Subterranologie en Seine-et-Marne 169

L'aventure et l'évasion

Subterranologie en Seine-et-Marne 169

23 octobre 2018 Spéléologie Urbex 0

Subterranologie  en Seine-et-Marne

La subterranologie regroupe les amateurs et professionnels s’intéressant à l’exploration et l’étude des structures souterraines créées par la main de l’homme et/ou ses machines, principalement les souterrains, les cryptes, caves structurées, collecteurs, aqueducs et carrières diverses.
Le plus souvent, surtout en île-de-France, ces lieux sont interdits d’accès, ou bien condamnés par des obstacles infranchissables sans y mettre de gros moyens et beaucoup de temps.
Les objectifs de la subterranologie sont de les découvrir ou redécouvrir, les étudier, les protéger, et en partager l’existence, les contenus, les valeurs, la beauté, l’intérêt historique, la dangerosité potentielle, avec toute personne curieuse d’en savoir davantage à leur sujet.


Sports Jeunes Vacances a développé une connaissance évoluée de ces endroits méconnus, voire totalement oubliés, cherchant à voir, entendre, comprendre et même ressentir tout ce que les milieux souterrains ont encore à offrir, et nos expériences multiples ont montré quelle richesse géologique, biologique, technologique, historique, sociale et culturelle ils peuvent receler.
 
Plus modestes sont les sorties de sensibilisation, qui visent la découverte guidée, l’accoutumance au milieu souterrain et toutes ses caractéristiques, le partage convivial d’une aventure en équipe, et qui font partie intégrante de la formation (Car c’en est bien une) des spéléologues au sens large, c’est à dire ne se restreignant pas aux seules cavités naturelles.


Une bonne part de l’équipement spéléologique et des techniques de progression, ainsi que les règles sécuritaires sont d’ailleurs couramment mises à contribution ou en application en subterranologie, , d’où la dimension pédagotechnique de cette activité.

Aux fins d’illustrer le propos, on peut prendre l’exemple d’une récente visite de carrière abandonnée, ayant ensuite servi de champignonnière, ce qui est courant, de dimensions restreintes (environ 100 x 300 m), et encore peu dangereuse, où la progression reste facile, et où l’on trouve un peu de tout ce qui caractérise ce type de cavité anthropique, sur 2 ou 3 siècles !

La visite dura environ 3 heures, incluant un pique-nique aux chandelles d’environ 30 minutes.
Le parcours effectué est une boucle bouclée sur elle-même, représentant environ 3 km de marche lente.


Il permit d’apprécier le travail des carriers, celui des champignonnistes, puis les traces d’occupation par divers groupes sociaux, de ceux qui s’y sont cachés durant la seconde guerre mondiale à ceux qui y ont fait des tours en VTT avec des jeunes…en passant par un squat de marginaux, ou des soirées arrosées, musicales et dansantes de bon aloi !
Il permit d’observer des occupations animales et végétales plus ou moins adaptées, parfois accidentelles, et des formations géologiques, notamment cristallines sous forme de concrétions diverses.
Il permit aussi de développer de nombreux échanges verbaux entre participants, et de développer de petits gestes d’équipiers solidaires, base fondamentale de ce genre d’expédition plus ou moins « engagée », quelque peu hors du monde…
Voyons ce qu’en ont dit les quatre subterranologues en promenade du jour…

Commentaire de Koko (Qui n’est pas du tout un perroquet…!)

Mais …nous voici partis pour la charmante soirée souterraine que nous espérions… Le mystère est entretenu depuis une semaine !
Nous voilà bientôt arrivés au cœur d’un sentier…nous descendons sous la falaise et ses dangers…
Nous rentrons et entrons dans la carrière !
Promenade dans les dédales… ancienne carrière, ancienne champignonnière, concrétions diverses,  mini-stalactites…
Notre guide nous promène dans toutes les galeries… nous tournons et retournons sans savoir où nous nous dirigeons !!!

Mystère des lieux, histoire et histoires…la  fréquentation d’une carrière au fil du temps…
Pose pour un dîner aux chandelles dans cet univers insolite et éternel…
Nous étions aussi venus « chasser » des yeux  les chauve-souris…malheureusement trop de chaleur extérieure et trop tôt en saison ne les ont pas encore fait revenir pour hiberner !


