Les douze Îles de Chelles 909
Les douze Îles de Chelles 909
Voici une petite activité typique de ce que SJV peut soutenir conformément à l’objet de ses statuts !
Et un projet simple, facile à monter, à peu de distance, pour qui ne dispose que de 4 heures (hors préparatifs et rangement !) et n’est pas un ou une athlète de jeux olympiques…
Pour autant, sympathique, dans un environnement agréable, et qui coûte malgré tout quelques efforts pour couvrir les 8 kilomètres dont la moitié à la remonte.
Entre la Passerelle de Champs-sur-Marne et le Barrage de Noisiel on compte en effet 12 îles ( 90 m x 350 m pour la plus grande) ou îlots (4 m x 20 m pour le plus petit !) qui déterminent une dizaine de passes entre elles, eux, et le cours principal de la Marne, et entre elles et eux-mêmes.
Une zone de « rapides » de 100 à 200 mètres, peut créer un obstacle à la remonte, car pas facile à franchir, beaucoup renoncent et contournent à pied et au portage, par la berge droite.
Quelques passants purent observer la lutte farouche de « Cécémijen », qui après deux ou trois tentatives parvinrent à surmonter le flot et venir se réfugier dans un « calme » de la rive gauche.
En revanche, cette même zone offre un petit parcours à portes pour kayak, sur un bras de rive gauche.
Les bras de rive droite qui viennent alors offrent une ambiance calme, plus ou moins romantique, ou sauvage, ou marécageuse…avec leurs arbres penchés qui forment de grandes voûtes encore verdoyantes en ce début d’automne.
On y rencontre généralement des canards et des cygnes…et beaucoup de lentilles d’eau, de nénuphars et myriophylles, mais aussi des branches mortes et malheureusement quelques déchets flottants.
Selon le niveau, certaines passes le plus en amont sont navigables ou non.
En l’occurrence, le trio du jour, « Cécémijen » dut faire demi-tour face à un enchevêtrement de troncs d’arbres et de branches, et rejoindre le cours principal de la rivière, dont la remontée reste désormais assez facile surtout en « rasant » les berges où le courant est bien atténué.
Héron cendré, Aigrette garzette, Canard colvert, Cormoran…plusieurs individus purent être observés au long d’un tronçon quasi-rectiligne, dont la largeur oscille entre 40 et 70 mètres !
Difficile de ne pas être impressionné par l’envol d’un héron, puis admiratif de son vol coulé puissant, pour finir par se poser en équilibre sur de hautes et petites branches…
Au terminus amont, se trouve le Barrage de Noisiel, qui peut libérer des flots très violents, dans un lit encombré de rochers et de tertres terreux méandriformes qui créent des hauts-fonds « traîtres » un peu partout. Mais aujourd’hui, le bruit habituel de la vaste chute est très modéré, et les eaux bien moins tempétueuses, on peut même s’y promener et jouer des contre-courants qui forment de grands disques lisses.
Moyennant quelques centaines de mètres, on peut ensuite pénétrer dans le bassin de fuite des retenues d’eau du grand moulin de l’entreprise Meunier dont les chocolats furent connus du monde entier.
Les eaux y sont animées par deux bouches de lâcher et la grande façade (40 m de longueur) en briques et carreaux faïencés, aux nombreux motifs colorés et toiture travaillée, donne un tableau de bâtiment industriel artistique.
On peut, là aussi s’amuser avec les courants et les remous quand ils ne sont pas trop agités…
Une passerelle d’une seule portée d’une cinquantaine de mètres sur arcades en béton témoigne d’un savoir-faire du XIXe siècle.
Embarquement et débarquement sont très faciles au Parc du Vieux Moulin de Chelles, juste en aval de la Passerelle de Champs, avec de nombreux oiseaux peu farouches dans le décor…
Au final, une belle promenade de trois heures environ, que le trio « Cécémijen » a grandement appréciée, avec de bons moments de rigolade !
On ne peut que recommander ce petit parcours à nos lectrices et lecteurs, sachant qu’il peut, bien sûr, être augmenté vers l’aval (Pont de Gournay à moins d’un kilomètre ou Pont de Neuilly à 5 km), mais aussi être agrémenté en effectuant des « huit » autour des diverses îles, ou encore enchaîner plusieurs fois le parcours de slalom équipé de portes suspendues (Bassin des Îles Mortes) pour un bel entraînement de résistance et de manœuvres diverses…devenant alors franchement « sportif ».
Pour la mémoire de Cécémijen : 1) embarquement 2) remontée délicate du rapide 3) Les cygnes d’Indiana Jones 4)le marécage du demi-tour
5) La passe libératrice 6) le Barrage de Noisiel 7) Le Grand Moulin Meunier 8) Bassin de slalom des Îles Mortes 9) Débarquement.

