Gentille via dans le Doubs (3) 208

L'aventure et l'évasion

Gentille via dans le Doubs (3) 208

29 avril 2019 Via ferrata 0

Gentille via  dans le Doubs (3)  …Avril 2019

Une gentille via pour terminer ce Pascal week-end prolongé cette année pour certains membres de SJV…mis à profit pour une « virée »composite bâtie sur quatre activités de fond complétées par de petites opportunités.
Le retour écrit, bien que condensé, sera divisé en trois articles distincts aux fins d’éviter une lecture trop longue et pour marquer le séquençage de son déroulement. 
L’équipe formée, volontairement restreinte à trois personnes pour des raisons de fluidité, de pédagogie, de sécurité, et de praticité s’était fixé un « programme » à caractère non-obligatoire bien sûr, et qui a pu être appliqué dans le détail, sans difficulté, autant grâce aux conditions météorologiques qu’à la motivation des équipiers, bien qu’encore peu expérimentés.

L’articulation s’est faite autour de randonnée pédestre, spéléologie, via ferratisme et canyonisme.
Les principaux rédacteurs, Gigi et Koko, se sont partagé la tâche…Le jour (3) était le dimanche Pascal !

Parole à Gigi : 

Notre guide nous ayant donné le choix et la météo étant de notre côté, nous avons choisi avec Koko une nouvelle via ferrata à la place d’une nouvelle visite spéléologique…réputée « gentille ».

Cette option nous aura permis d’avoir la veille et la matinée du lendemain un feu de cheminée : Ca c’est pas issu de la SJV d’origine mais que ce fût bon ! 

Ayant programmé notre réveil à 7 h, heure raisonnable et dans la moyenne du séjour, nous sommes sortis du lit par Kiki qui lui ne vit pas avec une montre mais se lève au chant des zosiaux et à la lueur matinale.

Je vous rappelle que nous sommes dans l’est de la France et que le jour se lève plus tôt : Il est donc 6h30 ! Mais cela ne nous gêne pas même si Koko à du mal à sortir de son duvet.

Remarquez, je peux la comprendre, car nous dormons sous tente et dès que j’ai ouvert la fermeture, je sens la fraîcheur : Il doit faire environ 6° à vue de nez…normal pour un dimanche pascal dans l’Est français.

Heureusement, Kiki en bon samaritain à préparé un feu pour aider Koko à sortir plus vite.

Finalement, je plie les duvets, les matelas en mousse, dégonfle les pneumatiques et m’occupe du petit-déjeuner, pendant que Koko démonte la tente, regroupe les dernières affaires et que Kiki répartit le matériel pour notre prochaine activité ( Il a déjà rangé tout son petit couchage ).

Le petit-déjeuner est pris rapidement, le feu éteint, les 2 / 3 détritus laissés par les précédents occupants ramassés et la voiture chargée.

Nous arrivons sur site à Ornans plus rapidement que ne l’avait estimé Kiki et c’est tant mieux car nous sommes les premiers.

Nous effectuons une gentille petite marche d’approche de 10 minutes avant de nous retrouver devant cette nouvelle via : contrairement à la précédente ( Voir Via de la vallée de la mort ), elle présente 2 parcours.

L’un est classé « assez difficile » et l’autre est « extrêmement difficile » car présentant de nombreux dévers et surplombs.

Je pose quand même la question à Kiki mais vu notre état de forme, notre corps pas encore réveillé et notre manque de pratique et surtout les nombreux surplombs qui font travailler énormément les bras, celui-ci nous oriente vers celle qui n’est ‘ que « Assez difficile… L’autre sera pour une fois…peut-être.

Le temps est une nouvelle fois au beau, même s’ il fait frais (Mois pascal quand même…), et malgré les prises en métal, je préfère commencer sans gants car j’ai de meilleures sensations.

Comme à mon habitude, je commence le premier par une  gentille échelle métallique de 3 mètres qui n’oblige pas à se longer sauf si vraiment on n’a pas confiance et que l’on souhaite s’attacher aux barreaux.

 

Contrairement à la précédente via, les balcons sont plus nombreux et je peux attendre notre sympathique équipée pour la ravitailler en eau car j’ai toujours le sac, avec également quelques douceurs sucrées pour nous revigorer.

Le parcours se passe sans problème ( Fort heureusement… ) et nous changeons l’ordre  des pratiquants, pour les instants photo mais aussi pour que cela ne soit pas toujours le ou la même qui « découvre » en premier le panorama.