  Et puis, oh ! Merveille ! …au détour d’une galerie… une petite est là, accrochée au mur, tout enveloppée de ses ailes !

Temps fort d’émerveillement, de photos, et de jeu, comme les concrétions asséchées que nous mouillons pour faire plus joli !
 
Soirée magnifique, insolite et inoubliable… merci à l’animateur !

 

 

Commentaire de Gigi  (Qui n’est pas du tout une actrice américaine !)

Notre animateur du moment nous avait convié à une sortie pour lui ordinaire, mais pour nous extraordinaire : la visite d’une ancienne carrière mais surtout, le comptage des chauves-souris !


Nous partîmes à 5 : Kiki, Daudo, Koko, John et moi et revînmes autant… C’est déjà bien !
Nous étions le 22/10/18, il était 18h06 précises lorsque le départ fut donné.
Nous sommes arrivés vers 19h00 sur site pour une sensibilisation à la subterranologie commentée.
Après avoir été équipés de casques et de frontales, nous avons pu progresser dans cette ancienne carrière, qui a servi, sur la fin, de champignonnière. (1950/1980 environ )
Nous avons pu constater les vestiges de cette exploitation par les nombreux sacs plastiques abandonnés et quelques machines rouillées…
Les explications concernant la carrière et son passé ont été, pour moi, plus intéressantes et les inscriptions, piliers et marques d’outils, décryptés par notre guide nous ont permis de mieux comprendre le travail des carriers.
Malheureusement, étant dans une période de sécheresse, la grotte (on l’appellera ainsi ), s’est avérée moins sujette à l’humidité et donc, notre émerveillement a été moindre devant les micros gours sans eau et les parois qui ne suintaient pas !

Le pire fut le comptage des chauves-souris : après nous avoir alléchés par mail, puis en nous envoyant des photos et en découvrant des plaquettes au sol indiquant leur nombre, les années précédentes, nous pensions être submergés par ces bestioles !


Encore une fois nous fûmes déçus car une seule a daigné être là et encore, comme Kiki l’a trouvée facilement, je me demande si ce n’était pas une complice ou une peluche télécommandée (Car elle bougeait quand même ) qu’il aurait posée avant notre passage ! (Lol !)
Malgré tout, ce fut une balade sympa ponctuée d’un dîner aux chandelles ( Si, si, je ne plaisante pas !) et d’une épreuve de Fort Boyard où Kiki prenait de l’eau avec un seau dans un puits pour ensuite alimenter des récipients qu’il nous avait prévus, pour que nous remplissions tous les gours qui manquaient d’eau afin de les mettre en valeur…Et y’en a beaucoup ! 🙂 !

Nous passerons sur le « cadavre » ( A déterminer… ) au fond du puits et la voiture calcinée !
Mais pour ma part, je me suis bien amusé et j’espère revenir dans ce lieu… mais avec plus d’eau partout (Pas trop quand même pour que cela reste accessible sans combinaison de plongée…on a connu !) et surtout, avec plus de copines au plafond !

Un grand merci à Kiki et un coucou aux autres participants, dont… Koko !

Et voici le commentaire de John, le spécianaute :

Expédition en terre inconnue…

Il était une fois un certain soir d’octobre où nous sommes allés sur une autre planète ou plutôt… à l’intérieur d’une autre planète !

Après un court voyage à la vitesse de 80 années-lumière nous sommes arrivés dans un monde souterrain qui, même s’il n’avait pas la beauté d’une vraie grotte naturelle n’en avait pas moins le charme et le dépaysement. Nous espérions y voir des créatures ou des autochtones peuplant cet univers obscur et humide.
 Malheureusement cette « planète » toute proche de la nôtre, souffrant elle aussi de dérèglement climatique nous ne vîmes qu’un petit être fraîchement endormi dans ses ailes, qui tremblotait sous la lumière de nos scaphandres spatiaux, et, plus tard, d’une façon moins agréable (olfactivement parlant) un ou deux cadavres de créatures indéterminées servant de nourriture à tout un tas de vie microbienne, accompagnés par endroits de restes de squelettes que notre guide intersidéral et intra-terrestre nous a expliqué et décrit.
Nous avons pu admirer aussi les restes d’une peut-être précédente expédition au travers de la carcasse d’une Talbo Tagora (d’après mon expertise) qui s’était calcinée probablement en rentrant trop vite dans l’atmosphère de ce monde.
Nous avons pu découvrir aussi quelques peintures rupestres des 19ème et 20ème siècles qui nous ont prouvé, parfois avec un peu de tristesse, que d’autres hominidés étaient déjà venus ici et avait laissé quelques uns de leurs (tags) qui feront les beaux jours d’articles dans les journaux (peut-être) d’ici à quelques siècles !

