Tételle qu’ il faut !

L'aventure et l'évasion

Tételle qu’ il faut !

28 mai 2019 Via ferrata 0

Tételle qu’ il faut !  (Mai 2019)

Tételle n’est pas venue spontanément s’incrire à SJV…C’est sa soeur Daudo qui l’y a un peu poussée, avec John, leur père…
Mais ça ne lui a pas déplu au départ, et ça semble plutôt lui plaire à l’arrivée ! Plutôt volontaire et résistante, adaptable quand il le faut, et aussi efficace que nécessaire, ce qui n’empêche pas de rencontrer quelques difficultés de temps à autre, comme un peu tout le monde, débutant ou pas !

La poutre mal-aimée…

Tételle n’aime pas beaucoup les poutres en bois que des foldingues s’amusent parfois à percher dans des falaises, lorsque celles-ci sont éloignées des parois et ne sont accompagnées que d’un câble pendouillard « mou »…c’est même à peu près le seul agrès qui lui ait posé un peu problème un jour, et la sortie de ce jour est censée lui donner davantage d’expérience, davantage de confiance, davantage d’assurance, pour que les équipes futures dont elle sera membre soient « homogènes » et puissent évoluer dans un équilibre de potentiels partagés.

Tételle nous raconte donc ce que fut cette petite matinée via ferratiste  plus particulièrement conçue pour elle…

 

 

Il est 15h, après la matinée spéléologie, nous voilà partis pour une session via ferrata à Nans-sous-Sainte-Anne.

Notre groupe se divise en deux avec une partie qui part sur un parcours plus aguerri pendant qu’avec mon trio nous prenons le chemin d’un parcours gentillet d’initiation (au début…) pour mieux appréhender cette activité dans un premier temps.

Cette initiation commence par un rappel sur les systèmes d’accroches et de mousquetons pour (re)partir sur de bonnes bases. La via ferrata « peu difficile » débute avec une légère montée qui nous permet de prendre un peu de hauteur et de nous adapter à plusieurs types de prises et de déplacements horizontaux ou verticaux. Le parcours se poursuit et la difficulté se corse un peu mais globalement nous avançons à un bon rythme tous les trois, sans difficultés apparentes.

Lors de ma dernière pratique de via ferrata en avril j’avais complètement paniqué au passage de poutrelles suspendues au dessus du vide sans appui sur la paroi possibles. Sur ce parcours choisi spécifiquement ce n’est fort heureusement pas le cas.

 

Nous progressons sur notre parcours bleu jusqu’à un endroit où les pistes se croisent et où nous avions convenu de retrouver l’autre groupe, parti sur un itinéraire rouge. Nous repartons alors tous les 6 le long d’une parois) avec des passages plus ou moins étroits et le vide sous nos pieds. Cette zone est commune aux parcours bleu et rouge. Arrivés au bout deux options sont proposées : continuer sur le parcours rouge « difficile » ou prendre l’échappatoire qui ramène vers le village par un chemin simple. Deux étrangers nous doublent et s’engagent sur le parcours rouge pour continuer la via. Je les observe et les vois par moment ralentir dans leur progression car la pente est en dévers ce qui complique l’ascension. J’hésite à continuer mais le groupe me rassure en m’expliquant que ce parcours est tout à fait à ma portée. Nous voilà tous partis sur la suite de la via rouge avec une ascension verticale plus ou moins évidente jusqu’en haut du rocher. Chacun à son rythme, nous nous suivons, pour finalement arriver tous en haut sans de trop grandes difficultés. Une fois là-haut, plus d’autre choix que de redescendre par un autre itinéraire et une appréhension du vide différente puisqu’il faut progresser en descente cette fois.

Arrivés tous les 6 en bas de la via ferrata, le groupe se scinde en deux comme au départ car le parcours réalisé me suffit amplement et que je ne souhaite pas en faire un second rouge. Mon petit groupe se dirige alors tranquillement vers une tyrolienne située à l’entrée de la zone, beaucoup plus fun et plus abordable !

Nous grimpons, installons nos poulies et nous voilà partis vers l’autre côté. Christian ce farceur, décide quant à lui de nous faire faire un « exercice de sauvetage » car il reste bloqué au milieu de la tyrolienne. Il avait pris une corde qu’il lance alors jusqu’en bas et c’est à nous de le tirer vers l’arrivée de la tyrolienne pour qu’il puisse descendre. Exercice physique mais plutôt drôle et surtout pédagogique.

Nous retrouvons le deuxième groupe qui a terminé son second parcours rouge. Il est 19h, Christian nous quitte car d’autres occupations lui demandent de rentrer sur Paris. Quant à nous, nous voilà en route vers notre campement pour la nuit.

Durant deux bonnes heures, Tételle aura évolué sur trois parcours de via, dont une partie dite « rouge », en montée en horizontale ou en descente, avec des vides atteignant 40 mètres au moins. Elle a évolué par ses seuls moyens, parfois conseillée et/ou encouragée, mais jamais aidée. Peu à peu, la gestuelle de progression et les attentions sécuritaires bien acquises ont été complétées par des petites astuces de facilitation. L’appréhension, sans complètement s’effacer ( le contraire paraîtrait d’ailleurs plutôt « inquiétant » !!!) a laissé la place à l’agrément et à la satisfaction. 
Tételle tu n’es pas encore une « pro » de la Via ferrata, mais tes progrès sont très nets !!!
Finalement, en via ferrata, t’es telle qu’il faut !

Bravo !

 

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