RandoDhuis(1) du Réservoir à la Source

L'aventure et l'évasion

RandoDhuis(1) du Réservoir à la Source

25 mai 2018 Randonnée 0

La RandoDhuis(1)  Sports-Jeunes vacances (Automne 2017 )

La RandoDhuis(1) est la première étape de la RandoDhuis intégrale de 132 Km.
Un peu de rappel d’histoire emprunté sur Internet…
En 1855 le conseil municipal est enfin convaincu de la nécessité de l’eau de source à Paris pour l’eau potable. Il faut aller la chercher loin, au delà des plateaux de gypse. Trois projets seront étudiés : Somme Soude, la Dhuis et la Vanne.

Réservoir de Ménilmontant

L’aqueduc de la Dhuis sera le premier réalisé, il aboutira à Ménilmontant pour assurer le « service moyen » de la rive droite. Le réservoir de Ménilmontant à deux étages : en haut l’eau potable de la Dhuis et en bas l’eau pompée dans la Marne destinée au nettoyage de la voirie.

Le 12 janvier 1855 le conseil municipal adoptait le principe de l’alimentation en eau de Paris par deux branches distinctes : le service public ou de la voirie et le service privé. Le premier serait alimenté par de l’eau non potable pompée dans les fleuves ou le canal de l’Ourq, pour le second l’eau viendrait de sources. A l’époque les sources dont la ville dispose sont insignifiantes: celles du Nord venant du Pré St Gervais et Belleville, qui avaient alimenté Paris depuis le moyen-âge, n’étaient plus utilisées et celles venant du viaduc d’Arcueil servaient surtout aux fontaines du jardin du Luxembourg. Le puits de Grenelle et le puits artésien de Passy (qui ne sera terminé qu’en 1861) ne donnaient qu’un volume d’eau insignifiant. L’eau venait donc, chichement, du canal de l’Ourcq ou de pompage dans la Seine et la Marne.

Pour alimenter Paris il fallait exclure les sources situées entre Meulan et Château-Thierry, situées dans du gypse, et les sources de la Beauce et de la Brie, trop basses pour la capitale , il restait celles jaillissant dans la craie blanche du plateau de Champagne. Le premier projet étudié consistait à capter les sources de la Somme et de la Soude réunies pour les mener à un réservoir situé aux Buttes Chaumont.. L’opposition locale et la sécheresse de 1857 mirent fin au projet. Il restait deux projets: la Vanne et la Dhuis. La Vanne permettait d’amener l’eau à une hauteur de 80 m dans un réservoir situé à Montsouris ce qui était insuffisant pour certains quartiers de la rive droite. La Dhuis permettait une arrivée à 108 m à Ménilmontant, ce qui restait insuffisant pour Belleville et Montmartre. On décida donc de la création de 3 services: le « service bas » assuré par le réservoir de Montsouris , le « service moyen » assuré par le réservoir de Ménilmontant, le « service haut » assuré par deux réservoirs annexes surélevés situés à Ménilmontant et à Montmartre dont l’eau serait puisée dans le réservoir principal de Ménilmontant.

La Dhuis se jette aux environs de Méry dans le Surmelin, affluent de la Marne, elle s’échappe de trois bassins près d’un moulin, le moulin de la source, avec un débit de 17000 m3 en 24 heures. La ville acquit cette source et plusieurs autres de la vallée de la Dhuis en 1859. On réalisa une station d’épuration destinée à les filtrer et à les rendre moins calcaire (1).Un aqueduc de pente dix centimètres par kilomètre amena les eaux à Paris par 100 km de tranchées, 12 km de souterrains et 16 km de ponts et de siphon.

