Célia s’initie à la subterranologie 606

L'aventure et l'évasion

Célia s’initie à la subterranologie 606

19 décembre 2022 carrières diverses Carrières Gagny 0

Célia s’initie à la subterranologie      606

Petite sœur de la spéléologie, la subterranologie se pratique, au sens le plus large, dans tout ce qui est souterrain non naturel.
Bien évidemment, il y a une grande différence entre explorer une cave de pavillon et s’aventurer dans certaines carrières labyrinthiques !
En région parisienne, et, plus largement, en régions dépourvues de cavités naturelles, nombre de spéléologues et de cataphiles se rejoignent voire se confondent.
Les cataphiles se distinguent essentiellement des spéléologues (fédérés ou non) par leur attrait pour l’exploration des lieux souterrains sans autorisation et construits par la main de l’homme présentant un attrait historique.

 

 

Les cataphiles se différencient des subterranologues (scientifiques des souterrains), dans leur démarche de fréquentation des cavités artificielles et des infrastructures souterraines. 
La cataphilie est une démarche ludique, la subterranologie est bien plus scientifique, même si l’aspect ludique n’est pas exclu.
Les adhérents de SJV ne sont pas des cataphiles, ou bien ne le sont qu’à titre privé, hors association.

 1) Géologie, hydrologie.
Notions de stratigraphie, de sédimentologie, de microtectonique, pétrographie, minéralogie…ici appliquées à des roches sédimentaires, marnes diverses, calcaire, gypse sous ses formes saccharoïde, pied d’alouette, fer-de-lance.

 

 

2) Biospéléologie
Observations de champignons divers dont moisissures bien représentées, faune trogloxène et troglophile, dont une majorité d’insectes, d’arachnides et de mollusques.

 

 

3) Techniques industrielles
observations du travail des carriers, charpentiers, sapeurs, champignonnistes, nombreuses marques ou vestiges encore en place.
Comblement, bourrages, clavage

4) Sécurité
Observations des déformations, accidents géologiques, précautions à prendre selon les signes des désordres structuraux.

5) Sociologie
Observations relatives aux occupations successives des lieux, sur environ 2 siècles, motivations des occupants et des visiteurs.

 

 

6) Cartographie, orientation
Usage des plans, dressage des topographies, technique anti-égarement. Prospection, exploration raisonnée

7) Techniques d’investigation
Entrées horizontales, étroitures, entrées verticales avec techniques de corde, échelles fixes, balisage, photographie.

A cela peuvent s’ajouter l’esthétisme anthropique (dessins, gravures, sculptures…) ou minéralogique (concrétions, cristaux individualisés…)

 

 

 

Il est bien clair que même à la faveur d’une sortie de 8 heures, transports et déplacements extérieurs d’une heure inclus, tout ceci ne peut être qu’approché !
Mais l’ensemble donne une bonne idée de ce que peut apporter la subterranologie, tant au corps qu’à l’esprit…notamment ceux de Célia ce jour-là ! Reste à approfondir…

 

 

J’ai beaucoup aimé cette activité, il n’y a pas le plaisir de l’effort physique, mais c’est plus reposant du coup, et on a plus de disponibilité pour avoir le nez en l’air et regarder les lieux.
L’effet labyrinthe était aussi assez rigolo, cela fait travailler le sens de l’orientation! 

Célia

 

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *