Anthony fait son rallye 867
Anthony fait son rallye 867
Ce jeudi des vacances d’hiver, Antony va devoir se lever un peu plus tôt…pour être fin prêt à 9 heures.
Ne rien oublier poyur que ce soit réussi, notamment gants de jardin et sécateur !
Bizarre…des gants et un sécateur pour faire un petit rallye pédestre ?
Ce rallye compte 15 km, ce qui, à dix ans, est déjà pas mal.
5 km répartis pour 1/3 de chemins et sentiers, 1/3 de petites routes ou rues, 1/3 sur chemin de halage
Il proposait de découvrir (parfois même, « dénicher ») pas moins de 2 lavoirs, 1 déversoir, 3 monuments remarquables et 10 casemates ou blockhaus de la Ligne Chevineau.
De sorte à apporter une contribution locale, une petite opération de mise en valeur du patrimoine était incluse dans le circuit, concernant deux casemates jusqu’alors plus ou moins enfouies sous la végétation ou des terres déversées.
Démarrage à Varinfroy, avec une première casemate facile à repérer et comportant un petit coin d’aisances, plutôt rare dans ces blocs.
Petit bout de rue, chemin avec vue panoramique et visite externe de l’Eglise Notre-Dame de la Nativité, de style rayonnant, XIIIe à XVe siècle.
Ensuite, un petit peu de route et de chemin pour rejoindre le Pont de Beauval et le chemin de halage jusqu’à Neufchelles…
Là, il a fallu chercher un lavoir, et ce dernier est bien tassé en contrebas de la route, mais il s’est révélé d’autant plus intéressant que le captage de nappe au coeur de la roche était accessible par une courte galerie basse, la porte d’accès étant restée ouverte.
Une eau cristalline, sans pouvoir garantir sa potabilité à 100% du fait des pratiques agricoles locales, notamment.
Un peu plus loin, trouver une casemate sur la rive droite du canal, là encore peu visible de la rue et accessible par un chemin public herbeux où circule un chien pas agressif mais turbulent !
On poursuit avec un passage sur la RD 936 et coup d’oeil sur la scierie de pierre de taille Létoffé, dont on n’a pas réussi à savoir si elle est encore en activité…(?), pour attraper un gros chemin agricole remontant vers le plateau.
De ce point on voit déjà une casemate perchée au bout d’un bois, que l’on rejoint en longeant un champ pour en découvrir une seconde juste à côté et une troisième 100 m plus loin en plein champ.
De ces endroits, on constate la très grande portée de la vue, et à quel point les petits canons de 125 mm pouvaient contrôler le secteur !
Notamment la route et le canal à la fois.
Une de ces casemates, est dotée d’un mur de protection en arrière des servants de la pièce d’artillerie, ce qui n’est pas fréquent.
On repart vers Neuchelles, en longeant des labours puis un alignement de noyers, et en redescendant par un beau chemin agricole bordé de bois.
C’est alors que l’on découvre le second monument remarquable, et partiellement restauré, L’église Saint-Brice, XIIIe à XVIe siècles gohique rayonnant/Flamboyant. Un grand mur de la nef détruite (en 1826) est restauré, et peut servir de fond de scène à certains spectacles en plein air, face à quelques gradins et une pelouse inclinée .
On profite du banc de bois pour déjeuner, avec pour dessert de délicieuses madeleines sorties du sac de Nicolas !
Bien nourris et abreuvés, il s’agit de repartir (facile, c’est en descente !) traverser le canal, puis les voies de chemin de fer Paris-Strasbourg, sur un court tronçon du GR 11, que l’on quitte après avoir traversé la Rivière Ourcq et le Grand Fossé, grâce à deux passerelles de bois et fer.