Le réservoir fut construit « entre les rues St Fargeau, du Chemin neuf, de Ménilmontant et de Darcy » et fut achevé en 1869. Le terrain était miné par d’anciennes carrières et on du établir de profondes fondations. La capacité du réservoir fut fixée à deux jours et demi de débit des sources soit 95 000 m3. Le réservoir a deux étages: le niveau supérieur contient les eaux de la Dhuis et de la source de St Maur pour le « service privé » et les deux réservoirs inférieurs des eaux pompées dans la Marne à la station de St Maur pour le « service public ». Tous les plafonds sont voûtés et le réservoir recouvert de 40 cm de terre engazonnée pour être à l’abri des conditions atmosphériques. Deux réservoirs auxiliaires furent établis pour desservir les points hauts. Pour Belleville il fut établi en 1867, rue du télégraphe, derrière le cimetière. Le réservoir enterré  fut complété en 1919 par deux châteaux d’eau. Pour Montmartre, à l’Ouest de la future basilique, on construisit le réservoir Saint Eleuthère en 1887.

L’eau de la Dhuis sert surtout aujourd’hui à alimenter Disneyland. Ménilmontant reçoit l’eau de la Marne traitée à Joinville et l’eau de la Seine traitée à Orly. Les eaux de source ne peuvent plus suffire depuis longtemps à l’alimentation de l’agglomération parisienne.

Les points principaux relatifs à cet ouvrage
 1. Les eaux traversaient des plaques de tôles perforées et un amas de meulières. La station de « clarification » existe toujours près du parc de Disneyland complétée par une station de « désinfection » au Raincy.
2. les plus grands siphons sont ceux du Grand-Morin et de Villemonble ( 5km)
3. Capacité : 18000 m3

4. 6200m3 d’eau potable et 1800 d’eau non potable sont en réserve permanente.
5. Les sources de la Vanne, de l’Avre et du Loing alimentent encore partiellement Paris, le reste provient des usines de traitement d’Orly, de Joinville ou de Longueville traitant respectivement l’eau de Seine, de la Marne et de la Voulzie

L’ étage supérieur ,eau potable), et l’étage inférieur, eau vulgaire de lavage

On commence ici la RandoDhuis(1)…
Le Réservoir…rue Darcy et du Surmelin. L’entrée est au 51 bis de cette dernière, PH 1310 non visible.

Le voyage RandoDhuis(1)  continue avec la rue de la Porte de Ménilmontant, première borne visible PH1309.

Cette Rue donne sur un chemin latéral à la rue de Noisy-le-Sec qui aboutit au square de la Dalle Fougère suspendu au-dessus du boulevard périphérique. On n’y trouve pas de bornes mais des petits jardins urbains libres.

Lorsque l’on ressort du square, on repère immédiatement une petite allée verte qui donne sur l’avenue de la Dhuys. Pour des raisons inapparentes, cette avenue n’a pas de continuité jusqu’à la rue toute proche…35 petits mètres laissés sans viabilisation. Pas de bornes, mais une grande plaque d’accès présumé…
Dans cette avenue de la Dhuys finissant ici en impasse, on trouvera encore deux jolies séries de bornes PH 1304/1303/1302 puis 1299/1298/1297/….Pour aboutir à un rare regard rescapé de l’urbanisation… à 1996,8

On passe alors à l’Avenue pasteur où deux seules bornes seront trouvées PH 1295 et 1294

Ce sera alors l’Avenue Raspail, rue très « décorée » abritant les bornes 1293 et 1291 puis 1290 et 1288

On enchaîne alors la RandoDhuis(1) avec l’Avenue Ferdinand Buisson, et les bornes 1287 et 1285

 

Commence alors l’Avenue Berlioz qui ne change pas de nom en changeant de commune, avec deux paires de bornes dans chacune : 1283 et 1282, puis 1280 et 1279.
Ensuite, un petit bout de rue du Docteur Calmette, qui sinue et passe durant 30 mètres sous un très large pont…après lequel ont subsisté deux bornes : 1276 et 1275…qui ne résistera peut-être pas à la pression immobilière

Arrivant à la Rue du Colonel Fabien une triplette de trois bornes : 1274, 1273, 1272…puis trois absentes !

