Les péripéties de Coco, chapitre deux…239

L'aventure et l'évasion

Les péripéties de Coco, chapitre deux…239

4 novembre 2019 Randonnée Spéléologie 0

Les péripéties de Coco, chapitre deux… (Octobre 2019)

Coco s’est engagée pour la première fois dans un séjour de SJV de plus de trois jours…et en automne, dans l’Est de la France.
Pour une « frileuse », c’est quand même un défi, pris d’emblée !
Sur le chemin du retour, elle s’est appliquée à raconter, sobrement, le déroulement de chacun de ces jours, de son point de vue. Les cinq chapitres de son texte sont les sujets de cinq articles, livrés tels quels.

Réveil matinal à 7h.

Aujourd’hui, 3ème jour,  il est prévu d’aller au lac non atteint hier puis de redescendre avant de nous faire 2 vie ferrate avec une exploration de grotte pour clôturer. Nanou boite à cause de son genou et moi de ma cuisse… Je suis toutefois encore très impressionnée des capacités de récupération de notre machine humaine, car je pensais que je serais en plus mauvais état ce matin. Comme quoi une bonne nuit sur un matelas douillet, ça aide ! 
Nous rangeons tout notre bazar et c’est peu de le dire,…. Puis nous laissons les sacs à l’abri les et montons au lac encore distant de 20 minutes. L’endroit est superbe. Avec ces roux, ces ocres de végétation primitive.

 

Nous avons à peine grimpé que nous accueillent 5 bouquetins sur leur rocher. Nous les observons et eux aussi….marrant d’imaginer ce qu’ils peuvent penser de ces humains tout excités de les voir. Je me dis que franchement le refuge aura été un bonheur de confort et que grâce à ça je suis à peu près retapée.
Nous arrivons au lac qui offre un parfait miroir à la montagne au-dessus de lui. Clic-clac, nous le prenons en photos sous toutes les coutures avant de redescendre pour récupérer nos sacs. 


Et commence le retour vers la vallée… Où nous découvrons le paysage parcouru la veille dans le noir. La descente est super raide et je comprends maintenant pourquoi j’ai autant peiné sur la dernière partie du trajet hier. Des cascades dévalent les parois rocheuses en face de nous. Des nuages en suspension donnent un relief supplémentaire à la beauté de cette nature sauvage et rocheuse. 

Nous voyons bientôt la buvette et quand je me rends compte de la raideur de la pente, je dis que s’il avait fait jour au moment du choix de continuer, il est fort probable que je ne serais pas montée !!! 
La nuit aura au moins eu le bénéfice de me montrer que j’avais la capacité de le faire …Et puis c’est de nouveau la forêt qui contourne le fond du cirque avec tous les torrents passés la veille et qui nous paraissent presque plus compliqués à retraverser en plein jour.

Comme quoi de ne pas voir les obstacles nous les appréhendons beaucoup moins…. Bon, ça nous a plus salis et mouillés aussi hier soir… Et bientôt la vallée nous apparaît sous la couche de nuages que nous traversons… Et avec elle la pluie qui s’installe dans notre programme du jour. 

Nous arrivons à la voiture à plus de 13h ce qui est beaucoup plus tard que nous le pensions. Il nous aura fallu un peu plus de 3h30 pour descendre en plus du temps pour l’aller et retour au lac. 
Nous déjeunons dans la voiture, et en raison du temps, de l’horaire et de l’état de ma jambe ainsi que du genou de Nanou, il est décidé de « zapper » les vie…
Nous prenons la route pour Taninges afin de récupérer la voiture de Nanou et allons sur une aire de chaînage afin de nous équiper pour notre spéléo-bivouac.

 

 

 

Après une bonne heure de préparation nous voilà partis pour la grotte de Balme. 


Confort, nous montons nos lits de camps à flanc de montagne sur un sentier bien raide pour arriver à l’entrée de la paroi rocheuse. Kiki nous explique que pendant longtemps cette grotte était une attraction touristique avec buvette et péage pour y aller. 
Aujourd’hui beaucoup de guides emmènent des explorateurs en herbe dans cette grande cavité qui ne présente pas de spécificités techniques particulières.
Nous emmenons tout notre barda jusqu’à la partie de la cavité qui nous servira de dortoir, puis partons pour une randonnée souterraine de 4 heures. 

 

 

Magnifiques paysages minéraux sculptés et décorés par l’eau et le calcaire.
Nous partons dans une 1ère galerie assez facile et sans intérêt majeur jusqu’à une chatière anciennement fermée par une petite porte pour empêcher le passage aux novices. 
Puis progression dans un plan d’eau heureusement peu rempli mais qui nous impose de ramper encore une fois pour passer avant de nous amener à une très belle salle, nommée « salle du voile de la mariée » en raison d’ une coupole de stalactites. Fabuleuse de beauté.

 

À partir de là Kiki nous propose soit de monter pour aller rejoindre une autre salle très belle aussi. Soit de descendre dans une autre galerie.
Nous choisissons la 1ère et grimpons par des marches creusées dans le sol. Le plafond de roche noire recouvert de calcite très blanc offre un paysage très « halloween » de toiles d’araignées. 
Nous progressons jusqu’à un cul de sac… Enfin presque, puisque possible de passer à la condition de patauger un peu à quatre pattes avec de l’eau jusqu’à la poitrine. 
Kiki, Gigi, Nanou, en « warriors » décident d’y aller, pour ma part je choisis de rester sèche sachant que nous passons quand même la nuit à 10 degrés.

Je profite des 20 minutes de leur absence pour éteindre ma lampe et écouter les bruits de la grotte avec toutes les gouttes d’eau qui coulent ça et là. Très reposant ce temps de calme dans un noir d’encre…. Et j’entends leurs voix signalant leur retour. Clic-clac quelques photos pour immortaliser la sortie de l’eau. Et nous repartons dans l’autre sens jusqu’à la salle de la mariée. Kiki, insatiable et surtout très enthousiaste de nous faire découvrir la beauté de l’endroit nous invite à continuer par la galerie du bas, dites des Gours. 

Et effectivement, en descendant un peu nous arrivons devant une enfilade de gours de toute beauté. Nous les franchissons en passant sur le côté pour ne pas remuer la boue et pouvoir faire de belles photos à la remontée. La descente continue avec encore ce même paysage noir et blanc de toiles d’araignée absolument merveilleux. La remontée est l’occasion de réaliser de belles photos un peu artistique en jouant avec l’éclairage de nos lampes et donc de positions stratégiques de chacun. 
Et nous repartons pour gagner la zone de notre bivouac.


Déshabillage, pour se mettre au sec, installation des lits et couchages et enfin nous nous posons pour un dîner bien mérité à 21 heures, avant une bonne nuit au chaud dans nos duvets.

 

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