Le Tri-Sportif(1) de printemps

L'aventure et l'évasion

Le Tri-Sportif(1) de printemps

25 mai 2018 Grottes Spéléologie 0

Tri-Sportif(1)  week-end dans le Doubs (1)

Le Tri-Sportif(1) de pleine nature : une petite spécialité SJV depuis 20 années !
Avec un départ bien à l’heure, et même un peu en avance, l’affaire commençait bien…
Avec la super voiture de Nesdrina, l’affaire commençait bien…
Avec leur moral au beau fixe, comme le temps, Nantoya et sa Chère Tina commençaient bien…
Avec sa demi-tonne de matériel, Stirchina commençait bien aussi !
Néanmoins, il lui manquera ses lunettes de soleil pour conduire et sa brosse à dents…il n’y avait plus de place dans l’habitacle !

Route dégagée comme rarement, arrivée paisible à Fallon où la fontaine-Lavoir du XVIIIème siècle et sa table de pique-nique furent appréciés, avec, en prime, des vols crépusculaires de chauve-souris !
Au menu ce soir…du hanneton ! (pour les Chauves-souris…)
Quelques kilomètres plus loin, c’est le point de bivouac prévu : parking de chasse !
La nuit étoilée s’annonce claire et tiède, et comme il n’est que 22 h, deux petites visites touristiques à l’entrée du gouffre de demain, et à celle de la caverne à bivouac hivernal, occupent la veillée…
C’est entre les bougies artisanales en voie d’extinction que l’équipe se couche et s’endort, vers 23 heures.

Réveil sans difficulté à 7 h 30, rangement, petit déjeuner froid, déballage matériel, équipements individuels, et c’est le départ pour cette grotte, une première pour chacun(e). Première étape du Tri-Sportif(1) 2018.
Entre quasi-débutants et débutante pure, tout se passe à merveille, la visite va pouvoir commencer…


La descente initiale, dans un large gouffre de quelques mètres de profondeur puis dans un pierrier instable et englué d’argile se fait prudemment, et après la dissimulation d’un matériel inutile pour la suite, on aborde le premier obstacle, un muret de concrétions massives, très vite franchi puisque doté d’une corde fixe en facilitation.
On est d’ores et déjà dans une salle impressionnante, dont la hauteur laisse à penser qu’il ne reste plus beaucoup de roche en guise de plafond…
Lui fait suite peu après un second muret concrétionné de 4 m, un peu plus délicat à aborder, et qui appellera une aide et une protection. Dans tout ce passage, beaucoup de concrétions sont appréciables, du sol au plafond, massives ou non, mais hélas quelque peu dégradées et/ou salies par une sur-fréquentation pluri-décennale de gens, peu respectueux des lieux de surcroît.
Quelques Chauves-souris virevoltent çà et là…
Un petit toboggan avant les premiers gours, hélas à demi-remplis seulement, mais qui donnent tout de même de petits effets miroitants sous des plafonds criblés de petites fistulaires.
Vient le premier passage vraiment critique, surplombant un puits qu’on ne visitera pas, et dans lequel tomber serait très violent…ce qu’une petite main courante sagement posée évitera.
Un grand toboggan de roches englué réclamera quelques précautions protectrices des fesses pour parvenir à la grande salle « cathédrale », terminus historique.


On y apprécie les volumes et l’écho avant de franchir la chatière qui permit d’aller plus loin jadis, notamment de découvrir une galerie pentue décorée de nombreuses stalactites et stalagmites, dont la plupart ont malheureusement été stupidement brisées et volées.
A la base de cette  galerie, démarre sur le côté une voie basse et en raidillon chaotique, peu engageante comparée à une suite large bien en face et plus apparente, mais c’est bien par là qu’est la suite !
Nesdrina s’y engage courageusement, et va parcourir en autonomie le boyau relativement « confortable » jusqu’à la Salle du Pilier et de la Vierge à l’Enfant, rapidement suivie par les autres.
Quelques photos, avant d e repartir dans la galerie basse un peu encombrée que Nantoya vient de découvrir et dans laquelle il part en éclaireur…pour s’arrêter juste avant le grand avaloir donnant dans la Rivière de boue !
Cette galerie est interrompue de petites salles qui permettent le repos des genoux, et se termine par un ramper entre de grosses dalles décollées du plafond.
Jonction faite par le trio qui suivait, une pause goulot va être suivie du passage de la chatière N°2, devenue facile depuis l’élargissement nécessité par une évacuation en secours. Tri-Sportif(1) continue…