Petite surprise ensuite en ce que la continuité emprunte une petite rue des Saules Clouet au lieu de rester sur la plus grande, d’autant plus surprenant qu’il ne s’y trouve aucune borne ! Mais on débouche sur une nouvelle Rue de la Dhuys…donc pas de doute ! Il s’y trouve encore 6 bornes : 1266, 1265 défigurée, 1262, 1260,1259…

 

La rue de la Dhuys va curieusement changer de nom pour 250 m et devenir la rue du Petit Bois, avec un rond-point porteur d’une grande dalle dans laquelle sont incluses plusieurs petites plaques de fonte rectangulaires et une grande circulaire dont la position laisse penser à un accès à l’aqueduc.
La rue du Petit Bois abrite encore deux bornes, 1258 et 1256, puis redevient Rue de la Dhuys pour 100 m avec la borne 1255

Peu après se trouve là un gros regard semi-hémisphérique, dont on peut penser sans grand risque de se tromper qu’il abrite une tête de siphon de fuite car ensuite se profile une grande descente au travers d’un terrain de golf. Rien n’ayant été prévu pour le traverser, les clôtures plus ou moins renforcées d’épineux doivent être un peu…contournées ou…forcées !    RandoDhuis(1) devient ici un parcours du combattant !                                                                                                                  
Un passage un peu étonnant suit alors, en arrière d’un Mac’Donald, sorte de petite coulée « verte » piquetée de massifs de cosmos, sans aucune borne, et débouchant sur un gros rond-point suivi d’un large pont. (autoroute A 86). C’est sous ce couvertque gît actuellement la borne déchaussée 1249…La RandoDhuis(1) permet de constater la lente disparition du tracé extérieur.

C’est désormais sous le gigantesque Boulevard Gabriel Péri que circule l’aqueduc. En dépit de ses 700 m de parcours, seules deux bornes ont subsisté en sus de la précédente (1249) très menacée de disparition : 1246 et 1245.

Faisant suite à ce boulevard, l’Avenue du Président Kennedy va se révéler bien plus riche en bornes, avec 7 bornes sur 8 possibles du fait de ses 800 mètres !
On rencontrera donc 1242 à 1235, exceptée celle du PH 1238.
C’est au niveau d’un rond-point agrémenté de deux figures animales d’âne et de mouton que l’on passe à l’ Avenue de Rosny, beaucoup plus arborée que les voies d’auparavant. Près d’un kilomètre semé de 6 bornes : 1234, 1231, 1229 à 1226.
 
Il faut alors brusquement tourner à gauche dans l’Avenue du Raincy qui, malgré ses 600 m, ne compte plus que deux bornes…1224 et 1221 ! Elle se termine sous un large pont SNCF d’une trentaine de mètres (gare).

Juste après ce pont, un petit morceau d’Avenue de la Résistance et un vaste rond-point paysager précèdent l’imposant boulevard du Midi, qui remonte toute la pente…59 à 112 mètres en 1 km.
Bordé de maisons confortables voire cossues, il est encore ponctué de 8 bornes : 1216  puis 1214 à 1208.
Manque 1207 avant de le quitter. On observera que des bornages ont été doublés ou remplacés par des plaques gravées scellées dans les clôtures.
On verra aussi des « H » avec leur barre horizontale…peu fréquent.
Ce boulevard est planté d’arbres sur ses deux côtés et donne accès au Poste des eaux du Raincy.

On bute alors sur le portail du Poste de traitement du Raincy qui isole ainsi 150 mètres de l’accès public .
Dans cet espace se trouve une remise à PH 1206, et un grand réservoir souterrain.

C’est désormais la Promenade Régionale de la Dhuis qui s’étire devant le promeneur de RandoDhuis(1). Outre les gros arceaux anti-deux-roues, plus ou moins efficaces, on retrouve quelques bornes…Dont 1204 .
De grands plans explicatifs et le règlement d’usage amorcent la PRD.

Il devient maintenant évident de suivre le tracé, on va rencontrer des bornes PH 1202, 1201, 1200 dont certaines ennoyées dans l’asphalte  PH 1199 et 1198, encadrant le premier regard-cabanon classique. 
   PH 1201                                                        1199…il faut le savoir !                         Regard-Cabanon de Gagny 

                                                      

Ici s’arrête la RandoDhuis(1), étape urbaine du réservoir de Ménilmontant à la Rue Contant de Gagny,

PH 1310 à PH 1198, soit 11,2 Km. Passage au plus bas vers 58 m et au plus haut vers 112 m.

Grand siphon de PH 1206 à PH 1254. ( 4800 m )

 

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