Tri-Sportif(2) de printemps

L'aventure et l'évasion

Tri-Sportif(2) de printemps

25 mai 2018 Canyon 0

Tri-Sportif(2)  week-end dans le Doubs (2)

Le Tri-Sportif(2)…la suite du séjour printanier est ici !
Le départ du parking de chasse a lieu vers 14 h 30.
Grâce à la conjonction des efforts de deux GPS de guidage, automobile ou téléphonique, de deux copilotes experts, et d’une mémoire cérébrale, l’équipe arrive vers 16 heures au point de préparatifs pour la descente de canyon.
Seconde étape du Tri-Sportif(2)…
Comme à l’accoutumée, cette phase de l’activité que sont les préparatifs, surtout par temps chaud, est un peu fastidieuse, surtout quand chacun ne peut s’équiper seul, par manque d’expérience. Mais avec bonne humeur et bonne volonté, et sous l’ombre fraîche des arbres, l’affaire se déroulera plutôt bien ! A décharge, les combinaisons ne sont pas forcément tout à fait aux bonnes tailles ou bonnes coupes…


Fort heureusement, on démarre ici la marche d’approche à l’abri du soleil, en descente, et sur une courte distance, pour gagner avec bonheur le lit du ruisseau…
La trempette sécuritaire d’usage est alors bien appréciée pour se rafraîchir, malgré le vilain petit frisson lorsque la première coulée d’eau froide s’insinue dans le creux vertébral !
Deux autres petits bains préparatoires et on pénètre dans le passage encaissé, fort sauvage, aux parois couvertes de mousses et de lichens.
Le lit du cours d’eau est encombré de blocs, la plupart très glissants, une attention constante est nécessaire.
Un superbe décor fantastique formé par nombre de petits arbres morts inclinés tortueux et moussus nous surplombe, et le soleil y joue une partition rayonnante grâce à la complicité d’une légère bise faisant onduler les cimes.


Inattendu sera l’exercice de secours avec civière qu’une grosse équipe spéléologique est en train de mener entre les hautes parois du canyon, et nous voyons passer un « blessé » cobaye au-dessus de nos têtes !
La descente continue, de vasques en toboggans, jusqu’à la première cascade en cirque, étonnante.
Ce sera le premier franchissement en utilisant les descendeurs en « huit », qu’on prendra en méthode « Vertaco », évitant ainsi tout risque de perte ou de confusion de montage.
Ce premier usage des « Huit » ne posa pas de difficulté.
La grande vasque est peu remplie, mais sera le lieu du premier saut de Nantoya, que cela démangeait !
Peu après, entre des berges couvertes d’ail sauvage en fleur, on atteint le virage de la surprise…car en effet, c’est maintenant un brusque et radical changement de décor !
Le regard plonge en effet dans un cran de descente brutal de trente mètres, en deux temps, dû à la confluence de deux petites vallées rejoignant la paisible Loue. Cette ouverture donne aussi sur un vaste panorama formé d’une juxtaposition de prés et de bois qui accentue l’effet vertigineux.


Un équipement anti-frottement est mis en place, moins confortable au démarrage, mais sagement protecteur des cordes…On passe alors la première cascade de quelques mètres, suivie d’un segment tortueux sans difficulté pour se regrouper à pied sec sous un gros rocher.
Pour la suite, une main courante permettra de rejoindre le relais commandant la dernière cascade, haute de quinze mètres, déclive, obstacle impressionnant par sa largeur, sa configuration privative de la vue du pied de cascade, son arrosage bruyant, sa roche glissante, par le bassin profond inévitablement à nager, et la perspective fuyante du relief boisé.
Ce sera donc une expérience enrichissante pour tout le monde !
Un peu de natation dans le bassin terminal de la course, complété par deux jolis sauts de 3 et 5 m en position académique, courte pause…il ne reste plus qu’à remonter !


Cette grimpette dans le flanc boisé n’est pas de tout repos, mais, au fil des années, est devenue plus facile et moins périlleuse, du moins par sol sec, et il ne faudra que quelques minutes pour retrouver le haut des équipements, lesquels seront alors démontés car non posés en rappel, mais en mode fixe.
Cependant que Nesdrina et Chère Tina vont arpenter le sentier de retour, Nantoya et Stirchina s’offrent la remontée du canyon, désormais tranquille de toute agitation humaine, et présentant une eau claire permanente.
Une parfaite coordination permet un regroupement juste au gué de la remontée, ces deux cents derniers mètres avant de pouvoir se désengoncer des combinaisons…et avec une grande consolation de les avoir supportés: tout le matériel est lavé !
Il est 19h30…un grand moment de déshabillage/rhabillage permet la décontraction habituelle.
Savoir que le bivouac abrité n’est qu’à dix minutes et que la soirée sera tranquille est facteur de sérénité !
La seconde partie du Tri-Sportif(2) touche à sa fin…aucun incident, aucun accident…Excellent !


La pauvre voiture sera à nouveau bondée en tous coins…pour quelques kilomètres jusqu’au lavoir repéré au passage, et un joli déballage aura lieu, pour organiser à la fois le bivouac, le dîner, et l’activité du lendemain.
A l’endroit du repas, on découvrira une mue de serpent de belle taille, censé être celle d’une vipère…
Une courte promenade dans le village précèdera une bonne nuit reconstituante, préparatrice du lendemain…Les cloches de l’église ne sonneront pas entre 22 et 6 heures !  Le Tri-Sportif(2) se poursuit par Tri-Sportif(3) …

 

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