Le circuit des 29 bosses 386

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Le circuit des 29 bosses 386

26 février 2021 Randonnée 0

Le circuit des 29 bosses     386

Cet article traite d’un circuit bien plus connu et parcouru sous l’appellation « 25 Bosses » du massif forestier des Trois Pignons. Compte tenu d’un grand nombre de publications à son sujet, dont les contenus peuvent diverger de façon étonnante, nous croyons utile de donner à nos lectrices et lecteurs habituels une version actualisée, imprégnée de nos critères d’évaluation qu’elles ou ils connaissent bien, y compris dans leur subjectivité.
Tout d’abord, pourquoi « 29 Bosses » et non plus 25 ?
Il n’y a pas confusion avec l’ultra-35 bosses, qui est un circuit composite où on a adjoint une dizaine de bosses au circuit dit « Potala », historiquement « 25 Bosses », créé dès 1970…il y a donc  plus de 50 ans déjà !
Le nombre de « bosses » est variable depuis des décennies dans l’esprit et la communication des gens, car si certaines dénivellent environ 60 mètres au maximum, plusieurs n’en dénivellent qu’à peine 20…ces dernières étant considérées « négligeables » par les plus sportifs.


Si, au final, nous adoptons « 29 Bosses », c’est que nombre d’internautes adeptes de la randonnée se réfèrent à la carte IGN publiée sur Géoportail, et qu’on y trouve un joli parcours annoté de 29 nombres, de 1 à 28 avec, en prime, une bosse « 22.1 » tout au nord du circuit, ce qui fait bien 29 en tout.
Voilà pour l’actualisation numérique.
Passons maintenant à la longueur du parcours…là aussi, la fourchette est impressionnante, qui va de 14 à 25 km ! Pourquoi un tel écart ?
En premier lieu, on va faire la différence entre la personne qui cherche le plus court chemin, tout droit dans les pentes,  c’est-à-dire une course athlétique, et celle qui modère son effort en zigzaguant voire en lacetant.
Passer de la directissime sur 100 m à un parcours zigzag de roche en roche par exemple, va donner 140 m, et en lacets classiques, va passer à 160 m…et cela aussi bien en montée qu’en descente.


Si on considère que 50% du parcours méritent cette méthode de progression, on voit que 8 km vont en coûter  près de 13, et que le circuit imaginé à 16 km va passer à 21 km !
Ceux qui tentent la mesure avec une « souris » sur un écran Géoportail, même très agrandi, ne peuvent évidemment mesurer ces milliers de petits écarts de gauche et de droite (car on fait environ 25 000 à 30 000 pas sur cette boucle…) ni ces centaines de lacets.
Les podomètres physiques ne peuvent avoir qu’une fiabilité très discutable car sur de tels parcours la longueur moyenne du pas est évidemment une grosse approximation !


Quant aux GPS intégrés à divers appareils, leur précision est  tout à fait insuffisante, sortis de certains modèles très haut de gamme utilisés par les militaires et ayant accès à des réseaux satellitaires réservés.
L’ordre de grandeur va de 3 à 8 mètres…ce qui, au vu des mini-déplacements déjà signalés ne leur permet pas de révéler les distances exactement parcourues.
Si on ajoute les variations de triangulation liées aux positionnements respectifs des satellites, la perte de précision liée à la couverture forestière ou à la proximité de grands blocs de rocher ou encore à la couverture nuageuse du jour, on comprend que le résultat affiché puisse être assez variable !


Enfin, le temps moyen  en marche régulière sans pauses et à bon pas est de 5 heures…alors donner une longueur de parcours de 15 km supposerait ne marcher qu’à…3Km/h !
Notre estimation basée sur plusieurs essais et plusieurs personnes nous amène à avancer une distance minimale de 20 km, nous disons bien : minimale…soit 4 km/h de moyenne, et nous sommes certainement bien au-dessous de la réalité physique.
Quant à la dénivelée, il est illusoire de la déterminer à partir des cartes fussent-elles hyper-précises , on n’obtiendra rien d’autre que la valeur minimale en sommant les écarts entre chaque creux et chaque bosse, c’est-à-dire entre les extrêmes.


Vouloir les obtenir avec un GPS relève de l’utopie, ces engins ne pouvant avoir une précision supérieure à 3 ,3 m du fait de la base de leur fonctionnement.
Dès lors, il leur est impossible d’enregistrer les milliers de petites montées et descentes  effectuées de roche en roche ou de racine en racine…toutes ces petites dénivellations inférieures à 3 mètres !
Pire encore, les systèmes se basent sur un relevé périodique…s’il est toutes les  60 secondes par exemple, tout ce qui a été monté et descendu durant cette minute sera gommé de l’analyse.
Si on monte et redescend 30 fois deux marches  en 60 secondes, on aura dénivelé 12 mètres que le GPS donnera pour zéro !
Toute personne ayant parcouru cet itinéraire comprendra…car les passages tels que ceux-là ne manquent pas !
On trouve des valeurs allant de 800 à 1000 mètres pour la plupart des sites.
Selon nos expériences multiples, la dénivelée totale est au minimum de 1000 mètres, et probablement davantage.
La distance horizontale ou peu pentue est de l’ordre de 10 à 12 km sur terrain sableux, terreux ou rocheux (platières) et réclame environ 2h30.  Elle dénivelle environ 200 m en douceur.


La distance en côte dont la pente implique une marche plus lente se réduit à environ 4000 m et dénivelle environ 800 m soit 20% de pente moyenne. Du fait de sa fragmentation en petites longueurs et de la faible charge sur le dos, elle est parcourue en 1 heure et demie sans problème.
Les parties en descente, elles aussi sur 4000 m son aisément parcourues en 1 heure, malgré l’attention à porter et les à-coups relativement au parcours plus ou moins accidenté.

Notre synthèse sera donc plutôt : 20 km et 1000 m de dénivelée pour 5 heures sans courir avec petite charge au dos et sans pause marquée.
Bonnes chaussures, 2 à 3 litres d’eau par personne.
Parcours PEU DIFFICILE en réalité.


Accessible à presque toutes et tous, à condition d’adapter le rythme aux capacités et de prévoir quelques contournements des rares passages s’apparentant à un peu d’escalade. Ou encore de « couper le fromage », toujours possible évidemment.
Le temps de parcours complet  peut alors s’étendre à 6 ou 8 heures, avec pause repas et multiples petites pauses.
Pour le plaisir et l’anecdote, nous citerons le record de rapidité qui est d’environ 1h45 … !
ou encore la performance non homologuée de trois tours complets cumulés… en 16 heures  environ.
Toute (rare) personne ayant déjà essayé et réussi  un « double-tour » pourra apprécier la résistance et l’opiniâtreté qu’il faut connaître afin d’en réaliser un troisième en plus…
Nous listons ici les appellations retenues de ces 29 bosses, et avons le plaisir d’indiquer ci-après le lien du site de Robert  COURTIAU  qui nous semble être l’un des meilleurs en ligne actuellement, très bien travaillé, avec carte interactive, basé sur les 25 bosses traditionnelles.
Le circuit des 25 bosses  Massif des Trois Pignons

Attention, leur numérotation qui suit est basée sur celle apparaissant sur la carte IGN, plusieurs autres comptant à partir du parking choisi en référence !  Ici le départ est donné sur l’intersection du GR1 à l’Est du circuit.

  • 1 Les Gros Sablons Sud-Est
  • 2 Le Comptage
  • 3 Les Poivres
  • 4 Les potets
  • 5 Cimetière aux ânes
  • 6 La Tortue ouest
  • 7 La Tortue est
  • 8 La Grande Montagne nord
  • 9 La Grande Montagne sud
  • 10 Le Potala
  • 11 La Cathédrale
  • 12 Le Cailleau
  • 13 Le Jacques-André Martin
  • 14 Le Guichot
  • 15 La Justice de Noisy
  • 16 Le Pivot sud
  • 17 Le Pivot nord
  • 18 Le Sans-nom
  • 19 Le Guetteur
  • 20 Le jean des Vignes
  • 21 La Souris
  • 22 La Roche au Four
  • 22.1 La Justice Chambergeot
  • 23 Les Marchais
  • 24 Les Maquisards 
  • 25 Le Poteau
  • 26 La Maison Poteau
  • 27 Les Cassis
  • 28 Les Gros Sablons Nord-Ouest

Bonne randonnée à chacune et chacun !

 

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