Le Grand Combiné des Vignes 884
Le Grand Combiné des Vignes 884
La carrière à ciel ouvert des Vignes (ou des Loups) de Maysel, originellement souterraine, est un site de découverte technique de la spéléologie, mais aussi de formation, d’entraînement, de perfectionnement.
Ce site offre de nombreux avantages, dont une grande tranquillité car peu passagère, retirée des villes, silencieuse, relativement sécuritaire quant aux activités de chasse, joliment paysagée par une nature ayant peu à peu repris ses droits, et très propre. Facilement et librement accessible, de plus…moyennant des comportements exemplaires, dans la carrière comme aux alentours, notamment dans le village.
S’y ajoutent de très nombreux aménagements techniques, qui vont de petit toboggans entaillés de marches en pleine terre à des dizaines de broches scellées à la résine créant beaucoup de voies possibles, en passant par de nombreuses anciennes broches artisanales en fer à béton scellées au mortier.
Traversées sur parois, vires et verticales jusqu’à 10 m avec toutes les configurations possibles ou presque.
Quelques passages en étroitures sont aussi disponibles, soit sous des gros blocs soit dans des cavités créées ou mises à jour par les carriers.
Bien sûr, tout cela n’est pas venu tout seul, de même que le débroussaillage ou le déblaiement de certains espaces et la maintenance régulière du site, que l’on doit à l’investissement de longue date du club local (Compagnons de la Nuit Minérale) que nous remercions ici.
Le motif de cet article est de présenter une voie majeure possible, avec, évidemment, diverses variations possibles en réduction comme en extension.
Sans parler de pouvoir pratiquer de nuit…ce qui crée un contexte rapprochant plus fortement de la spéléologie !
Enfin, de belles parties sont encore abritées, ce qui garantit une pratique possible par tous temps, toutes saisons, toutes heures ! Qui dit mieux ?
Les appellations de voies fournies n’engagent que S.J.V., elles ne s’inspirent pas de celles que peuvent donner d’autres clubs.
Les équipements suggérés n’ont rien de contractuel, les équipeuses et équipeurs restent totalement responsables de leurs installations.
Le Grand Combiné
On l’appelle ainsi tout simplement parce que l’on y retrouve un condensé de situations propres aux pratiques spéléologiques sur une courte distance, et d efaçon équilibrée.
Il démarre au plus haut point de la carrière, côté sud, et se développe successivement sur une pente raide, lors d’une descente plein vide de quelques mètres, puis d’une progression « souterraine » sur vire plus ou moins large, suivie d’une traversée avec des passages de difficulté variable, pour revenir au plein jour et effectuer une traversée descendante avant de retrouver le sol inférieur de la carrière.
Il est bien sûr possible d’écourter tout cela avec des têtes de verticales posées çà et là.
Il est par ailleurs probable que cette voie sera bientôt interceptée par un vrai puits actuellement en cours de creusement, (point bleu) d’une hauteur probable de 13 à 15 m, ce qui valorisera encore plus ce parcours aérien « complet ».
Un grand talus se descend donc avec un amarrage sur un bouquet d’arbustes enserrés près du sol (point rouge) puis un second sur un gros piquet de fer solidement ancré dans le sol juste avant la rupture de pente. Celle-ci amène en quelques mètres contre un arbre penché dont une grosse branche permet une tête de verticale avec deux sangles.
Une petite descente sans contact avec la paroi autorise l’accès à une vire de première paroi ( mais elle peut aussi aller jusqu’au sol inférieur).
Cette vire assez confortable compte 8 broches et un ancien piton loin dans un dièdre, qu’il est conseillé d’utiliser.
Au milieu de cette vire, un brochage spécifique invite à poser une descente intermédiaire contre paroi ( 5 m environ).
A son extrémité un vide placé sous une petite descente de ciel crée un passage délicat de 2 ou 3 mètres vers la seconde paroi, (Point bleu) heureusement brochée qui amorce une petite traversée (5 m) vers la troisième paroi, en vis-à-vis de la première, qui comporte à la fois des broches annulaires et des agrafes scellées en fer à béton, bien plus anciennes. Cela constitue une traversée avec au début de confortables paliers puis une vire étroite et au final de simple petits rebords pour les pieds.
On débouche alors sur l’extérieur pour franchir un angle droit saillant et finir avec une traversée descendante sur la quatrième paroi, de quelques mètres, et poser le pied sur le haut du talus.
La formule proposée est alors : 1ANS100 + 1 AAS40 + 2ANS50 + 4 B + 1P + 8B + 1 AF +23 B avec une C100 et 40 à 45M
La pénombre est peu marquée car cette galerie d’environ 15 m s’ouvre avec un très grand porche.
L’équipement complet réclame un peu de technicité et beaucoup de temps.
Poser des descentes intermédiaires est donc recommandé s’il y a un groupe qui suit !!! Ceci créant des circuits partiels descente/montée.
Un gros arbre proche du porche peut autoriser l’installation d’une tyrolienne régulée (improprement appelée « rappel guidé » car n’en est pas un) d’une dizaine de mètres.(Tracé vert) Un autre, plus éloigné peut aussi se prêter à une telle mise en place.
Cette longue voie est évidemment la plus intéressante, selon nous, et agréable de par la diversité d’équipement et de progression qu’elle présente, en plus d’être aux 3/4 abritée tout en restant bien éclairée.