Ce monde pouvait nous paraître hostile et impropre à la vie tel que nous la connaissons quotidiennement mais, justement, du fait de ses particularités et son atmosphère étrange voire envoûtante, nous a profondément séduit par sa beauté, son exotisme et ses découvertes incessantes dont notre guide passionné et passionnant nous a gentiment abreuvé.

Mais c’était pas tout ça…il était déjà l’heure de nous sustenter par un surprenant dîner aux chandelles, même pas improvisé, qui nous a bien réchauffé le cœur et l’estomac il faut bien l’avouer. Ensuite nous avons joué à l’eau comme de jeunes enfants en remplissant des gours pour mieux en discerner les arabesques avant de remonter à la surface terrestre. 
Car, oui nous n’avions pas quitté notre planète bien sûr (les voyages intersidéraux n’étant pas encore parfaitement au point) !
Nous avons en effet fini en gambadant joyeusement de nuit à travers champs pour rejoindre notre vaisseau ni spatial ni spécial.

Ainsi se termina cette merveilleuse soirée « découverte » d’un environnement inconnu de la majorité des membres de notre expédition. Et qui nous laissera sans aucun doute des souvenirs durables à raconter à nos petits enfants au coin de la cheminée l’hiver au cours des nuits sans lune !!!

PS : il y avait aussi beaucoup de traces de l’exploitation de cette carrière en tant que telle et champignonnière et tout cela, même si c’était plus « terre à terre », était aussi très intéressant et instructif…c’est aussi ça la subterranologie !

John, Spécianaute .

 

 

 

Et pour finir, Daudo nous a aussi offert son commentaire !

En ce lundi 22 octobre au soir, je ne sais pas ce qu’il m’a pris mais j’ai voulu tenter une expérience: visiter une carrière souterraine.
C’était juste ENORMEEEEEE !
Même pas peur, nous sommes partis tous les 5, découvrir ce qu’il se passe sous nos pieds. Départ 18h pour arriver sur les coups de 19h, nous nous sommes équipés (casques et lampes frontales) et nous sommes descendus dans les profondeurs obscures. 
Premièrement nous avons pu découvrir les restes d’une ancienne champignonnière, il restait encore pas mal de sacs de terre, d’engrais…des champignonnistes, comme s’ils venaient tous juste de quitter leur exploitation, il ne manquait plus que les champignons pour notre repas !
Nous avons aussi découvert des squelettes de divers animaux (premier passage un peu triste):  ils n’ont pas réussi à sortir de la carrière, ba oui ils n’ont pas de frontale comme nous…!
 
Ensuite nous avons valdingué parmi les allées, et nous sommes arrivés devant quoi ?! Une petite chauve souris trop mignonne qui faisait un petit dodo, c’était la seule car il faisait encore trop chaud dehors pour qu’elles commencent à hiberner. Cette chauve souris là devait être un peu feignante et frileuse ! :)!
Cette carrière comptant en temps normal une cinquantaine de chauves-souris, nous y retournerons donc cet hiver pour en voir plus.
Deuxième passage triste également, trouvaille d’un cadavre en décomposition dans un des puits, nous en avons déduit qu’il s’agissait peut être d’un mouton ou d’un chien.
Puis cadavre calciné d’une voiture … son propriétaire la cherche encore… nous l’avons trouvée pour lui !
Après 1h30 de balade, la faim se fit sentir, nous avons alors préparé notre dîner aux chandelles, c’était vraiment sympa et glauque en même temps, mais à refaire !!!
Pour finir, nous avons ravivé des concrétions avec de l’eau prise dans les puits pour mieux voir les merveilles de la nature.
En bref, on se refait ça quand ?
 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *