Quatuor à cordes à vide 171

L'aventure et l'évasion

Quatuor à cordes à vide 171

5 novembre 2018 Spéléologie Via ferrata 0

Quatuor à cordes à vide dans le Doubs

Le quatuor à cordes est représenté par  Cinélé au violon, Nadièze à l’alto, Mymy au violoncelle et Kiki à la contrebasse.
Leur premier concert est donné près de la Baraque des Violons, comme il se doit, pour une interprétation d’un concertino d’Igorouzène Tarcenayski


Le premier mouvement, est relativement vif, sous forme d’une sonate des profondeurs, et voit le quatuor descendre peu à peu dans les graves, à coup de cordes pincées et frottées. Une belle harmonie ressort des instrumentistes qui démarrent et s’arrêtent bien ensemble, pour un decrescendo final particulièrement ornementé, avec une belle acoustique .


Le second mouvement, naturellement bien plus lent, a la forme d’un lied, et donne le temps de la contemplation, de la rêverie, car les artistes s’attendent, et tendent vers la fugue ou le contrepoint ! 


Enfin le troisième mouvement, plus rapide, ressemble à un rondo, et voit une bel enchaînement bien synchronisé, avec une certaine fluidité musicale, s’achevant par une ligne mélodieuse dans le sourire et la bonne humeur…
Commencé vers 10 h 30 et achevé vers 17h30, 7 heures de concert…pour environ 700 m…un quatuor plutôt résistant et constant !  Dénivelée cumulée de  130 mètres…concert assez sportif malgré tout !


Les spectateurs- auditeurs étaient représentés par 5 Rhinolophes assoupis et 1 grenouille rousse hébétée…Un squelette partiel d’un mélomane ancien était aussi dans la salle. 
Après un rangement presto, un retour piano, et une soirée allegro, le quatuor s’est endormi sur une berceuse aux chandelles.

 

Le lendemain, le quatuor se produit dans une répétition privée en plein air, dans les Baumes du Verneau. Des envolées lyriques emplissent le site particulièrement agréable, richement coloré, sous un soleil qui joue à cache-cache. 


Deux partitions sont jouées : un Divertissement de Sainte Anne aux notes bleues accrochées aux parois, et une Tyrolienne en dos majeurs, un peu jazzy sur la fin.
L’ensemble fut très équilibré, l’absence de public ayant facilité la concentration.
La formation est donc désormais assez bien rodée, et paraît promise à une jolie tournée en pays de France…
Mais voyons aussi ce qu’en ont pensé les musiciens du jour à l’honneur : Nadièze et Cinélé :

Après avoir eu l’eau à la bouche pendant une bonne semaine, nous voilà partis pour un peu plus de deux jours d’aventure, hors des sentiers battus…

L’aventure commence par une courte nuitée dans une maison forestière franc-comtoise. Un réveil par des chasseurs et un petit-déjeuner plus tard, nous voilà en route vers les profondeurs de cette région. Équipés de la tête au pied, notre petite équipe s’engage dans les méandres d’une grotte.

Une lente progression dans ce labyrinthe vertical commence alors. À la suite de plusieurs puits descendus et plusieurs boyaux franchis, nous nous retrouvons nez à nez avec une camarade inattendue pour le déjeuner : une grenouille !

Les casse-croûtes engloutis et les au-revoirs faits à cette amie exploratrice, nous commençons notre ascension tout en faisant quelques « sorties de route » pour profiter encore un peu du lieu et découvrir de nouvelles salles.

De retour à la surface, nous nous dirigeons vers un vestiaire de foot désaffecté en pleine campagne afin de reprendre des forces et de l’énergie pour pouvoir continuer nos aventures dès le lendemain.

Ce deuxième réveil, fait ce jour-là par un chien de berger, n’est pas aussi froid que celui de la veille, mais tout aussi majestueux. Une plaine verdoyante à nos pieds, la brume matinale en contrebas dans la vallée, un arbre, seul dans un champ, arborant une toison automnale orangée, un lever de soleil en arrière-plan et une équipe déjà sur le départ… nous voilà en route pour une nouvelle journée riche en sensations.

Telle une épopée de Jules Verne, après nous être retrouvés sous terre la veille, nous nous retrouvons, pour ce dernier jour d’expédition, suspendus sur une paroi rocheuse.

Posés sur une corniche, les pieds dans le vide nous admirons un paysage exhibant une palette de couleurs à couper le souffle ! Après avoir été agrippés à des barreaux, avoir escaladé des parois, descendu une tyrolienne, nous retrouvons le sol et allons reprendre la routine quotidienne après cette parenthèse d’un week-end, avec une équipe sympathique, suspendue à une corde.

Merci pour ce Week-end fort sympathique !

 

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