TGRLIFRA 14 G 916
TGRLIFRA 14 G 916


La TGRLIFRA est la Très Grande Randonnée LIttorale FRAnçaise, une promenade pédestre de quelques milliers de kilomètres sur la côte manchoise puis atlantique, avec quelques particularités…
– le parcours suivi est préférentiellement et autant que possible, au plus près du flot, quel que soit le niveau de marée.


Bien entendu, il peut arriver que des structures artificielles interdisent tout passage pédestre, ou que la marée rende impossible un franchissement durant des heures.
Ou encore, qu’un arrêté municipal, préfectoral, voire ministériel déclare un passage illégal.


– le randonneur, la randonneuse, sont autonomes, sont donc indépendants de tout commerce, mais susceptibles de quémander de l’eau potable si aucune source ou fontaine n’est accessible durant leurs étapes. Bivouac systématique.
– L’impact écologique est réduit au maximum, donc pas deux véhicules pour les navettes…ouvertes à l’auto-stop ou transports en commun locaux, selon les cas


– Equipe de 1, 2, 3 ou 4 personnes au maximum .
– étapes calibrées à 25/35 km en moyenne, conditions rustiques, portage minimalisé.
Cette activité ne pouvant être menée en continu (estimation à 100 journées de la Belgique à l’Espagne) car nécessitant une trop importante disponibilité, elle est menée selon un séquençage chiffré, chaque séquence, (Ici la quatorzième : 14) étant composée d’étapes lettrées… (Ici la septième : G)


Les points kilométriques maritimes (PKM) sont comptés depuis la frontière belge, en suivant le trait de côte majeur. Il peut donc y avoir des longueurs non parcourues à pied du fait d’obstacles incontournables.
Les parcours pédestres sont en kilomètres effectifs, (PK) qui diffèrent régulièrement des PKM du fait d’incursions dans les terres ou dans les villes et villages.
Etape N° 498 14 G : de Plouzané à Gare de Brest ( PKM 1535 à 1543 général)


Lever tranquille, dérangé par personne et n’ayant gêné personne, ce petit bivouac « urbain » s’est fort bien passé.
Table et bancs facilitent le remballage, qui sera le dernier du voyage, donc à gérer en fonction de l’accessibilité des choses.
Comme il s’agira d’un train sans restrictions importantes de dimensions des bagages, le conditionnement est plus facile qu’à l’aller !


Le plein d’eau étant réalisé, il n’y a plus qu’à retrouver le GR.
De cette plage, il n’y a plus aucune possibilité d’accéder à l’estran, tous les rivages sont très raides ou interdits d’accès par des espaces militaires ou portuaires.
On tombe très vite sur le Fort du Portzic , un autre « enfant » de Vauban (1893/99) qui servit notamment à cacher momentanément tout l’or de la Banque de France en 1940.


Ceci, en attendant son embarquement pour le Maroc, encore sous protectorat français, pour le soustraire aux vues des Allemands.
Puis c’est la zone de l’Arsenal, forcément peu esthétique, malgré quelques efforts de décoration et de végétalisation.
Un petit espace en retrait, le Jardin des Explorateurs, présente diverses espèces florales et arbustives typiques de contrées lointaines en lien avec lesdits explorateurs.


On trouve cela un peu avant la grande Tour Tanguy ( XIVe siècle) laquelle est passée par divers états de ruinification ou de restauration ou de modifications pour arriver à son aspect actuel, clairement médiéval.
Elle a pour fond d’horizon l’immense pont de l’Harteloire ( 1950, 634 m dont 585 au-dessus de l’eau, laissant 45 m de tirant d’air aux plus hautes mers ) précédé de celui de Recouvrance plus modeste et surtout avec une travée centrale mobile ascensionnelle.
Ce dernier, mis en service en, fut longtemps le plus grand pont levant d’Europe. Chaque pylône, construit en béton armé, mesure 70 m de haut.


La travée mobile actuelle, en acier, installée en 2011, est longue de 88 m, large de 15 m, et pèse 625 tonnes…d’énormes câbles permettent de la hisser sur 40 à 50 m.
La Penfeld franchie, il n’y a plus qu’à remonter la Rue de Siam en suivant les rails du Tramway, jusqu’à l’hôtel de Ville, puis obliquer à droite vers la gare SNCF.


Cette dernière est dotée d’une salle de pas perdus et d’un piano d’accès libre…on ne s’en privera pas, l’auditoire momentané non plus.
Il reste deux heures d’attente, ce qui est raisonnable mis en rapport avec près de 7 jours en Bretagne !
Une exposition publique en pleine rue d’œuvres sculpturales du « Chat » de Geluck ( 20 œuvres en bronze ) étendue sur plusieurs centaines de mètres donne que quoi s’occuper !


La séquence 14 de la TGRLIFRA s’achève ici, après environ 220 kilomètres de marche et une cinquantaine en voiture dont 25 dès le départ pour compenser la disparition du chemin de fer entre Morlaix et Roscoff. 6 journées sans aucune difficulté, sous un ciel bienveillant, et en n’ayant rencontré que des gens sympathiques voire accueillants.
Et bien sûr une belle nature, qu’elle soit sauvage ou cultivée.
Néanmoins, l’éloignement de plus en plus grand du siège de SJV, et la nécessité de séjours de plus en plus longs font que la TGRLIFRA pourrait bien devenir la TGRCOFRA, « CÔtier » se substituant à « LIttoral », et le déplacement cyclable prenant le relais du déplacement pédestre, notamment en empruntant la V 45 au départ de Brest .
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Ce moyen de locomotion permet d’envisager des parcours de 100 km par jour en moyenne, mais aussi de faire porter le matériel par le cycle et non sur le dos…ce qui permet d’en emporter un peu plus, dont une nourriture plus variée, et de l’eau sans trop la compter.
En jouant bien des tarifs SNCF, on parvient à « éviter les surcoût du transport du vélo !!!
A suivre…

