Séance pédagogique au S.P.A. 267

L'aventure et l'évasion

Séance pédagogique au S.P.A. 267

19 janvier 2020 Spéléologie 0

Séance pédagogique au S.P.A.   267

C’est avec humour que l’on affuble le Spélépuits du signe S.P.A., « Spélé-Puits-Antony », comme Spéléologie Protectrice des Animaux ! (Ce qu’elle est, a priori et sérieusement). D’aucuns, en s’amusant à prononcer en monosyllabe « SPA » ont évoqué un lieu de sereine détente…ce n’est pas toujours l’avis des expérimentateurs !!!

Le S.P.A. a été aménagé pour la pratique et l’entraînement de spéléologues, mais aussi, accessoirement, de subterranologues voire d’urbexeurs. 
Si cet aménagement, toujours en évolution, peut apparaître au premier regard comme résultant d’une seule analyse technique et économique, il n’en est rien dans la réalité, car ce sont au contraire des critères pédagogiques qui ont présidé au choix des structures mises en place.
Le S.P.A. permet en effet :
– des équipements plein vide d’un trait
– des équipements avec fractionnements plein vide
– Des équipements avec fractionnements contre paroi
– Des équipements avec fractionnements sur paliers
– Des équipements avec déviations
Ceci avec des amarrages « naturels », ou sur plaquettes pré-installées, ou sur broches (ou équivalents) pré-installées, ou sur plaquettes à installer sur gougeons pré-scellés.


Son organisation spatiale permet à un encadrant (ou deux) de s’installer sur une corde unique descendant d’une traite au cœur du dispositif, et de gérer de 1 à 4 spéléologues actifs, encadrants soit suspendus  soit assis sur barre.
L’encadrant peut à tout moment et aisément rejoindre un(e) pratiquant(e) qui nécessiterait une intervention rapprochée.

Par ailleurs, le S.P.A. est praticable en tous temps, notamment pluvieux, ce qui est un atout pédagogique indéniable !


Les idéalistes diraient que pouvoir y créer ( pluie naturelle ou apport artificiel) un puits arrosé de temps en temps serait aussi formateur, ils n’ont pas tort…mais ce ne sera pas le cas du S.P.A.
De plus comme indiqué dans un autre article, les arrivants au bas du puits ont la récompense de découvrir une carrière encore belle, préservée presque intacte sur quelques centaines de mètres, et non cette frustration potentielle d’avoir descendu et remonté un puits uniquement pour la technique et la sportivité de l’action.


Le comblement partiel de cette carrière offre en outre une certaine similitude avec diverses situations rencontrées dans des grottes…endroits boueux, chaos rocheux, pentes plus ou moins raides, l’ensemble mimant un parcours varié en cavité naturelle.
Pour être objectif, il y manque, hélas, les bruits de l’eau des grottes actives, les chauves-souris (ici totalement absentes), et les concrétions que seul le puits lui-même présente en plusieurs points ainsi que des figures d’érosion du gypse…ainsi que des passages étroits…


Compte tenu de la diversité des possibilités signalée précédemment, plusieurs séances de trois heures sont possibles et nécessaires pour toutes les exploiter. !

 

 

 

 

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