Pascal séjour dans le Doubs (2) 

L'aventure et l'évasion

Pascal séjour dans le Doubs (2) 

29 avril 2019 Canyon Via ferrata 1

Pascal séjour dans le Doubs (2) …Avril 2019

Pascal week-end prolongé cette année pour certains membres de SJV…mis à profit pour une « virée »composite bâtie sur quatre activités de fond complétées par de petites opportunités.
Le retour écrit, bien que condensé, sera divisé en trois articles distincts aux fins d’éviter une lecture trop longue et pour marquer le séquençage de son déroulement. 
L’équipe formée, volontairement restreinte à trois personnes pour des raisons de fluidité, de pédagogie, de sécurité, et de praticité s’était fixé un « programme » à caractère non-obligatoire bien sûr, et qui a pu être appliqué dans le détail, sans difficulté, autant grâce aux conditions météorologiques qu’à la motivation des équipiers, bien qu’encore peu expérimentés.

L’articulation s’est faite autour de randonnée pédestre, spéléologie, via ferratisme et canyonisme.
Les principaux rédacteurs, Gigi et Koko, se sont partagé la tâche…Le jour (2) était le samedi Pascal !

Parole à Koko : 

Aujourd’hui au programme randonnée pédestre.  une boucle dans les gorges du Doubs où nous avons passé la nuit, et une descente en canyoning dans les gorges d’amondans. 
 
 lever 7h avec le chant des oiseaux…samedi pascal ! 
Une toilette dans le Doubs est appréciable. 
 
À 8h nous démarrons pour cette randonnée. Il fait beau la température est douce,  cela s’annonce très tranquille. 
Cela est plutôt rare dans les activités que nous pratiquons habituellement avec Kiki…
 
 Nous partons sur le chemin des Echelles de la mort sur le GR5 du la traversée du Jura, salut au passage, et ensuite suivant un chemin forestier très facile. 
 nous remarquons très vite de l’ail des ours, plante que j’aime beaucoup transformer en pesto. 
La randonnée se transforme en rando-cueillette. 
Ce qui prolonge le temps d’une bonne heure. Nous arrivons à un moment à un abri des Amis des sentiers du Doubs, excellente compagnie de bénévoles aussi dévoués que compétents.
Tout est à disposition des randonneurs de passage : barbecue, toile de tente,  abri souterrain, toilettes…absolument exceptionnel et rassurant quant  aux valeurs pouvant enncore persister dans cette région…entraide et confiance, accueil et réconfort, valorisation de l’environnement, perpétuation des traditions fraternisantes.
 
Nous continuons en direction d’un belvédère que nous ne trouverons jamais en direct et renoncerons à retrouver en ne revenantpas sur nos pas  !!! 
Toutefois cela nous amène à une ancienne chapelle datant de 1670, aux ruines préservées et valorisées par les Amis des Sentiers du Doubs…encore eux ! Bravo.
 Elle nous permet de symboliquement nous repasser l’anneau au doigt pour nos 30 ans de mariage…en remps pascal ! Kiki en profite pour immortaliser l’instant en photo. 
 
Nous continuons le chemin et essayons de descendre au plus près du Doubs.
Bien sûr comme c’est hors sentiers nous nous retrouvons vite à  grimper à flanc de montagne,  les pieds dans la boue. 
Toutefois cela nous permet de tomber sur un véritable champ d’énormes feuilles d’ail des ours, et de remplir très vite nos deux sacs. 
 
Et puis nous retrouvons le chemin et arrivons pour l’heure du déjeuner à la voiture. 
Je trempe mes pieds dans le Doubs pour les rafraîchir un peu après cette marche,  ce qui est très agréable. 
Après un déjeuner pris à l’ombre sur un banc de fortune, nous reprenons la route cette fois-ci pour le Canyon des gorges d’Amondans. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 Il fait très chaud pour la saison et l’eau coule en moins grande abondance qu’ habituellement. 
Kiki sort tout le matériel qui nous sera nécessaire, aux abords du Val Sainte-Marie, où un groupe de jeunes fête le repos pascal prolongé !
Nous devons enfiler des combinaisons en neoprène qui nous permettront de supporter la fraîcheur de l’eau. 
 En attendant elles nous font mourir de chaud. Afin de les protéger nous enfilons par-dessus nos combinaisons de spéléo semi-étanches. 
J’ai l’impression d’avoir pris 5 kilos d’un coup entre ces différentes combinaisons et mon baudrier de Spéléo. 
 
Après une bonne demi-heure d’habillage, nous descendons au bord de la rivière. 
Un couple avec ses enfants sont là eux aussi à cueillir de l’ail des ours. 
 
Kiki i se couche dans un gours et nous dit que nous devons en faire autant pour commencer à habituer notre corps à l’eau froide et éviter ainsi les chocs thermiques. 
Les enfants sont tentés d’en faire autant mais quand ils m’entendent crier que c’est froid, cela les arrête tout de suite !
 
