Prospection meldoise, suite 1

L'aventure et l'évasion

Prospection meldoise, suite 1

28 mars 2018 Randonnée Spéléologie 0

Prospection autour de Meaux, on insiste…!

La prospection, on le dit et le redit, nécessite de la patience, de la détermination de l’opiniâtreté….tant que l’on n’est pas certain de ne rien trouver.

Suite à une première séance début mars, un travail d’étude de documents, de cartes, et des cheminements sur place ont déclenché une seconde opération d’approche ciblée.

Puits d’accès P3

Grille de protection scellée

 

Première cible :
Au pied d’une petite et très ancienne falaise calcaire fort envahie par la végétation, une grille de fer en place a été repérée.
En arrière, un départ de galerie est visible…
Cette grille est solidement scellée, mais des pionniers nous ont précédés en creusant un passage latéral suffisant pour y faire passer un homme.
Derrière, un puits vertical d’environ 3 mètres fait suite à un court palier très pentu…nous plaçons une corde double à nœuds, fixée à un bouquet d’arbres.

Suffisante pour ce premier cran de descente.
Un gros caillou jeté dans le vide permet d’apprécier qu’il y a une suite très pentue ou verticale…

 

 

 

 

Coupole du puits d’aérage

Tunnel pentu (corde SJV non fixe)

Moignons d’échelons…

Parvenus sur un second palier on découvre une galerie en tunnel et au sol terreux en pente à 45 ° environ…6 à 7 mètres peuvent être parcourus aisément, ce tunnel mesurant 1 mètre de largeur et 1, 2 mètres de hauteur, voûté roman, en très bon état.
Nous posons une seconde corde à nœuds, là encore suffisante pour ce type de toboggan, peu pentu et sec.

Il débouche sur un puits vertical malheureusement encombré de blocs de roche à 1 m de son embouchure.     
Il a une section circulaire de 1 m, et le sommet est une coupole façonnée au plâtre, un peu dégradée.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         
Subsistant dans la paroi, des moignons métalliques signent l’existence passée d’échelons scellés dont la rouille a eu raison avec le temps.
La visite s’arrête donc là pour cette fois.
Il est tentant de programmer une désobstruction qui s’annonce technique, réclamant au moins 4 personnes pour établir une chaîne d’évacuation.
Le conduit est en effet prometteur d’une suite en carrière de gypse…

Seconde cible :


Une entrée en tunnel talutée étant redevenue accessible après tassement, il avait été découvert un mur occupant tout le fond après 2 mètres de progression.
Ceci laissait à penser que l’on avait affaire à une galerie de cavage en seconde masse de gypse vu l’altitude de 50 mètres environ.
Il y avait des éléments « pour » et des « contre »…
Le « pour » était un témoignage trouvé par Internet, qui décrivait deux entrées visibles d’une route. Or, à cet endroit, il y a bel et bien deux arcades de pierre visibles dans un grand mur longeant une route, l’une totalement murée, l’autre murée seulement dans sa partie supérieure et laissant donc ce fameux passage.
Le « pour » était une maçonnerie très proche de celle rencontrée par ailleurs dans une autre partie de la colline concernée…même facture artisanale, mêmes dimensions…

 

Le « contre » était que le mur du fond supposé murer un tunnel comportait un enduit plâtreux, ce qui n’est jamais le cas pour un simple mur de condamnation d’accès.
De plus cet enduit se trouvait avoir été réalisé AVANT des enduits effectués sur les murs latéraux…alors qu’un mur de condamnation eût été réalisé après !
Le « contre »était que la carte des risques majeurs liés aux carrières et des aléas ne situait aucun vide souterrain à ce niveau.
Néanmoins, on pouvait penser à une erreur ou une imprécision, et que le fameux mur posé, des enduits auraient été effectués pour transformer ce bout de tunnel restant en un abri de cantonnier.

la seule façon de trancher la question était de perforer ce mur pour savoir si on avait affaire à un simple bâti de soutènement du terrain en arrière et donc une petite construction d’abri ou de dépendance de carrière en bord de route, ou effectivement un mur de barrage.
L’opération fut donc menée en toute tranquillité, pour découvrir que derrière une épaisseur de 50 centimètres, on ne rencontrait aucun vide (tunnel) mais du terrain bien plein et bien dur (soutènement). Ce ne sera donc pas par là que l’on entrera quelque part !

Troisième cible :


Les cartes sus-nommées redevenue dignes de confiance, un repérage soigné conduisit rapidement à ce qui devait être l’endroit précis d’une entrée de cavage.
Et là, oui, il y avait bien un superbe tunnel d’accès maçonné en brique pleine et selon un grand arc plein cintre de 4 m de diamètre avec un porche…malheureusement ruiné au-delà de quelques mètres seulement. Sa suite est en effet effondrée sur plusieurs mètres.
Cependant, il y a là aussi une possibilité de retrouver la galerie historique en creusant un puits dans les déblais et la terre…selon la topographie et avec un peu de chance, il suffirait probablement d’1,5 m à excaver pour y parvenir…mais ce sont déjà environ 2 tonnes de matériaux à extraire ! Au moins…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quatrième cible : 


Un chasseur nous ayant décrit un puits avec margelle bien plus haut, susceptible d’être un puits d’aérage, nos le cherchâmes selon ses indications orales…mais après une demi-heure de ratissage pédestre de la zone censée le contenir, il fut évident qu’il n’y avait rien de tel. Mauvaise information, ou information mal donnée ou mal comprise…ce fut donc un chou blanc total !

L’issue de cette séance de trois heures  aura été de faire le point sur des pistes à abandonner, une à revoir avec l’indicateur, et une méritant d’échafauder une opération de désobstruction d’accès…sans même savoir combien de mètres de puits il y a à vider…peut-être beaucoup ! Cela aussi est captivant….!

A la prochaine fois, donc…

 

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