Circuit des 25 bosses

L'aventure et l'évasion

Circuit des 25 bosses

28 avril 2018 Randonnée 0

Le circuit pédestre des 25 bosses.

Avec le concours de l’association  « La semelle verte » de Villeparisis,
http://www.lasemelleverte.com/ un de nos partenaires.

Le circuit des 25 bosses  du Massif des trois Pignons près de Noisy-sur-Ecole ( 77) est une randonnée du Bassin Parisien bellifontain extrêmement connue, à juste titre. 
De nombreuses descriptions sont disponibles dans des livres, topoguides, article Internet, on n’en ajoutera que peu ici.
En revanche, diverses précisions ou conseils pourraient s’avérer utile à nos lecteurs et lectrices.
1)La distance communément affichée oscille entre 15 et 16 km pour la version « longue ». Autant dire qu’elle est notoirement sous-évaluée.
En effet, c’est la distance théorique telle qu’on peut la mesurer sur une carte, à plat. (vol d’oiseau).
Dans la réalité, les pentes moyennes, souvent fortes, d’une part, et d’innombrables petits lacets tortueux d’autre part portent la distance réelle à 19 km environ. Au minimum…


2) La dénivelée cumulée communément affichée oscille entre 800 et 900 m…là aussi, c’est sous-évalué. En effet, ce calcul ne tient compte que des différences d’altitude entre points bas et points hauts de chaque bosse majeure et les petits accidents de terrain marqués. Les plus petites dénivelées mineures sont escamotées, d’une part, mais surtout, de nombreuses mini-montées et descentes du fait de la nature rocheuse chaotique du terrain augmentent sans arrêt le total des dénivelées. Vous pouvez compter plutôt sur 1100 mètres !


3) les temps de parcours indiqués sont absolument indicatifs, absolument pas applicables tels quels à une personne donnée, et encore moins à un groupe. Entre les athlètes coureurs, qui effectuent le tour en 1h30…et les promenades d’entretien un peu sportives des aînés tranquillement menées en 8 ou 9 heures, toute une gamme s’étend…on note souvent une moyenne de 5 heures, elle est vraiment à prendre avec réserves ! Prévoir de la marge si on n’est pas en bonne forme et bien entraîné(e).

 

4) Le parcours est souvent rocailleux, racineux,  ce qui n’autorise pas une marche le nez en l’air sans risquer de chuter ou de se tordre une cheville…
5) le parcours peut devenir très différent et donc plus ou moins difficile, plus ou moins fatigant, plus ou moins technique…et plus ou moins long à parcourir !!!
– selon la température extérieure, soit très basse, avec des parties gelées ou enneigées masquant les irrégularités et fissures, soit très chaud qui provoque une forte sudation et un échauffement pouvant évoluer en épuisement…prévoir de l’eau en abondance, 3 litres par exemple…
– selon qu’il a neigé ou plu récemment (ou en cours de parcours) car les roches peuvent devenir très glissantes ( lichens…) et les racines nues encore davantage !
– selon qu’il vente fort, le vent, outre la fatigue et la déshydratation accélérée, outre l’accentuation du froid s’il y a , balaye un sable très fin sur les roches…très piégeux !
– selon l’affluence, car cet itinéraire, certains week-ends, notamment s’il y a organisation de « courses » et autres manifestations, la densité de la population peut rendre la progression plus lente et surtout plus irrégulière à cause de nombreux passages n’autorisant pas les croisements ou les dépassements, avec des attentes, des ralentissements.


6) Le port d’un sac à dos est évidemment un handicap, selon sa masse, mais aussi selon son volume, car divers passages entre rochers deviennent plus délicats à négocier. Un modèle compact, bien ajusté au corps et avec une ceinture ventrale est approprié.
7) Plusieurs passages sont un peu exposés au vide et/ou nécessitent l’usage des mains. D’autres incitent à sauter de roche en roche avec des vides plus ou moins larges et profonds entre eux. Ils peuvent tous être contournés, bien évidemment.
8) l’itinéraire comporte des variantes, peut être doublé par des tronçons d’autres sentiers dont GR et TMF, et, bien que le marquage/balisage soit de plus en plus évident au fil des années, il faut encore être attentif dans certaines zones, souvent parcourues par divers sentiers parasites pour ne pas s’égarer (même s’il est assez facile de retrouver la bonne trace ensuite).

Ce parcours existe depuis bientôt 50 ans…il se pratique le plus souvent dans le sens des aiguilles de la montre, mais est évidemment tout à fait faisable dans l’autre sens ! Il est aussi praticable de nuit, très intéressant, avec lampe frontale évidemment, mais bien mieux encore, par une nuit de lune dégagée…recommandé à ceux et celles qui sont à l’aise le jour, car, bien sûr, la difficulté technique est un peu plus élevée, et certains ou certaines peuvent connaître un stress lié au milieu forestier nocturne, ses bruits, la confusion de ses formes et couleurs…Prévoir un rythme plus tranquille pour éviter les accidents.

On conclura ici en relevant la diversité, l’esthétique, la tranquillité de la forêt et des rochers, qui composent un cadre remarquable, et prendre le temps d’observer, d’admirer, et se laisser inspirer maints rêves et pensées est à mettre en balance avec l’intérêt de l’entraînement voire de la performance…

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