Détente, près du Doubs 897
Détente, près du Doubs 897


On a décidé de mener à bien un petit projet en duo sur 4 jours, basé sur randonnée légère et via ferrata.
Compte tenu des conditions caniculaires de la période, on a misé sur randonnée ombragée les après-midis, et via ferrata en matinée, moins chaud et moins terrassé par le soleil direct augmenté de la chaleur réfléchie par la roche claire.


Non intéressés par le racket légalisé des péages autoroutiers, nous optons pour les voies gratuites, soit environ 7 heures sans se presser, en direction du Doubs oriental. Là où la rivière est censée dire que la France s’arrête et la Suisse commence !
Ce sont les Échelles de la Mort (552 m). On se gare non loin de la Chapelle-abri, que nous connaissons bien.
Notre première marche, calibrée sur 15 ou 16 kilomètres et soigneusement étudiée pour éviter au maximum d’être sous le soleil de plomb prévu ce lundi-là va commencer par remonter le Doubs sur le sentier de rive gauche, la rive française. Gentiment pentu et tortueux, riche en racines, idéal pour une mise en jambes, il nous mène au barrage du Refrain.(612 m)


C’est donc maintenant plutôt un lac que l’on côtoie, avec un léger surplomb qui permet d’apprécier la faune aviaire qui s’y ébat gaiement, et aussi le coteau suisse vallonné ou se nichent quelque maisons. Une vraie carte postale !
On est alors dans le coude serré de la rivière, au passage inter-pays, où une douane subsiste ( 612 m), rivière que l’on suit au plus près par un sentier bien entretenu passant sous des voûtes arbustives et rejoignant la passerelle de La Rasse (627 m).


Là, on est surpris de découvrir un hôtel-restaurant à l’abandon, avant de reprendre le sentier qui, cette fois, va soudainement grimper de près de 300 mètres dans la forêt pour gagner le plateau de Blancheporte…avec quelques obstacles dû à de gros travaux forestiers où l’usage des mains sera nécessaire quelques minutes.
La ferme de Blancheporte (920 m) nous permet de rencontrer quelques bonnes vaches et d’observer une ancienne pompe à eau et à balancier.


C’est la seule portion de chemin qui sera au soleil durant environ 1500 m, mais on l’aura dans le dos !
Cette petite longueur nous amène à traverser le charmant village de Fournet (960 m) pour attraper la variante du GR5 passant par les crêtes, dite « sentier des belvédères ».
Cette portion de GR démarre dans des prés et fait passer par des portes à clapet, peu fréquentes, avant d’amener sur des passages dits « à risques » mais vraiment faciles, du moins par temps sec et sans vent fort, et randonneurs un peu initiés.
Plusieurs belvédères situés entre 950 et 990 m sont alors découverts, dont trois fortement rambardés, qui offrent de vastes panoramas sur des vallées chargées de conifères et des pans de falaise vertigineux, avec le Doubs en fond.


Après 3 km tout en hauteur, vint le choix entre un retour par les Echelles de la Mort sensu stricto, (tracé en rouge) ou par la Grotte des Moines.(tracé final en bleu). Comme nous passerons demain par les fameuses échelles, on opte pour la Grotte.
Nous eûmes du mal à la trouver, car en fait de grotte, on a plutôt affaire à une dépression dans la falaise, avec une large anfractuosité à la base, non humainement pénétrable…les moines devaient être filiformes ou bien l’entrée historique s’est peu à peu refermée (?)


Un peu déçus, nous poursuivons avec une descente assez marquée mais restant toujours raisonnable, jusqu’à déboucher sur la route du Refrain, à 720 mètres d’altitude.
On ne la suit que peu de temps avant de repartir sur un bon sentier dénivelant jusqu’à 600 m où on reprend la petite route puis le sentier des racines du début, avant une dernière longueur de 800 m sur l’asphalte…et c’est la chapelle-abri du départ !
On aura dénivelé environ 700 mètres, très « moyen » donc !


La proximité du Doubs va bien évidemment nous suggérer un petit bain, même si la vallée étroite sous plus de 60 mètres de falaise à pic n’offre plus de soleil et que l’eau a une température proche de 15°C…
Il conviendra d’être prudent avec nos peaux chauffées à plus de 30°C, mais une fois acclimatés, que cela nous fait du bien !
Un bon pique-nique, un peu de causerie, et on passe à l’installation des couchages, dans la voiture pour l’un, dans le chalet public pour l’autre, et le sommeil vint lentement avec la baisse progressive de la température ambiante !

On est mardi…



Réveil vers 7 heures, via ferrata amorcée vers 8 heures.
Nous espérions bien éviter la surfréquentation, mais la réalité dépassa toutes nos attentes : via ferrata déserte !
Nous la connaissons bien, mais ne venant qu’une ou deux fois par an, on est loin d’être blasés !







Classée « assez difficile » cela n’a rien d’exagéré du fait de la longueur, de quelques passages légèrement déversants, d’agrès impressionnants…en tous cas, difficile pour les gens dont la taille serait inférieure à 1,5 m ainsi qu’indiqué sur les panneaux d’entrée.


Une certaine diversité est appréciable, échelle de rondins, échelle de perroquet, poteau à entailles, filet de hauban, pont tibétain, pont de singe deux brins, pont de singe trois brins, poutres et…tyrolienne ! En tout, 12 agrès !
le chemin de retour est en lui-même très agréable, avec de beaux belvédères et les échelles de la mort contemporaines en prime.
Toutes les conditions étant favorables, on s’offrira un second tour complet !
Toujours seuls durant les 500 mètres de la voie …
Il ne nous reste plus qu’à rouler vers Ornans pour aller pique-niquer au bord de la Loue…
Ci-dessous, schéma de Via-Ferrata.Net :

