Le triathlourcq de Nicolas 890

Le triathlourcq de Nicolas 890

18 juin 2026 Canoë Randonnée 0

Le triathlourcq de Nicolas     890

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De retour depuis trop longtemps pour une nouvelle aventure !!!

Samedi, c’était mon expérience « triathlourcq »  !!! Rendez-vous à 9 heures.
Au programme, canoé, marche et vélo, le tout agrémenté de visites culturelles évidemment 😊
Comme les choses ne sont pas faites à moitié avec l’accompagnement amical de SJV, et que pour moi les occasions d’en profiter ne sont pas nombreuses , cette sortie est d’une durée prévue de 10 heures, avec la mention « prévoir une grande marge de manœuvre » …ce qui laisse présager des prolongations !

Après un départ un peu difficile suite à une petite erreur de trajet, pour cause d’inattention et de bavardage incessant dans le véhicule, nous avons déposé les vélos pour le retour, bien en vue, bien anti-volés au garde-corps du déversoir d’Ocquerre, selles et colliers amovibles soigneusement retirés, selon les vilains adages «  L’occasion fait le larron » et « Il ne faut pas tenter le diable »…car devoir pédaler une heure sans selle, ce serait pénible ! Sans parler du coût de remplacement.

Puis nous sommes partis vers notre point de départ de la journée, le port de Mareuil-sur-Ourcq.
Nous avons enfin pu démarrer, assez tard, dans cette petite ville, où nous effectuons une première excursion rapide de 900 m, débutant par la visite d’un joli lavoir très bien entretenu et d’une église.
Bêtise de ma part, je perds un document que je suppose tombé de ma poche (?). Début difficile !!!
Mais je m’en remets, supposant le retrouver plus tard, et me reconcentrant sur le nautisme !

Nous nous sommes alors engagés en canoë biplace pour commencer à descendre le canal.
Démarrage effectif vers 11 heures.
Notre premier arrêt sera à Neufchelles, 3800 mètres en aval.
Là, visite de l’église partiellement restaurée, de la tourelle Chauvineau 25G de type 7 pour mitrailleuse, et du lavoir à gardons…c’est une gentille promenade pédestre de 700 m, et on repart !
1300 mètres plus loin, escale au Pont de Beauval, pour une balade d’un kilomètre aux fins de découvrir le petit lavoir carré entièrement restauré, couvert en ardoises.
Nous repartons pour 1400 mètres de navigation, escale à Varinfroy, où une petite marche apéritive de 1800 m permettra d’observer l’église remarquable, et de visiter un lavoir complètement laissé à l’abandon, camouflé dans un petit bois !
C’est l’heure du déjeuner, pris à l’ombre du grand saule près du pont, après une courte visite de la tourelle Chauvineau 25I type 7 pour mitrailleuse, modèle comportant un réceptacle à douilles.

L’arrêt suivant se fera face à la base de location de canoës de Crouy-sur-Ourcq, 1100 m plus en aval. Il donnera lieu à un mini-circuit de 2200 mètres à pied, donnant accès au gros bouclier Chauvineau 25J type 1 pour canon antichar de 25mm avec son « Neptune » en relief, les petites casemates 25K et 25 L toutes deux de type 3 pour canon antichar de 25mm, la 25 L flanquée d’une stèle à la mémoire du Sous-lieutenant Montauzan mort pour la France cependant qu’il vaquait à l’alimentation en munitions de sa section de combat.
Ceci associé à la visite extérieure du donjon du château du Houssoy…autre époque, mais toujours dans une ambiance de guerre, hélas !
Cette étape est aussi l’occasion de constater le bas niveau d’eau du canal, environ 30 cm sous le normal, car on en arrive à se poser sur le haut-fond vaseux !

800 mètres plus loin, courte pause au déversoir de Crouy et son original radier en grosses pierres plates. A peine 100 mètres à pied !
Encore 1100 mètres à pagayer, pour faire halte à Gesvres-le-Duc où nous attend cette fois la plus longue excursion pédestre du triathlourcq, soit 4600 mètres, mais, pour des raisons de prise de retard de plus en plus marquée, on se contentera de 3000 mètres, abandonnant en cela la visite des vestiges du château de Gesvres en rive gauche.
La rive droite nous livrera d’abord les casemates 25M et 25 N toutes deux de type 3 pour canon antichar de 25mm, avec leurs curieuses dénominations « Truite » et « Saumon », et que nous avions sommairement dégagées de la végétation envahissante deux mois plus tôt.
Puis, ce seront les casemates 25 O et 25 P, toutes deux de type 4 pour mitrailleuse. La première est complètement enfouie dans un bosquet, loin dans les pâtures, la seconde, perchée dans un talus de chemin de moulin, et dénommée « Loutre »…probablement en 1940.
Nous reprenons nos pagaies pour 4 km sautant l’étape de May-en-Multien (Eglise et lavoir tout en briques pleines) pour réduire la partie marchée de 2 km.
Cela nous mène donc à Marnoue-la-Poterie.
Le débarquement connaîtra un incident qui verra une pagaie partir seule dans le courant ici un peu accéléré entre les piles du pont, que Nicolas ira rechercher au péril d’un dessalage potentiel…qui n’eut pas lieu.
Nous visitons alors, moyennant 400 mètres de promenade, le bloc Chauvineau 26A type 7 pour mitrailleuse, sous son grand saule pleureur, et la casemate 26B type 3 pour canon antichar de 25mm, dissimulée entre des maisons, dans un petit jardin, quasiment invisible !
La navigation reprend pour 1200 mètres, avec un arrêt à Vernelle pour aller voir, en ne marchant que 200 m, le lavoir à impluvium, relativement entretenu, mais à la toiture provisoirement en tôle ondulée…loin de l’esthétique des tuiles plates ou des ardoises ! Nous y observons néanmoins, la source d’alimentation, qui passe sous le canal, dans un aqueduc, d’une eau bien transparente.
Ce sera seulement 200 mètres plus en aval que nous aborderons la rive droite, un peu raide et ronçue , pour aller visiter une casemate Chauvineau spéciale, 26 C type xx pour 2 mitrailleuses à fenêtres de tir opposées et reprise plus tard en maçonnerie pour donner un ouvrage destiné au chargement des péniches pour les carrières de calcaire toutes proches. Très faible déplacement à pied !!! Mais quelques griffures…
Une petite navigation de 2200 mètres nous mène à l’avant-dernière halte.
Elle donnera lieu à une visite du lavoir d’Ocquerre, partiellement sauvegardé et occasionnellement occupé par un sans-abri. Ce lavoir a un curieux bassin dont le fond est un assemblage de dalles de calcaire, laissant pousser entre-elles des plantes semi-aquatiques, d’un bel effet.
Mais cette petite excursion de 800 m amène aussi à traverser la rivière Ourcq, grâce à une passerelle confidentielle étroite et sans garde-corps, qui constitue l’unique élément aventureux du triathlourcq, si on met à part la traversée de 2 fois 90 mètres d’une parcelle riche en orties… !
Ce sera alors l’ultime descente à pagaies de 400 m permettant d’apercevoir les deux casemates 26 D et 26 E toutes deux de type 3 pour canon antichar de 25mm, en rive droite, et qui commandaient la route D 102 en virages d’Ocquerre, dont le pont sur l’Ourcq.
Il n’est pas utile d’effectuer une escale terrestre.

C’est au déversoir d’Ocquerre que nous retrouvons nos vélos, après 18 km de navigation, heureusement très souvent sous couvert arboré, par cette journée où plus de 30°C à l’ombre étaient annoncés.
Mais il n’est pas envisageable de laisser kayak équipé et pagaies en libre service, c’est pourquoi nous allons nous appliquer à les dissimuler sous le pont du déversoir, moyennant un petit portage de 40 mètres.
Les selles remises en place, il ne reste plus qu’à pédaler 18 km sur le chemin de halage, avec un vent léger qui aura la bonne idée de tourner un peu, de sorte à ne pas nous freiner.

Il est presque 20 heures…lorsque nous chargeons les VTT dans le véhicule et roulons jusqu’à Ocquerre…où il faudra à nouveau exécuter un petit portage de 60 mètres cette fois, pour charger le kayak et reprendre la route.
Après ces nombreux arrêts afin de pouvoir admirer les richesses des sites parfois bien dissimulés tels que des lavoirs  et des bunkers, églises, château, manoir… c’est à 21 h 15, que nous sommes revenus chez nous !

En résumé,
18 km de kayak, 12 Km de marche, 18 km de VTT…rien d’extraordinaire, mais le cumul finit par compter ! En théorie, seulement 2 h + 2h + 1 h d’activité franchement physique…sur 12 heures d’activité générale !

Je me suis bien imaginé, avec un sourire, Christian fouiller, tel Indiana Jones, les forêts et broussailles afin de dénicher ces petits trésors historiques. Nous avons  pu visiter plusieurs lavoirs, et bunkers que nous avons quelque fois un peu dégagés de végétation envahissante, sorte de contribution à l’œuvre commune de préservation.

Végétation superbe, avec des nénuphars en fleurs, de jolies roses et fleurs en pleine floraison.

Nous avons même fait un peu de funambulisme sur le petit pont pour admirer le dernier lavoir prévu.

Toujours avec une météo parfaite, je suis rentré avec un léger coup de soleil (grâce aux arbres et la fraîcheur du canal c’était largement supportable) et évidemment quelques écorchures après avoir traversé les orties afin de trouver les sites assez bien cachés !!

J’ai passé un bon moment même si j’étais fatigué (se reposer avant une journée comme ça est important ! ).
Heureusement que trois visites ont été escamotées, représentant environ 6 kilomètres de marche cumulée en moins (une bonne heure!)

Je suis rentré de cette journée avec de bons souvenirs et la joie d’avoir passé une journée en plein air à découvrir des surprises que l’on imagine pas, pourtant bien proches de nous.

Nicolas

Pour autant, selon les participantes et participants, on pourrait imaginer un triathlourcq en version « allégée » démarrant directement à Neufchelles et en mettant de côté les casemates éloignées de Gesvres, ce qui réduit le tout de plus d’une heure.
Des réductions plus sévères seraient aussi possibles, mais amenant à perdre des sujets d’intérêt non négligeables. Le triathlourcq reste une sortie d’endurance non par son contenu athlétique, mais par sa durée dont plus de deux heures de route, déjà !
Son développement en mode « tranquille » (pauses diverses, photographies…) implique de se libérer largement sur une douzaine d’heures au minimum.

Lectrices et lecteurs de cet article sauront aménager cette sortie en fonction de leurs attentes et du temps à y consacrer !


Point noirs de ce plan  =  sites non visités.

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