La voieED de la Via du Mont 198

L'aventure et l'évasion

La voieED de la Via du Mont 198

16 mars 2019 Via ferrata 0

La voieED de la Via du Mont  (Ornans, Doubs)

Une voieED en via ferrata désigne  une voie dite « extrêmement difficile ». Comme toujours, un niveau de difficulté, qu’il s’agisse de Canyonisme, de spéléoligie, d’escalade, de ski de kayak  et autres pratiques sportives  reste une appréciation flottante, dont la réalité sur le terrain dépendra de moult facteurs.
L’âge, les mensurations, l’état de forme, l’expérience, la technicité, le matériel utilisé, les conditions météorologiques, l’encadrement…et d’autres facteurs plus ou moins intérieurs aux personnes vont agir et inter-agir, tant et si bien que cette fameuse voieED va pouvoir passer pour infranchissable comme seulement difficile selon les individus qui s’y frottent.

 

Poutre du début

Premiers dévers

Le club SJV a emprunté cette voie à plusieurs reprises, avec des personnes qui n’avaient rien de sportifs entraînés, dont plusieurs femmes ou hommes quinquagénaires voire sexagénaires, et bien sûr des plus jeunes peu expérimentés (mais encadrés de près) et le caractère « ED » nous a échappé ! A nos yeux, elle a paru difficile (D), mais pas davantage. Elle nous semblerait TD voire ED si nous n’avions pas utilisé la longette…car c’est cette dernière et savoir s’en servir qui font toute la différence…
La voieED de la Via ferrata du Mont s’entame APRES que l’on a déjà parcouru la voie classique, sauf si on « triche » en descendant en « sens interdit » l’échappatoire finale, ce qui est bien sûr interdit. 
Les pratiquants arrivent donc à cette étape en ayant déjà « travaillé » entre 30 et 60 minutes, ce qui, pour certains peut être déjà une diminution notable de leurs capacités, et de fait, dans ce cas, le « ED » a toutes chances de se faire sentir !

Dévers durable…!

Savoir se reposer…

La VoieEd est, depuis deux ans, précédée d’un mini-parcours dit « test », avec un surplomb. ceci est censé permettre aux testés de vérifier qu’ils sont capables en dévers de placer leur longette (réputée obligatoire dès le départ) et de l’ôter sans difficulté. C’est censé les dissuader d’aller plus loin en cas d’échec, et, effectivement, renoncer sera sage !!!
Il y a un effet pervers qui est que l’individu qui réussit ce test, pourrait en déduire qu’il est décidément un « bon », sans imaginer que le vrai parcours sera un multiple par 10 ou 20 de ce qu’ il vient de réaliser…C’est donc pousser à se surestimer d’un côté et à sous-estimer la voie d’un autre, si on y regarde de plus près…
Passé ce test, cette voieED commence assez paisiblement, et ne laisse pas deviner ses vraies exigences avant quelques décamètres et le passage facile d’une petite poutre…seul apparaît à ce niveau que les échelons sont plus espacés, les passages de prise à prise un peu plus délicats surtout si on est de « petite » taille…il est clair qu’à moins de 1,6 m sous la toise, l’effort sera plus grand.
Vient ensuite une partie plus ou moins déversante, et deux stratégies sont alors possibles :

Dévers marqué et marquant !

  • tenter de passer de façon continue, sans poser la longette, en profitant des endroits pas ou peu déversants,  pour tirer sur les bras le moins longtemps possible.
  • Utiliser sa longette sans modération en prenant le temps de respirer et de reposer les bras

C’est, dans la réalité, le second tiers le plus éprouvant. Le troisième tiers est finalement moins « dur » même en comptant le surplomb majeur qui se trouve tout à la fin, car il y a un large palier pour se reposer tranquillement, carrément assis si besoin !

Les 20 derniers mètres…

Moyennant cette analyse et la bonne stratégie selon les personnes, à condition aussi de ne pas se lancer là-dedans en groupe nombreux, ça passe plutôt bien, sans qu’il soit question d’hélitreuillage de secours comme il y en a eu quelques-uns déjà…
Pour plus de garantie et éviter ce moyen de secours coûteux, bruyant, médiatique, et totalement démesuré, il suffit se se munir d’une corde de 9 mm de 30 m ( 20 m suffiraient même a priori), et, en cas de blocage réel, de mouliner la personne concernée jusqu’au sol, sur un descendeur ou avec un nœud freineur sur queue de cochon, ou main courante en fer rond lisse…c’est tellement simple, rapide et gratuit qu’on se demande bien pourquoi déplacer un hélicoptère !!! Business is business peut-être ? 🙂 !

Pour autant, restons sérieux, cette voieED ( on lit aussi TD+) n’est quand même pas faite pour tout le monde…

Surplomb terminal…en beauté !

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