On parvient alors enfin à des zones plus richement décorées, mieux conservées bien qu’encore les cibles d’imbéciles ou d’indélicats les maculant d’argile. Une petite salle adventive dite « de Diane », donnera un paysage agréable avec des pétales de calcite flottante et des îlots plafonniers concrétionnés.
On reprend la progression en se faufilant entre piliers et stalagmites de fortes dimensions, puis au sommet d’une vire terreuse surplombant un dangereux vide, suivie d’un talus glissant dans lequel de grosses marches ont été taillées pour faciliter le franchissement, assuré sur une main courante.
Un nouveau passage dans un ensemble concrétionné en balcon amène au petit laminoir qui fut un certain temps le terminus de la visite. Ce dernier est perché contre le plafond, et s’y faufiler n’est pas si simple sans une aide aux pieds, d’autant qu’il est gluant et s’achève sur une petite « bassine » dans laquelle il s’agit d’éviter de se coucher !

Un corridor avec plancher stalagmitique qui sonne creux est aisément parcouru à quatre pattes, et on débouche alors dans la Galerie du Métro, immense, comparativement aux espaces d’où l’on vient, et qui débute par un bel ensemble de grandes et nombreuses concrétions dont certaines, bien blanchies par un ruissellement, contrastent avec celles qui ne l’ont pas été  et restent toutes boueuses d’avoir été maintes fois touchées avec des gants sales.
La suite de l’exploration se déroule alors dans une large et haute galerie au sol glaiseux, où des bouquets de concrétions agrémentent la promenade, de-ci de-là, tantôt au sol, tantôt au plafond ou sur les parois.
Une superbe galerie en as de pique conduit alors au Lac…qui, par chance, est en eau, bien que sous son niveau optimal. Eviter de remplir les bottes sera une bonne idée, pour continuer par un court passage en vire qui permettra d’atteindre un grand ensemble concrétionné, assez bien préservé, où diverses sortes de stalactites et stalagmites pourront être admirées.
Cette salle abrite un ensemble de gours en bénitiers se déversant les uns dans les autres, et dont l’eau finit sa course dans le lac. 
Ce bel endroit riche en paysages minéraux servira de salle à déjeuner, et sera le lieu du croisement avec le seul autre groupe que nous rencontrerons, un trio de spéléologues allemands, en l’occurrence.


Ce furent le lieu et le moment du demi-tour, après une petite pause de restauration suffisamment longue pour que le refroidissement des corps se fasse déjà sentir…Ce retour se déroula plus rapidement que l’aller, ce qui est très fréquent. Une certaine fatigue se remarqua chez  Chère Tina, qu’il suffira d’encourager pour lui redonner courage et ténacité. Le Tri-Sportif(1) se mérite un peu quand même !
Forts de trois heures de pratique sans aucunes difficultés personnelles notoires, le groupe progresse plutôt aisément et rapidement, avec bonne humeur et régularité, et s’exerce à retrouver le chemin, de mémoire…Le jeu n’est pas trop difficile, et seules quelques hésitations furent à l’ordre du jour.


Tous les obstacles passés en sens inverse, avec de nouvelles précautions et de nouvelles  gestuelles sécuritaires adaptées, il ne resta plus qu’à remonter le puits d’entrée, devenu puits de sortie !
Bien que totalement novice en la matière, Chère Tina eut tôt fait de comprendre la méthode, et surmonta l’épreuve finale avec brio !

Nantoya remonta le dernier avec le sac en lest de corde, comme un chef…vers 14h.
Un quart d’heure plus tard, la vaillante équipe était déjà à demi-déséquipée sur le parking, et, peu après, déjà en quête de nouvelles aventures…à une heure et demie d’ici ! Le Tri-Sportif(1)  se poursuit avec Tri-Sportif(2) …

 

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