On quitte le GR pour suivre le Grand Fossé, en cheminant dans la zone humide inondable, récemment exondée, avec une couche de limon sédimenté très collante et glissante, et un terrain franchement « mou »…
Qui plus est, si la fermeture de la chasse dans l’Oise est fixée au 28 février, pour la plupart des espèces, elle ne l’est qu’au 31 mars pour les sangliers…mieux vaut donc ne pas traîner par là s’il y a une action de chasse !!! Ou, à tout le moins, habillé de façon très visible…
A ce sujet, il paraît sage et justifié de porter un chasuble ou un « gilet jaune » ou autre vêtement très visible quand on se promène en période de chasse et sur les lieux susceptibles d’être chassés…ça ne coûte pas grand-chose d’en faire l’effort, et ça peut quand même éviter un grave accident…
Cet itinéraire un peu salissant et plus fatigant ne dura que 1500 m avant de déboucher contre la voie ferrée, puis marcher vers Crouy-sur-Ourcq, où on put apprécier un manoir et la Chappelle N-D du Chêne avec ses murs parcourus par toute une famille de lézards gris…suivis d’un lavoir en cours de réfection, où, hélas, la belle charpente de bois ancienne sera remplacée par une armature en IPN d’acier…
Mais bien sûr, ce sont les ruines partielles très imposante du Château du Houssoy, près de la gare, qui font le clou du spectacle.
Forteresse médiévale du XIXe siècle, dont il reste essentiellement le donjon qui compte pas moins de 6 étages dont la terrasse !
Visitable chaque dernier dimanche du mois en cours (7 euros/personne, limité à 13 personnes)
tourisme@meaux.fr (lien non actif, à recopier en barre de recherche) réservation : 01 64 33 02 26
Il faut alors retraverser la voie ferrée pour rejoindre le chemin de halage et le suivre jusqu’à Gesvres-le Duc.
Dans ce lieu-dit se cachent deux casemates, très masquées par la végétation alors même qu’elle n’est pas encore feuillée…
Antony finit par la repérer, un petit peu aidé quand même, et l’accès n’est pas aisé.
Mais c’est justement là que l’on va intervenir…
Dotés chacun d’un sécateur, on va tracer un cheminement en ôtant essentiellement des ronces mortes, et quelques branchettes d’épineux., cela pour atteindre la casemate inférieure, toute proche du canal.
Elle a été baptisée « Saumon »…ce qui peut paraître curieux !
Notre petite action consistera à en dégager la façade de tir pour rendre ce témoin du passé plus visible du chemin de halage qui est sur la rive opposée. Cela ne prit qu’un bon quart d’heure.
Puis, il faut se déplacer vers la casemate supérieure, beaucoup plus enterrée et végétalisée.
Et là, on entreprend une opération un peu plus musclée, consistant à dégager la fenêtre de tir et une partie intérieure d’une terre déversée du haut de la pente et qui a envahi une bonne partie de l’ouvrage de défense.
C’est un bon demi-m3 de terre qui sera déplacé, d’une terre heureusement très meuble et dépourvue de déchets.
Bien sûr, l’idéal serait de dégager le volume intérieur complet, mais une rapide estimation donne 5 à 6 m3 ! Soit environ 12 tonnes !
On va donc s’arrêter à l’objectif du jour, bien plus modeste, après une petite heure d’efforts qui a été très productive.
Il faut alors songer à reprendre le chemin qui va nous guider à Varinfroy-sud où trois ouvrages de défense sont encore à trouver.
Si le premier est immédiatement visible de par ses dimensions et son exposition à découvert, le second implique de trouver une petite impasse.
Il est marqué par une stèle en l’honneur du Lieutenant Philippe de Montauzan tombé en ce lieu le 12 juin 1940.
Quant au troisième, un peu perché sur le bord de la route principale, il ne fut pas difficile à trouver !
Il ne resta plus qu’un bon kilomètre sur le chemin de halage pour retrouver la voiture et rentrer après une bonne journée très ensoleillée dans la nature, réalisée selon proposition d’un sympathisant de SJV, avec les conseils de SJV, conformément à l’objet de ses statuts qui est de favoriser les activités sportives de pleine nature (conseil, matériel, formatioin, accompagnement) sans pour autant en être organisatrice.
C’est d’ailleurs ce qu’en pense Anthony :
« Merci pour cette jolie balade, j’ ai adoré enlever la terre dans le bunker et trouver les bâtiments cachés »
Ou encore Nicolas :
Une bonne randonnée avec une météo parfaite aujourd’hui !! J’ai beaucoup aimé mêler l’histoire locale, avec la randonnée sur les différents types de terrains : marécage, forêt, route, chemin de halage ou bords de champs.
A tout cela nous avons ajouté une petite pause jardinage et désensablage de quelques morceaux d’histoire, qui seront ainsi un peu plus visibles !
Un super moment, merci .

