Le Bockloch, canyon de Wildenstein.

L'aventure et l'évasion

Le Bockloch, canyon de Wildenstein.

25 mai 2018 Canyon 0

Canyon du Bockloch  ( Lac de Kruth,  Wildenstein,  68820)

Le Bockloch : descente du 22 mai 2018.    En mode canyon, une corde de 40 m pour tout + une rallonge de 25 m à la fin.

Accès : Départementale 13B   
Parquer le véhicule aux abords du pont sur la Thur, au sud de Wildenstein.
Attention à la petite route tentante qui fait le tour du lac à l’ouest, réglementée et en sens unique…
Traverser le pont et, au choix, suivre la route ou emprunter un large sentier sous bois démarrant immédiatement après le pont, vers le lac, dit « Tour du lac », offrant l’avantage d’être ombragé.
Si on choisit la route, on trouve le pont du Bockloch à 300 m.
Si on prend le sentier, on trouve un passage à gué en blocs de granit sur le Bockloch, à 300 m.
De ces points, remonter le torrent par sa rive droite sur une centaine de mètres de la route (150 m  du sentier) pour atteindre le bassin de réception de la cascade du Bockloch, signalée sur les cartes.

On trouve alors une bonne passerelle de bois étroite, début du sentier du Club Vosgien, balisé d’une croix bleue. De là, 250 m d’un très beau sentier en pente douce amènent à un large chemin d’exploitation forestière carrossable qu’il faut suivre 150 m en montant puis abandonner dans une épingle pour repartir sur le sentier à croix bleues qu’on ne quittera plus sur 1050 m, c’est-à-dire jusqu’à recouper le chemin carrossable au niveau d’un large pont trapu de 4 à 5 m de largeur, enjambant le Bokloch.
Présence d’un banc public et larges rebords du tablier de pont permettant repos et équipement en grand confort ! Du parking à ce point, prévoir une demi-heure d’approche, tranquillement.

 

Près de 2 km de marche et plus de 150 m de dénivelée amènent à préconiser de ne pas monter équipé, et de ne revêtir les effets du canyoniste que parvenu au départ de l’activité de descente…même si le chemin est très bon et peu pentu.
On accède au ruisseau par la pile, en amont de rive gauche.
Le premier cran de descente d’environ 4 m est au sortir du pont avec une dalle glissante (méfiance…) un peu pentue, les broches du rappel scellées sur la pile en face aval.
Cascade C4 un peu déclive sans difficulté.
La suite donne tout de suite l’ambiance générale qui tiendra jusqu’à la cascade finale : canyon largement ouvert, échappatoire quasi permanente, lit très rocailleux, parfois encombré d’arbres morts, rochers mouillés très glissants, blocs souvent instables. Milieu forestier fort agréable, très verdoyant, percées de feuillages donnant accès au rayons du soleil en choisissant bien son heure…(en l’occurrence vers 9 h, fin mai). Plusieurs « verticales » sont en fait contournables, engagement très faible donc.
Progression agréable, mais précautionneuse dans une nature presque vierge !

                                            .             

Peu après, un nouveau cran de descente se présente, d’environ  5m, pour lequel aucun amarrage artificiel n’a été découvert, et qui amène à profiter d’un arbre à la base courbée en crosse et bien en retrait.
L’obstacle court, un peu déclive et le rappel posé haut font que très peu de frottement est à déplorer.

 Une centaine de mètres plus loin apparaît le troisième cran de descente, une cascade de 15 mètres environ, pour laquelle l’équipement semble partir de deux broches implantées dans un gros bloc proéminent en RG. L’usage direct de ce montage amène un premier frottement raisonnable en haut de cascade, puis, vu la roche glissante, risque d’en provoquer un second plus violent si on ne peut rester dans la moitié droite du torrent ( en lui faisant face). La cascade est en effet fracturée horizontalement, avec bord cisaillant.
Une option plus sage est donc d’utiliser ces deux broches comme amarrage en rappel pour se déplacer contre la RG, réduisant les frottements à un seul très haut placé, parable avec un sac ou un bout de bâche prévu à cet effet (à fournir !), ou encore rejoindre un gros arbre dont des racines permettent de s’assurer en relais.
Sur cet arbre lui-même un nouveau rappel pourrait aussi être posé. Un anneau de corde avec maillon pourrait y être installé à laisser ensuite (périmètre de l’arbre de l’ordre de deux mètres…).

Vient alors une sorte de toboggan, pas bien utilisable comme tel car rebonds multiples…Bobos en vue !

il n’y a pas d’équipement artificiel repéré ce jour. Un rappel peut être posé le plus haut possible sur un gros arbre en RD, frottements quasiment évités alors.

Une cinquième « cascade » déclive, souvent contournée car peu passionnante à première vue, est elle aussi équipable à partir d’un arbre de dimensions modestes en RD, et procure un petit agrément supplémentaire…au moins pour les photographes !

Une sixième cascade lui fait suite, pour environ cinq mètres, et pour laquelle on trouve cette fois une collection d’amarrages artificiels en RD.
L’un, isolé, est en retrait et en hauteur dans la face de rocher verticale. Deux autres sont des plaquettes au sol.
Deux autres sont des broches plus près de la descente, elles aussi en hauteur sur face verticale.
Ces dernières sont évidemment ici préférables.
Les autres sont probablement destinées à poser une main courante d’attente pour les groupes encadrés, évitant tout risque de chute.

 

 

 

 

 

 

 

 

    Broche solitaire en retrait RD                                                                                                          Paire de broches  hautes RD                                                                                                                                           

 On obtient alors  un équipement quasiment hors-frottement pour une jolie cascade encore un peu déclive.
Celle dernière donne dans un petit bassin peu profond précédant les dernières courtes longueurs à marcher avant la cascade terminale.


Un peu avant le seuil, on trouve une paire de plaquettes au sol, dont l’usage est aussi très probablement d’amorcer une main courante d’attente allant jusqu’à un arbre au tronc courbé à la base, en RG, très bien placé pour le final de la course.
Cet arbre domine une cascade donnée pour 25 m, mais qui n’en fait qu’une vingtaine, sauf si on y ajoute quelques mètres pour aller au niveau du bassin de réception secondaire, excentré.
Il n’y a pas d’amarrage fixe, le relais coulissant aisément sur l’écorce de ce tronc d’arbre encore jeune.

                              

Du seuil, et du palier confortable jouxtant cet arbre on a un joli point de vue sur le lac et les environs lointains.   

Casc ade un peu déclive, très agréable à descendre…mais pas du tout confidentielle ! Public fréquent ! 
On retrouve alors le sentier du Bockloch. 

Une fois revenu au niveau du lac, ceux qui veulent vraiment sauter dans l’eau peuvent « tricher » un peu en grimpant sur la balustrade du lac, qui offre 2,5 m de hauteur sur une ea u profonde de 2 m environ (selon niveau du lac, évidemment).
Par ailleurs ce site offre un intérêt écologique, une jolie promenade, un circuit découverte, des sentiers de randonnée et de cyclistes ou vététistes.

Le retour à la voiture se fait en 5 minutes. Longueur de canyon d’environ 350 m, dénivelée de 150 m.

 

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