L’insécurité du téléphone portatif 298

L'aventure et l'évasion

L’insécurité du téléphone portatif 298

11 mai 2020 Canoë Canyon Randonnée Spéléologie Trek Urbex Via ferrata 2

L’insécurité du téléphone portatif     298

Que l’on se rassure…il n’est pas question ici de venir dire que cet appareil qui accompagne une écrasante majorité de nos compatriotes ne serait pas utile, voire indispensable dans certains cas.
Non.
Si le titre est ainsi libellé, c’est que dans le cadre de ses activités, SJV sait, par nombre d’expériences vécues ou portées à sa connaissance par des partenaires fiables, que le téléphone portatif  (portatif car « transportable et porté sur soi », et non pas portable, qui n’est qu’un emprunt à l’anglais « portable« , et qui ne signifie que « pouvant être porté », ce qui signifie qu’à ce titre, le téléphone dit « fixe » est lui aussi un téléphone portable…) ne doit pas être considéré comme un élément de sécurité auquel on peut ou pourrait se fier vraiment totalement, et ce, pour de multiples causes.
L’article présent va commencer par donner une liste de ces causes, ni dans un ordre d’importance, ni dans un ordre de fréquence, ni dans un ordre de gravité des conséquences…

  1. L’appareil a été oublié dès le départ
  2. L’appareil a été emporté avec batterie peu ou pas rechargée
  3. L’appareil est laissé dans un véhicule laissé à l’extérieur et incidemment inaccessible.
  4. L’appareil a été volé dans un véhicule
  5. L’appareil dysfonctionne de lui-même
  6. L’appareil est détérioré par des chocs
  7. L’appareil est détérioré par de l’eau en pluie
  8. L’appareil est détérioré par un bain forcé
  9. L’appareil est oublié quelque part suite à une utilisation durant l’activité
  10. L’appareil sert aussi d’appareil photographique
  11. L’appareil est perdu de façon irréversible
  12. Il n’y a pas de réseau de l’opérateur désigné
  13. Il n’y a aucun réseau d’aucun opérateur.
  14. Le froid inhibe les batteries
  15. le porteur de l’appareil s’est détaché loin du groupe
  16. L’appareil est codé, et son utilisateur dédié n’est pas opérationnel

Comme on le voit, pas mal de situations peuvent rendre un téléphone portatif sans rôle protecteur.
Ca ne veut évidemment pas dire qu’il vaut mieux s’en passer, carrément, mais seulement qu’il convient de prendre diverses précautions pour garantir au mieux son efficacité, tout en sachant que le risque zéro ne saurait exister en ce domaine.
Alors, quelles seraient ces précautions…On reprend ici l’ordre ci-dessus !

