Wennou s’offre un rallye VTT ! 923
Wennou s’offre un rallye VTT ! 923
A l’occasion de son anniversaire, Wennou a choisi de passer une petite journée dans une province rurale, la vallée de l’Ourcq, en selle sur son VTT presque neuf, et à la découverte de quelques sites ou éléments remarquables du parcours.
Cela, avec une carte en papier pliée en quatre dans sa poche de pantalon, pour tout guide.
Pas de téléphone sur GPS, pas de boussole, aucune question à des riverains ou passants…tout dans la carte, sur laquelle l’itinéraire avait été tracé, ponctué d’une vingtaine de balises situant les passages « obligés ».
Le départ a été fixé à l’église de May-en-Multien, à 142 mètres d’altitude. Effectif vers 11 heures après un trajet automobile perturbé par une route barrée sans qu’aucune déviation ait été mise en place…
142 m d’altitude, on le signale, parce que cela autorise un démarrage facile, riche en descentes !
Etape 0-1 PK cumulé 00,35 km

On prend la Rue du Moutier sur 300 m et on tourne à gauche dans la Ruelle des Vaches, pour découvrir le lavoir de May, très délabré, mais en cours de réhabilitation et sécurisation depuis quelques mois.
Ce bâtiment imposant, (12 m x 8 m) formé de hauts murs, tout en briques rouges pleines, n’a plus de toiture, mais il persiste la puissante armature métallique en IPN d’une rénovation déjà ancienne.
Il y a deux bassins, dont le plus grand a été fortement détérioré par l’installation puis la croissance d’un arbre.
Ce lavoir est flanqué d’un abreuvoir.
L’entrée en est interdite…mais on peut largement observer l’intérieur du seuil de la porte !
Etape 1-2 PK cumulé 04,40 km

Elle commence par un chemin carrossable (Ruelle des vaches) qu’il faut quitter par la droite après 100 m pour un bon chemin que l’on garde 280 m pour lui préférer un nouveau sur la droite. Ce dernier amène en 200 m à une petite route dite « Chemin du Port ».
La traverser et poursuivre 380 m avant de partir à droite dans un chemin forestier remontant, que l’on suit 640 m pour en partir, à nouveau sur la droite…mais, 220 m plus loin, ce sera cette fois à gauche que l’on s’élance, pour une belle et longue descente de 1 km, dans les bois joliment colorés par l’automne puis en lisière de champ, finissant sur la Route du Général Leclerc.
Toute cette partie sur terrain naturel est assez facile, à condition qu’il n’ait pas beaucoup plu auparavant.
On s’en va sur la droite, vers le sud-ouest, pour 1200 m de la Rue du Général Leclerc qui traverse le hameau de Vernelle, laisse le pont sur la gauche et mène au très beau hêtre classé au patrimoine local et au pied duquel est nichée la casemate double de la Ligne Chauvineau, second élément de visite.
Cette casemate double est l’unique exemplaire de la Vallée de l’Ourcq qui compte 25 ouvrages militaire de 1940, encore visibles actuellement.
Récemment dépolluée et « nettoyée » de la végétation excessivement colonisatrice, elle est visitable sans difficulté, comportant une remarquable descente de chargement (ou déchargement au temps militaire) de petites péniches, descente remaniée par les gestionnaires des carrières de pierre situées à quelques décamètres de là. Cette casemate dotée de deux fenêtres de tir opposées permettait un contrôle amont et aval du canal et de son chemin de halage.
Etape 2-3 PK cumulé : 04,70

Cette casemate marquant le point le plus méridional de l’itinéraire, on repart en arrière jusqu’au pont de Vernelle que l’on traverse pour prendre le chemin de halage vers l’amont, à quitter aussitôt à droite pour s’engager dans un chemin forestier que l’on quitte à nouveau très vite pour rejoindre le lavoir bien visible à droite.
Ce lavoir à l’origine à ossature en bois et en impluvium couvert de tuiles rouges, a été rapidement restauré au XIXe siècle avec une armature métallique et couvert en tôles ondulées, et a subi la chute d’un arbre en 2022.
Néanmoins, on peut encore apprécier tout ce qui est en pierre, bassin, margelles, pavage, escalier et une alcôve où est réceptionnée l’eau de la source, acheminée par une canalisation passant sous le canal.
Une eau cristalline, au demeurant !
Etape 3-4 PK cumulé 06,10 km

Du lavoir de Vernelle, on emprunte le chemin de halage jusqu’au pont de Marnoue la Poterie que l’on traverse pour partir à droite dans la Rue du Chat qui Pêche durant 130 mètres. On est alors sous un magnifique saule pleureur qui abrite une tourelle Chauvineau.
Cette dernière, récemment dégagée de terre, cailloux, végétaux et déchets, est visitable, et permet de découvrir ce que pouvaient vivre les soldats français en juin 1940, censés arrêter l’invasion allemande par une armée beaucoup mieux armée, plus nombreuse, et dopée par le vent des victoires précédemment engrangées. Cette tourelle défendait le pont de Marnoue.
Elle abritait une mitrailleuse pivotante.
Mais ce village compte aussi une casemate actuellement très discrète car perchée dans un jardin privé, partiellement enterrée, un peu en aval du pont. Non visitable sans autorisation, mais visible de la clôture.
Etape 4-5 PK CUMULÉ : 10,65 km

De cette casemate bien cachée, on traverse le pont de Marnoue pour reprendre le chemin de halage vers le nord jusqu’au pont de Gesvres-le-Duc, que l’on franchit pour tourner aussitôt à droite dans un large chemin agricole remontant, que l’on suit sur 150 mètres. On longe alors des pâtures d’équidés. L’un de poteaux porte trois profondes entailles sur sa tranche au nord, c’est en face de lui que démarre une sente peu marquée.
Par une courte descente raide, elle mène rapidement à une casemate semi-enterrée à flanc de talus, surnommée « La Truite ».
Cette casemate de base, semblable à la précédente aperçue à Marnoue, est un bouclier de défense pour une position de mitrailleuse fixe. Elle a été partiellement désobstruée de masses de terre.
On peut alors la contourner et descendre à nouveau en se rapprochant du canal, et, un peu en aval, on découvre un second bouclier, très bien préservé, surnommé « Le Saumon », et dont on n’eut qu’à retirer une partie de végétation invasive. Ces deux casemates boucliers défendaient le Pont de Gesvres et la petite route qui va vers le château de Gesvres-le-Duc, ainsi que la grosse ferme associée à cette propriété.
Etape 5-6 PK cumulé : 11,55 km

Passage très facile, sur petite route asphaltée, menant à l’entrée du Château de Gesvres-le-Duc. L’objectif n’est pas cette ex-belle demeure, presque complètement détruite, mais ce qu’il reste encore des communs, tourelle, grille et surtout de magnifiques étangs périmétriques…400 m x 350 m, soit 2300 mètres en tout ! Largeur variable de 20 à 40 m…Avec un bassin occidental, on arrive à 60 0K cumulé :00 m² de plan d’eau !
Hélas…divers éléments conjugués depuis quelques années font que les parties en eau ont régressé. Et ce jour, plus rien d’aquatique visible ! Petite déception. Restent encore une tour de garde (livrées aux éléments, toiture défoncée) une grille imposante, et le pont d’accès.
Au fond des étangs-douves poussent maintenant divers végétaux…on ne sait s’il est prévu que ces étangs soient à nouveau mis en eau. (?)
Etape 6-7 PK cumulé : 15,00 km

Tournant le dos à la grille, on va alors déambuler « royalement » sur l’ex-allée ducale de 1500 m qui menait droit au château, devenue une petite route parfaitement viabilisée, goudronnée, bordée de poteaux à la signalétique étonnamment fournie, et qui débouche sur la D 102, près de Fussy.
A cet endroit ont été installées une table à bancs et une poubelle…juste ce qu’il fallait pour une bonne pause déjeuner, avec du soleil en prime.
Dans cette poubelle, hélas, se trouvait un héron cendré mort…y a-t-il été jeté déjà mort ou bien s’est-il auto-piégé en cherchant à manger dans la poubelle (?)
La suite implique de revenir en arrière par un beau chemin forestier, au début parallèle à la grande allée précédente, puis s’en détachant et décrivant une large ganse pour remonter vers Crouy-sur-Ourcq. Près de 1500 mètres à longer des ruisseaux de drainage des marais, dans un décor très agréable de sous-bois, pour parvenir à la petite ville par le Chemin de Tresmes, qui débute à la station d’épuration.
Lui fait suite, tout droit, la rue du Cheval Blanc, qui débouche sur la Place du Marché. Au centre de cette dernière, la remarquable fontaine à bassin, dite « Des Trois Angelots », de 1858 (rénovée à l’identique en 1998) et, coup de chance, elle était active !
Un peu plus loin, l’église Saint-cyr : Sainte Julitte du XVIe siècle avec sa tour romane. Non visitable en dehors de rares offices.
Cette église est malheureusement enchâssée dans l’habitat général, juste cernée de rues, sans aucun recul de perspective.
Sous de petites gargouilles basses, on remarque des écoulements pluviaux en fonte cannelée, le long des murs, dont le débouché a un faciès animal.
Etape 7-8 PK cumulé : 16,00 ( + 1,2 d’erreur ce jour-là !)

De l’église, on part droit vers l’ouest et la gare de Crouy, par les rues du Général de Gaulle, des Etuves, et de la gare le tout balisé en bleu ou jaune et rouge. Au passage, plusieurs belles maisons sont remarquables.
Une confusion de marquage entre GR11 et PR coûtera 1200 mètres d’aller et retour…
Mais on arrive bien à la petite gare sympathique de Crouy et bien sûr au château du Houssoy, tout du moins à son donjon, c’est à dire ce qui reste principalement du château !
Ce dernier est en cours de restauration partielle des cheminées, ce qui lui vaut d’être flanqué d’un échafaudage qui gâte un peu la vue globale. Néanmoins, la vue extérieure vaut déjà le déplacement.
Ce donjon est visitable une fois par mois, sous réserve d’affluence suffisante…il faut voir avec l’office du tourisme de Meaux (par exemple)
Le Donjon du Houssoy, situé à Crouy-sur-Ourcq, fut construit à la fin du XIVe siècle par Jean de Sépoix, conseiller de Charles V.
Ce vestige historique était autrefois un château fortifié, bordé de fossés et surveillant la rivière d’Ourcq.
Les visiteurs peuvent explorer les différents étages du donjon et découvrir ses cheminées suspendues Les visites guidées plongent les curieux dans l’histoire médiévale du site et ses transformations au fil des siècles.
Les visites guidées peuvent accueillir 15 personnes maximum. Elles peuvent être annulées en cas de manque de participants (5 personnes minimum) 48h avant la date de la visite. Un report sera proposé aux clients en cas d’annulation. (Prix de 7 euros par personne, gratuit si moins de 10 ans).
Etape 8-9-10-11-12 PK cumulé : 19,75 (+ 1,2 km d’erreur)


C’est l’étape qui peut être la plus fatigante, du fait d’une « bosse » importante dans le Bois de Garenne, à franchir en terrain forestier, et de 2 km de chemins de marais, plus ou moins herbeux, boueux, encombrés de bouts de bois. Zone inondable si pluies fortes répétées.
De la gare, on revient un peu sur ses pas sur 300 m jusqu’à une petite place triangulaire, où l’on part à gauche dans le Chemin de la Terre Chaude, balisé en bleu. Ce joli sentier serpente 400 mètres pour se raccorder à la D 102 que l’on prend à gauche sur 350 mètres point d’où part un large chemin agricole sur la gauche, balisé GR.
Ce balisage se perd plus tard pour ne conserver que le bleu.
Après une jolie montée (dénivelée de 35 m environ) suivie d’une belle descente, on arrive au point bas, niveau des marais, qui sont inondés en période pluvieuse durable.
Il faut alors s’en aller vers la droite durant 230 mètres et tourner à gauche. Pour la suite, bien suivre le balisage bleu qui mène à un premier petit pont de bois sur le « Grand fossé ». Toujours en suivant de près le balisage bleu (on peut observer que l’ex-tracé du GR 11 a été recouvert de peinture grise pour le neutraliser) un chemin tortueux semé de racines conduit à un second pont, au-dessus de la rivière Ourcq, en métal riveté, baptisé « Pont d’Arcole ».
Sans doute par des admirateurs de Napoléon car sinon le rapport avec la bataille du Pont d’Arcole en novembre 1796 semble totalement infondé ! (Arcole est un petit village situé sur la petite rivière Alpone en Italie).
Le rapport avec le Pont d’Arcole à Paris n’apparaît pas mieux, sauf si on considère qu’il est aussi en acier riveté…
Peu après ce pont au nom célèbre, on part à droite et le chemin se poursuit jusqu’à traverser la voie ferrée pour rejoindre le canal de l’Ourcq.
De cet endroit, on trouve un abri de pique-nique et on a une vue sur un manoir restauré.
Le pont franchi, s’élancer sur la droite sur 100 m et se stabiliser au droit du lavoir, car de ce point, trois éléments intéressants sont à proximité.
En contrebas, un joli lavoir mono-bassin, très bien restauré, aménagé en aquarium à gardons, et où l’on peut voir un petit abreuvoir annexé
Se voient aussi une source d’alimentation derrière une solide grille en fer forgé, et, au fond d’une galerie surbaissée d’une dizaine de mètres, le captage de cette source en pleine roche.
70 mètres plus au nord, une petite impasse herbeuse mène à une tourelle Chauvineau, récemment nettoyée de fond en comble, qui défendait le bief du canal en amont du pont de Neufchelles. Visitable sans souci.
A 150 mètres en remontant la rue de l’église, on trouve cette dernière, dédiée à Saint Brice, élevée au XIIe siècle et restaurée ou modifiée jusqu’au XVIe siècle. En grande partie détruite, mais ce qui persiste est remarquable.
Etape 12-13 PK Cumulé : 20,65 (+1,2 d’erreur)

On repart du lavoir pour traverser le pont de Neufchelles et emprunter la chemin de halage dans le sens du courant, jusqu’à trouver le pont suivant, qui dessert Beauval. On traverse et on remonte un peu jusqu’au village où on tourne à gauche sur la Route de Beauval. 80 m plus loin, un étroit passage entre des maison, sur la gauche, permet de descendre (à pied de préférence) jusqu’à un petit lavoir carré récemment reconstruit, aux abords d’un verger.
Etape 10-11 PK cumulé :