D’ailleurs, celui-ci est différent de la Vallée de la mort qui était plus sauvage avec le Doubs en contrebas, car nous avons une vue sur la ville d’Ornans et pouvons voir les maisons ou édifices plus ou moins anciens en fonction de leur toiture : cela va du moyen-âge à nos jours et, à part quelques « verrues » architecturales, l’ensemble est assez harmonieux, s’étalant des 2 côtés de la Loue, avec le cimetière à flanc de coteau, loin du centre ville.

Rappelons que cette vallée a été représentée par de nombreux peintres dont Gustave Courbet dont vous pouvez visiter le musée…Après cette minute culturelle, revenons à nos moutons, au nombre de 3, qui sont plutôt une chevrette, un apprenti chamois et un bouquetin expérimenté accrochés à la paroi.

Nous continuons d’avancer et le parcours semble plus facile que celui de Charquemont : serions-nous, Koko et moi en progression ?

En tout cas, même si cela « coule » plus naturellement que les premières fois, les mesures de sécurité sont toujours les mêmes : Toujoursau moins une longe en prise et jamais 2 personnes sur le même tronçon de ligne de vie ( Même bout de câble quoi ! ).

Nous arrivons à la difficulté finale qui est un petit surplomb avant les derniers barreaux et enfin le dessus de la falaise.

Comme à son habitude, Kiki nous prodigue de précieux conseils afin de fatiguer au minimum les bras : se longer dès que possible sur la section concernée et se lancer pour « avaler » l’obstacle d’une lancée dès que l’on se sent prêt.

Pour se faire, Kiki passe en premier avec une aisance déconcertante, Koko la suit avec une légère aide de sa part et je viens derrière : je comprends mieux maintenant le choix de Kiki pour la via « ordinaire » car même si cela ne représente que 5 prises, ce surplomb est plus fatiguant qu’une progression « standard » !!!.

Cette activité aura durée 1h10 et comme il est encore très tôt ( 9h40 ), Kiki nous propose un deuxième passage.

Koko préfère s’abstenir et nous prendre en photo depuis les promontoires, car je décide de le suivre.

Après un petit salut pascal à la vierge statufiée locale (Notre-Dame du Mont) nous redescendons rapidement presque au début de la via ( Nous ne manquerons que l’échelle de départ ) et recommençons notre progression juste avant que quelques pratiquants n’arrivent: Kiki devant, moi qui le suis.

Nous rappelons à nos lecteurs qui l’auraient oublié : Le Kiki est un animal à poils durs, très très gentil, qui se nourrit presque exclusivement de chips, Tuc nature et semoule au chocolat, très patient, pédagogue et d’une gentille forme (presque) olympique, m’attendant toutes les 10 prises !

Malheureusement, il est en voie de disparition , alors si vous en croisez un, mettez un cierge !

Seul défaut, dans la nuit il imite les sangliers et il n’est pas rare que le matin, il en soit entouré.

Pour en finir avec cette seconde évolution dans la via, nous l’aurons parcourue en 30 minutes et avons croisé sur la fin un couple qui tentait la voie extrêmement difficile : L’homme avait l’air à l’aise sur le parcours d’entraînement de surplomb mais lorsque ce fut le tour de sa gentille compagne, cela sembla plus compliqué…

Kiki avec son œil aiguisé leur a fait remarquer que cela serait plus difficile car les surplomb étaient plus longs un peu plus loin sur le parcours et que sans longe de repos, cela serait compliqué.

Nous ne sommes pas restés pour savoir s’ils l’avaient écouté, chacun prenant ses responsabilités.

Nous retrouvons Koko et comme il est encore tôt, Kiki lance une nouvelle fois :  » on la r’fait ? « 

Koko est d’accord pour nous laisser y retourner mais Kiki estime qu’elle est restée seule assez longtemps et annule sa proposition.

En plus, il commençait a y avoir un peu de monde…week-end pascal aidant.

La matinée se terminera par une visite de brocante, un repas au milieu des pissenlits, une cueillette de ceux-ci, avec combat genre « Sumo »entre Koko et Kiki mais je ne peux en écrire plus car nous sortons du cadre SVJ…et comme lutteur Sumo, la gentille Koko va devoir manger un peu plus !

Alors à bientôt pour de nouvelles aventures  !

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