 Et nous voici parti le long de cette rivière bordée de 2 falaises, ce qui forme une gorge très étroite. 
Les arbres sont recouverts de mousses et malgré tout continuent de faire pousser des branches pour avoir un peu de feuillage au bout. 
 
Nous pataugeant dans l’eau et arrivons à une première « piscine » qui m’immerge jusqu’au cou.  l’eau est très froide et cela saisit….Wouahhhh !
Nous continuons et arrivons à une deuxième « piscine » puis une grosse marmite , avant d’aborder une petite cascade de   5 mètreque nous devons descendre en rappel. 
Kiki installe les cordes. Il descend le premier pour nous assurer. 
 Je descends en deuxième… ça glisse je me cogne un peu mais arrive en bas sans trop de problèmes. Gigi descend avec aisance. 
 
 
Puis arrivent les cascades finales de 6 et 15 m, cette dernière qui nous fait tomber directement dans une belle vasque géante en bas. 
À nouveau kiki installe tout le matériel pour notre confort. 
Il descend et nous dit que nous devons aller au bout de notre descendeur pour nous laisser tomber dans l’eau en bas. 
Je descends en deuxième en veillant à me mettre bien perpendiculaire à la paroi pendant tout le temps de descente. 
 
À l’arrivée je laisse filer la corde et tombe dans l’eau dans un plouf. 
N’ayant pa pied il me faut nager jusqu’au bord de l’autre côté…pas facile avec notre accoutrement !
Gigi me suit de près. 
 
Puis ces messieurs remontent un petit peu le long de la paroi pour sauter dans le bassin. 
 ils s’amusent tous les deux comme des petits fous. Fatiguée et n’aimant pas trop sauter je préfère les regarder.
 
 
Nous reprenons ensuite un sentier dont le départ est un peu scabreux (qui plus est, des cordes d’aide, posées en mains courantes fixes en saison estivale ne sont pas encore présentes)…pour remonter jusqu’au dessus de la cascade. 
Kiki  démonte pour récupérer les cordes. 
Je progresse vers la petite cascade et installe ma poignée d’ascension avec ma pédale. 
 je commence ma progression et me retrouve bloquée dans un trou entre deux roches. 
 
Gigi m’assure et tiens la corde bien droite pour que je puisse me dégager et enfin arriver au sommet de cette cascade. 
 
Gigi monte seul pendant que Kiki fini de démonter les cordes. 
Pour ma part je vais me reposer au pied d’un bel arbre tout plein de mousse et qui, pour survivre, à fait partir des petits rejets sur ses grosses branches en direction du ciel. 
 
 Instant très méditatif en écoutant le chant des oiseaux et le clapotis du torrent. (Ruisseau de Malans)
Mais il faut déjà repartir et remonter tous les bassins où, à la descente nous n’avions  eu qu’à glisser comme sur des toboggans…c’est bien moins facile mais reste amusant !
 
Du coup heureusement que nous formons une bonne équipe pour nous entraider dans ces rochers glissants. 
 
 Le paysage est magnifique : tout ces verts en palette sur le ciel bleu au-dessus de notre tête. 
Cette végétation semi-terrestre/semi-aquatique est du plus bel effet. 
 
 Il est très difficile de marcher avec les bottes pleines d’eau. Impression d’être complètement lestée et de peser 3 tonnes. 
Nous arrivons à notre point de départ et il faut encore remonter jusqu’à la voiture…dure sera la côte !!!
 Il fait encore chaud en cette fin de journée. Nous nous déshabillons derrière la voiture et le plus à l’ombre possible. 
 
Difficile de quitter baudrier combinaison de spéléo et encore plus la combinaison de néoprène complètement trempée. 
Là encore l’entraide est nécessaire. 
 
Sans regarder l’heure nous décidons d’un petit goûter. Toutefois il est 19h40. Il nous aura fallu 3h30 pour descendre et remonter…même pas 2 km ! 
 
Nous sommes fatigués mais très heureux de cette magnifique journée.
Et nous repartons pour notre bivouac du soir.
Un abri en pleine forêt au 3/4 ouvert mais contenant une cheminée.
Kiki  prévoyant et prévenant comme toujours avait prévu le petit bois et le papier journal en vue d’une flambée bienvenue surtout après le froid du canyon. (Un retour des Vosges, merci à Nanou !!!)
 
Grand luxe supplémentaire il y a un petit sofa et une bonne planche sur une brique, qui nous permettent de nous asseoir très confortablement.
 
Le soir on montera la toile de tente, plus pour nous protéger du froid qu’autre chose.
Kiki à son habitude préfère dormir à la belle étoile…un samedi pascal, ça ne se refuse pas !
Dîner d’une soupe fromage et quelques douceurs devant les flammes qui nous servent de veillée.
 
 La fatigue aidant nous nous couchons vers 22h30.
Au loin nous entendons une chouette hululer.  elle me berce jusqu’à l’endormissement.
 
 réveil à nouveau à 7h du matin.  et luxe suprême, Kiki refais une flambée pour un petit-déjeuner au chaud.
 
 

Une réponse

  1. Merci pour cette mise en ligne. Il était vraiment très bien ce séjour.
    Bises

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