Le Tri-Sportif(3) de printemps

L'aventure et l'évasion

Le Tri-Sportif(3) de printemps

25 mai 2018 Via ferrata 0

 

Le Tri-Sportif(3),  week-end dans le Doubs (3)

Le Tri-Sportif(3) est une activité qui, comme l’appellation l’indique, regroupe trois activités de pleine nature différentes.
Diverses combinaisons sont possibles selon la région d’élection du séjour !

Dans le Tri-Sportif(3) de cette saison vernale…on arrive ici à la troisième activité ! Dès 5 heures, les matines auraient dû sonner…mais seuls les oiseaux ont commencé à pépier !
Ce seront finalement les cloches banales à 6 heures ! Pour finir par se lever dès 7 heures, certains ayant un peu de mal à se déplier !
Rangements, petit-déjeuner, avec, ô luxe rare, un réchaud à gaz…suite aux pressantes prières de Nesdrina, dont d’autres profitèrent !
Une astuce d’efficacité et de discrétion anti-péage de via ferrata nous amena à effectuer les équipements personnels complets avant même de repartir en voiture, de sorte que l’on puisse entrer en action dès l’arrivée sur site. Le Tri-Sportif(3) est en effet « calibré » dans le temps, la route du retour étant hélas bien longue…


A peine une demi-heure plus tard, vers 9 heures, le quatuor empruntait le chemin buissonnier entre d’imposantes bâtisses pour franchir puis remonter le Lison. Un court raidillon ramène au chemin carrossable menant au pied des vie ferrate.
Il y a une petite fatigue observable, que la montée révèle bien, mais que l’action devrait chasser.
C’est sur la voie « blanche » censément réservée aux enfants, mais souvent utilisée pour l’apprentissage de tous, que les consignes et recommandations majeures seront délivrées et mises en pratique. Mais cette voie d’initiation sert aussi d’acclimatation au « vide » et à repérer les éventuelles difficultés et limites de tout un chacun .
Pas très fières au départ, Chère Tina et Nesdrina paraissent un peu trop « cramponnées » aux parois et crispées sur les câbles, mais il ne faudra pas bien longtemps pour que cela s’atténue, avec davantage d’aisance et de sourires.
Forts de cette étape d’initiation, on entreprend un parcours bleu, dit « facile » puis « peu difficile ».
C’est à ce moment que plusieurs autres équipes ou groupes commencent leur journée, et il paraît clair qu’un certain encombrement va en résulter, mais, fort heureusement, ce ne sera pas sur la voie bleue !


La fatigue de la veille, suivie d’une nuit insuffisamment continue aura amené Chère Tina aux limites de ses forces, et, dans un passage un peu plus exigeant, elle connaîtra un moment de faiblesse donc d’angoisse, générateur de stress démobilisateur. Une petite pause de récupération fut suivie de la décision d’abandonner la suite, pour elle seulement, ce qui supposait un retour au village.


L’équipe décide donc d’opérer un mouvement de retour pour l’accompagner un peu, et la séparation aura lieu devant une résurgence en pleine roche,. Chemin faisant, une pierre décrochée par un des membres de groupe ne passera pas bien loin d’un de nos casques, et vu la taille et la hauteur de chute, le casque n’aurait pas empêché une violente commotion.
Certes, un « attention ! » venu du haut a été lancé, mais, lorsque la hauteur de chute n’est pas très grande, un tel avertissement est pire que ne rien dire car cela amène à lever la tête et regarder en l’air donc risquer de prendre la pierre en pleine face plutôt que sur la calotte de casque…Ce sera la séquence « danger » du Tri-Sportif 2018 !
L’incident étant clos, c’est la reprise de voie bleue…La difficulté est en effet limitée, mais tout à fait comme il faut pour apprendre.


Au fil des situations, quelques conseils et techniques s’accumulent pour permettre la meilleure adaptation aux contextes, l’économie des forces, et une sécurité maximale.
Toutes les sections « bleues » étant passées, on atteint la bifurcation donnant le choix entre revenir au village par les sentiers ou passer à la voie « rouge » dite « assez difficile ».
De fait, il s’agit de son dernier tronçon, surnommé « la Haute falaise », ce qui peut impressionner, mais en dehors d’un petit passage un peu surplombant et d’une trentaine de mètres à déniveler, il n’est pas vraiment difficile…ce qui amène, après un petite gorgée d’eau fraîche, à décider de nous y engager. Tri-Sportif(3) ne fera reculer personne ici !

Il n’y aura aucune difficulté à son franchissement, qui se fera à rythme régulier, et dans une fluidité gestuelle aussi agréable qu’efficace, sans brutalité, sans nervosité, sans tension nerveuse inutile, car les questions de la confiance dans l’équipement de paroi, de la confiance dans le matériel personnel, et de la confiance en soi sont réglées.
Parvenus au sommet de cette via ferrata, une pause paysage, photos et boisson permettra de savourer le plaisir de la réussite d’équipée.
Le chemin du retour au village serpente agréablement dans les bois, entre orchidées, raiponces renoncules et véroniques, puis circule sur une arête rocheuse.
S’ensuit un long passage à flanc de paroi plus ou moins inclinée, dotée de câbles, qui mène à une falaise où la via ferrata reprend vraiment, à la descente, ce qui est formateur.


Parvenus au grand palier, la décision est prise de tenter la voie du Château, classée « difficile », bien qu’assez courte.
L’équipe bien en forme va alors réaliser cette petite course comme si ses membres étaient déjà aguerris, sans hésitation notoire, sans rupture de rythme marquée, sans blocage psychologique à la poutre ou aux petits surplombs, presque facilement !
On aura eu la chance d’effectuer la grande majorité des parcours sans ensoleillement direct, ce qui aura évité des surchauffes épuisantes, une soif excessive, des prises de mains désagréables sur de l’acier trop chaud, des aveuglements dans certains passages…pour, au final, avoir bénéficié de conditions de pratique idéales…pour un Tri-Sportif(3) réussi !

On doit alors refaire le parcours de descente précédent puis le sentier de retour passant par la petite passerelle du Lison, la fontaine où il fera bon se rafraîchir mains et visage, et la voiture…Le Tri-Sportif(3) touche à sa fin…
Mais là, point de Chère Tina…qui s’est évadée au centre ville où un groupe de motards est déjà en passe de l’adopter !
Retrouvailles émues, pique-nique au bord de l’eau…le séjour s’achève ! Il est 14 heures.


Un peu de guidage jusqu’à l’autoroute, et c’est le retour sans encombres au siège du club à…18h59 !
Un petit peu de rangement suivra, étendage, charge de batteries…
Quelques affaires égarées entre équipiers…appareil photo, bottes…Tout cela reviendra à chacun et chacune très bientôt !
Séjour réussi sous des cieux très cléments, dans la joie et la bonne humeur !

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *