La Voie souterraine des Vignes 883

La Voie souterraine des Vignes 883

12 mai 2026 Spéléologie 0

La Voie souterraine des Vignes      883

La carrière à ciel ouvert des Vignes (ou des Loups) de Maysel, originellement souterraine, est un site de découverte technique de la spéléologie, mais aussi de formation, d’entraînement, de perfectionnement.
Ce site offre de nombreux avantages, dont une grande tranquillité car peu passagère, retirée des villes, silencieuse, relativement sécuritaire quant aux activités de chasse, joliment paysagée par une nature ayant peu à peu repris ses droits, et très propre. Facilement et librement accessible, de plus…moyennant des comportements exemplaires, dans la carrière comme aux alentours, notamment dans le village.
S’y ajoutent de très nombreux aménagements techniques, qui vont de petit toboggans entaillés de marches en pleine terre à des dizaines de broches scellées à la résine créant beaucoup de voies possibles, en passant par de nombreuses anciennes broches artisanales en fer à béton scellées au mortier.
Traversées sur parois, vires et verticales jusqu’à 10 m avec toutes les configurations possibles ou presque.
Quelques passages en étroitures sont aussi disponibles, soit sous des gros blocs soit dans des cavités créées ou mises à jour par les carriers.
Bien sûr, tout cela n’est pas venu tout seul, de même que le débroussaillage ou le déblaiement de certains espaces et la maintenance régulière du site, que l’on doit à l’investissement de longue date du club local (Compagnons de la Nuit Minérale) que nous remercions ici.
Le motif de cet article est de présenter une voie majeure possible, avec, évidemment, diverses variations possibles en réduction comme en extension.
Sans parler de pouvoir pratiquer de nuit…ce qui crée un contexte rapprochant plus fortement de la spéléologie !
Les appellations de voies fournies n’engagent que S.J.V., elles ne s’inspirent pas de celles que peuvent donner d’autres clubs.
Les équipements suggérés n’ont rien de contractuel, les équipeuses et équipeurs restent toitalement responsables de leurs installations.

 

La Voie souterraine
Cette voie présente plusieurs particularités.
– Elle est souterraine, mais suffisamment vaste et peu éloignée de l’extérieur, de sorte qu’on n’y trouve pas l’obscurité tans qu’il fait jour dehors, mais une pénombre croissanter
– Elle permet de pratiquer par tous temps, toute l’année.
– Elle compte une proportion notoire d’amarrages forés
– Elle peut être démarrée dans un sens comme dans l’autre
– des espaces de pause, voire bivouaquables, y sont liés, dans le même espace couvert
– Une courte galerie pseudo-karstique y existe aussi, près du sol, étroite mais pénétrable en rampant.
Elle est située dans la partie la plus orientale de la carrière.

Démarrage par l’accès extérieur  (recommandé)
L’accès (en rouge) nécessite d’arriver par la partie haute de la carrière, la plus au sud-est, arborée.
On passe devant d’ex-galeries jusqu’à l’abrupt avec une paroi à main droite, où de grosses racines peuvent voir démarrer la main courante.
Longer la paroi pour trouver des amarrages forés et/ou, un peu plus bas une première broche. On peut aussi amarrer secondairement sur de petits arbres en tête du talus raide. Une très courte descente amène sur une première paroi avec une vire dotée de broches et d’amarrages forés.
Second cran de descente avec amarrages forés pour rejoindre une vire confortable longeant une seconde paroi (10 m) dotée d’une série de broches jusqu’à un angle droit.
La troisième paroi est celle de fond de galerie et se traverse alors (6 m) pour rejoindre une longue paroi,(20 m) à nouveau perpendiculaire, en vis à vis de la première.
Cette quatrième paroi compte 15 broches et deux amarrages forés et avec un décalage de niveau de 1 mètre au premier tiers.
Les amarrages forés sont normalement dotés de cordelettes permanentes, mais présence et état pas garantis.
La fin amène dans une ex-galerie supérieure, que l’on contourne pour redescendre par un toboggan suivi d’un petit ressaut à l’air libre. Ces passages sont franchissables sans assurance, mais sont un peu « exposés » surtout si le sol est mouillé. Une main courante peut être posée grâce à des amarrages forés sur plusieurs des angles saillants qui surplombent.

Démarrage par l’accès intérieur
C’est l’inverse de ce qui précède, mais, parvenu aux amarrages forés terminaux et dernières broches il faut prévoir une petite descente directe car la remontée finale n’est pas envisageable si non équipée préalablement par le haut. L’accès est en vert pour la partie escalade facile du ressaut et du toboggan puis dans la salle de galerie haute, puis en bleu pour la voie elle-même

La formule est donc  AN50 + 30 B + 8 AF80  pour C 80 et 45M
La grande paroi est pauvre en prises de pied, ce qui fait de cette voie complète une opération assez longue et fatigante, tant pour l’équiper que la parcourir entièrement.
La partie en vire est bien sûr la plus facile !
Des descentes directes sont aisément installables, permettant de stopper une progression à tout moment.
Dans les parties sombres, l’usage des lampes peut être pertinent, ou, au contraire, être « interdit » pour se placer en situation « au cas où » du « coup de la panne » !
Un bivouac peut être formateur,(tracé vert) mais ne pas faire de feu dans les parties souterraines.

Cette voie est plaisante par une relative diversité et son caractère plus spéléologique, mais elle est éprouvante pour les non-techniciens des mains courantes !
Elle est bien évidemment très intéressante en cas de pluie…
En rose, la mini-galerie rampable…

 

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