  1. lier l’appareil aux clés du véhicule avant le départ si on est conducteur, ou le mettre d’avance dans une poche du vêtement qu’on sera sûr de prendre au départ…plutôt pantalon que veste d’ailleurs.
  2. S’imposer la mise en charge dès les premiers préparatifs + se doter d’un chargeur sur allume-cigare. Se doter d’une batterie « externe » et d’un cordon de liaison permettant d’augmenter sensiblement la réserve d’énergie. Cette batterie chargée d’avance et/ou rechargeable sur prise d’allume cigarette et/ou à l’énergie solaire peut s’avérer très utile !
  3. Ne pas laisser les appareils dans les voitures parquées si elles ne sont pas en sécurité. Les avoir sur soi ou dans un sac ou les cacher à proximité. Dans ce dernier cas, tous les équipiers doivent savoir où sont cachés les appareils.Si plusieurs appareils d’ailleurs, les cacher séparément. Si vraiment on laisse les appareils dans un véhicule, faire en sorte que les clés de ce véhicule soient accessibles aux équipiers, pas seulement au propriétaire. Là encore, les cacher (ou avoir un double) soigneusement dans un coin connu des équipiers peut être salvateur…
  4. voir 3)
  5. Disposer de plusieurs appareils
  6. Eviter de le porter sur soi durant l’activité si on sait ou suppose que les chocs et compressions diverses seront au programme. Le transporter préférentiellement sait dans un boîtier dédié costaud, soit dans un bidon étanche avec une coque et emballé dans une ou deux chaussettes épaisses. OU le laisser près de la sortie (si spéléo non traversante)
  7. placer l’appareil dans un étui plastique simplement fermé OU ne pas le transporter si on ressort par là où on entre
  8. Placer l’appareil dans un étui étanche fait pour ça ! Sinon, bidon étanche, comme 6) OU on ne transporte pas.
  9. ceci arrivant souvent à cause d’une utilisation pour avoir l’heure, disposer d’une montre-bracelet étanche. Comme ça arrive aussi lorsque l’appareil sert à prendre des photographies et qu’on le pose pour libérer les mains (repas, besoins organiques, prise de notes, petite activité annexe…), doter l’appareil d’une coque souple avec collier, ce qui permet de libérer les mains sans se séparer du téléphone
  10. comme 9) mais une dragonne peut être plus fonctionnelle.
  11.  C’est le plus souvent le cas de l’appareil qui tombe dans une fissure, un éboulis inamovible, ou dans un cours d’eau agité. Comme 9) ou 10) et même une coque flottante avec dragonne existe ! La rattacher à une sanglette- collier, ou un cordonnet sécurisé dans la poche de poitrine de la combinaison.
  12. Idéalement disposer de 2 ou 3 téléphones liés à des opérateurs différents (Orange, Bouygues, SFR, free…) ou d’un  smartphone double-SIM ou triple-SIM
  13. Il n’y aura pas d’autre solution que de se déplacer à un point de captage, ce qui signifie que, préventivement, il peut être pertinent de l’avoir cherché et repéré avant, au plus près du lieu de  l’activité et/ou de son issue.
  14. Ne pas laisser l’appareil dehors en période très froide. Si c’est dans une cavité froide, porter l’appareil tout contre soi, ou bien le réchauffer plusieurs minutes contre une partie du corps très thermogène. Si on ne transporte pas, le cacher dans une zone moins froide, à 100 mètres d’une entrée de grotte par exemple ( + 10 au lieu de – 10, ça peut servir…)
  15. Disposer de deux appareils, non portés ou transportés par la même personne
  16. veiller à avoir un appareil non codé, ou plusieurs appareils accessibles par diverses personnes, ou confier le code à au moins une des personnes de l’équipe quitte à le changer après la sortie.

Dans le cas principal qu’est celui de la spéléologie, une formule idéalisée pourrait être :

Deux téléphones portatifs sur opérateurs différents, avec repérage de réseau préalablement à la sortie.
Pas de téléphone laissé dans un véhicule. Téléphone caché dans la cavité peu loin de la sortie, cachette connue de chaque équipier, ou bien transporté dans un bidon étanche ( ou sur soi si cavité peu choquante) avec amortisseur de choc dans une pochette flottante étanche à dragonne. Si utilisation photographique, surveillance accrue, avec dispositif d’anti-perdabilité.

De la sorte cet accessoire sécuritaire, entre autres intérêts, a toutes les chances de l’être vraiment et de le rester…

 

2 réponses

  1. Blandine dit :

    J’ai vu que vous étiez à la recherche de spots d’urbex mais je n’ai pas trouver de lien pour vous contacter.
    Serait-il possible de prendre contacte avec vous pour échanger quelques adresses ?

    Bien cordialement
    Blandine

    • Christian dit :

      Bonjour Blandine,

      merci de vous être rendue sur notre site et pour votre commentaire.
      Bien sûr que découvrir de nouveaux endroits à visiter nous intéresse depuis que l’on peut à nouveau sortir de chez soi sans prendre une « prune » (surtout si on se fait remarquer en UrbEx !!! ).
      Cependant nous ne sommes que très peu à même de vous en offrir car notre activité s’est concentrée sur les milieux souterrains ( même si on en connaît quelques-uns plus « classiques »).
      Ce qui pourrait être sympathique serait de réaliser une première « exploration » ensemble, soit sur un de vos « spots » soit sur un des nôtres, afin de faire connaissance et de dialoguer pour échafauder un projet commun.
      Dans un premier temps, dites-nous dans quelle commune vous être domiciliée, pour avoir une idée de votre éloignement…et de ce qui serait proche de chez vous.
      Dans l’attente,
      cordialement,
      Christian.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *