 2021 carrières diverses Spéléologie 0

Pitchounet chasse les Chauves-souris    475

Pas de panique à bord !
La chasse aux Chauve-souris organisée par SJV est bien évidemment une chasse ultra-pacifique, qui se conforme à la charte fédérale de 2020.
S’agissant ici de dresser un inventaire des individus présents de la cadre d’un suivi annuel, il faut forcément accéder au site dans la période de gîte hivernal, mais ce n’est pas répété, et passage très bref…pour la bonne cause.

CHARTE DE BONNE CONDUITE DU SPÉLÉOLOGUE EN PRÉSENCE DE CHIROPTÈRES

 

 

 

Adoptée en Conseil d’Administration les 14 et 15 mars 2020

Je prépare une exploration dans une cavité :
Si elle est disponible auprès du CDS, je consulte la « Liste des sites majeurs à chauves-souris du département » : si la cavité choisie y figure, je respecte les périodes à ne pas fréquenter. En cas de doute, je prends contact avec la Commission environnement du CDS concerné.

J’arrive à l’entrée d’une cavité équipée d’un panneau signalant la présence
de chauves-souris :

La présence des chauves-souris étant saisonnière, je reviens à une autre saison si je suis dans une des périodes mentionnées comme étant à éviter.

 

Je suis en exploration et rencontre une colonie de chauves-souris (groupe de quelques dizaines à plus de 1000) :
Je fais demi-tour et me renseigne auprès de la Commission environnement du CDS
concerné sur la période d’exploration adéquate de la cavité.
Je suis en exploration et rencontre des chauves-souris isolées :
Je respecte les règles de cohabitation suivantes  :

- Je ne m’attarde pas dans la portion de cavité utilisée par les chauves-souris,
- Je ne stationne pas à proximité des chauves-souris et je ne les éclaire pas (pas
d’observation directe que ce soit avec ou sans lampe acétylène),
- Je limite le plus possible le dérangement par le bruit et la parole lors de ma progression (bruits métalliques et bruits de pas sur les cailloux notamment),
- Je fais attention à la présence de chauves-souris dans les passages étroits,

Si elles se mettent à bouger, alors je m’éloigne au plus vite et en silence afin qu’elles retrouvent le calme dans les plus brefs délais.

Si le nombre de chauves-souris est assez élevé (au moins une dizaine), j’en informe la Commission environnement du CDS concerné.

Moyennant ce rappel utile à tous et toutes, et protecteur des Chiroptères, une visite soignée et soigneuse a été organisée un samedi matin, pour une équipe de cinq. Le site est d’accès « libre » en ce sens qu’il n’est pas clos ni doté de panneaux d’interdiction formelle, ce qui ne rend pas illégale sa pénétration, aux risques et périls des aventuriers du jour.
Les risques et les périls ne sont d’ailleurs pas seulement une formulation banale, mais bien réels, l’entrée pouvant donner lieu à des chutes de pierres voire de rocs importants, et même être le lieu d’éboulement important qui viendraient condamner le passage.
Prévoyant la survenance de cet événement, déjà observé deux fois en 20 ans, l’équipe est dotée d’une martelette et d’une grosse truelle de dégagement, d’une part, et est très vite informée de l’existence et de la position d’une sortie de secours ne nécessitant pas de matériel spéléologique. Par ailleurs une « vigie » est informée de l’opération et est susceptible de venir vérifier ce qui se passe et/ou de déclencher une alerte auprès des gendarmes et pompiers locaux.

Mimi nous résume cette demi-journée vécue en famille partie à la chasse aux Chauves-Souris…

C’est par un départ matinal dimanche matin que nous nous retrouvons pour une aventure avec Cricri, Gilou, Nico, Anto et moi-même.

Objectif : visite d’une carrière de calcaire et dénombrement des chauves-souris.

On débute par un peu de marche pour se mettre en jambes et on pénètre dans la carrière.

On s’équipe d’un casque, de lumière et de papier pour écrire la date, et le nombre de chauves-souris aperçues.
Deux genres seront rencontrés :des Murins et des Rhinolophes.

La carrière est bien balisée et nous suivons notre guide au travers des couloirs parallèles, autour des piliers, en passant par-dessus des murets… bref, je suis vite perdue.

On recherche nos petites bêtes qui sont majoritairement accrochées sous le plafond, mais certaines nous donnerons du fil à retordre, cachées dans des fissures ou dans les creux de la roche à plat.

 

 

 

 

En tout 6 Rhinolophes (dont trois Petits) et 62 Murins.

La visite nous permet également de découvrir les lieux, première fois pour une partie de l’équipe.

La carrière est plutôt propre, sauf dans les anciennes zones de champignonnière, pleines de sacs plastiques.

Certains gours en formation, tout petits certes, mais tout mignons, avec le blanc du calcaire, et des « perles »des cavernes.

Anto aura préféré, de toute la carrière, les belles flaques d’eau avec écoulement !!!

 

 

Pas mal de marche à zigzaguer dans la carrière, les petites pattes se fatiguent… donc on accélère pour finir.

Belle sortie avec notre « team » et en famille pour nous.

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