Descente de l’Ourcq supérieure 886

Descente de l’Ourcq supérieure 886

28 mai 2026 Canoë 0

 

Descente de l’Ourcq supérieure     886

 

La descente de l’Ourcq supérieure

Nous avons arbitrairement subdivisé les 87 kilomètres du cours de l’Ourcq en trois parties :
– le cours supérieur, de la source sise à Courmont (Aisne ) jusqu’à Breny (Oise) soit environ 30 km
– Le cours moyen, de Breny à Port-aux-Perches (Oise) soit environ 22,5 km ce à quoi on ajoute 11 km de rivière canalisée
– Le cours inférieur, de Mareuil à La Marne (Seine-et-Marne), environ 23,5 km

 

 

La descente des parties moyenne et inférieure a fait l’objet des articles  879 et 885 .
La partie canalisée est mise à part car ne comporte aucun obstacle naturel et n’offre aucune difficulté technique, ne pouvant donc s’inscrire dans une perspective de gymkhanayak ! Il n’y a que 4 écluses à franchir par portage ou roulage.
Le cours supérieur a été analysé en détail et compte 15 des 32 affluents recensés soit près de la moitié sur un tiers du cours.

 

 

La navigabilité de l’Ourcq, sauf en crue (donc interdite), ne peut sérieusement s’apprécier en amont de Sergy, lieu-dit La Grange-au-Pont, après qu’elle reçoive trois affluents, eux-mêmes collecteurs de rus, représentant une quinzaine de kilomètres de petits cours cumulés, et qui lui donnent un peu de volume.
Cette considération ramène à 24 km la distance à couvrir dans le référentiel du gymkhanayak, passant de 132 à  82 m d’altitude.

 

 

L’itinéraire

La mise à l’eau se fait alors au pont de l’Ourcq sur la D 79, à La Grange au Pont où l’on peut aisément se garer sur le large bas-côté (pas au bord du chemin agricole voisin, très fréquenté par de gros engins). Le talus est raide, et le lit rocailleux.

 

PK 00,00 Pont de Carande sur D 809 ( démarrage décalé à la D79)
PK 01,10 Pont D 79 Sergy
PK 03,10 + Ru de l’oie RG
PK 03,60 Ruines du Moulin Vert
PK 04,50 + Ru du Moulin Brûlé RD
PK 04,90 Pont du Gouffre D 6
PK 05,00 + Ru de la Sablonnière RG
PK 05,30 Passerelle du Moulin Canard

 

 

PK 05,90 Passerelle du jardin public de Fère
PK 06,00 Pont de Fère-en-Tardenois D 967
PK 06,10 Passerelle IPN du Moulin à Tan
PK 06,20 Vannage neutralisé du Moulin à Tan
PK 07,65 Passerelle des Etangs Rollequin (amovible)
PK 07,70 Vannage des étangs
PK 08,00 + Ru de La Pelle amont RD
PK 08,80 Petit pont de Parchy
PK 09,60 + Ru Saint-Georges RG

 

 

PK 09,80 Pont SNCF (H 14 m)
PK 10,50 Pont de Saponay (Les Corbeaux)
PK 11,40 + Ru du vacher RD
PK 12,40 Pont de Trugny D 796
PK 13,20 Pont de la Rue de l’Ourcq de Trugny
PK 13,60 Gué de l’Abbaye
PK 13,65 Passerelle du Val Chrétien
PK 15,00 Passerelle du Moulin de Givray
PK 15,10 Passerelle du Château de Givray

 

 

PK 16,00 Passerelle câblée de l’ex-Moulin à huile
PK 16,20 Ru de la Fontaine Saint-Ruffin (Wallée) RD
PK 16,50 Gué des prés de Comporté
PK 18,50 Gué du Moulin Ménard
PK 19,30 + L’Ornidouille RG
PK 19,80 Passerelle du Moulin Noël + Déversoir RG
PK 20,40 + Ru de Nanteuil RG
PK 20,60 + Ru Garnier RG et gué.

 

 

 

PK 21,20 Pont SNCF
PK 21,40 Pont Bernard de la Chaussée Brunehaut
PK 22,00 Pont SNCF
PK 22,10 Passerelle et barrage du Moulin du Raidon
PK 22,60 Pont SNCF
PK 23,10 + Ru Villon
PK 23,30 + Ru de Chaudailly RD (sous un pont SNCF RD)
PK 23,40 Pont de Breny D 1
PK 23,80 Petit pont de la Rue de Montbard

 

Récit du testeur

Départ 7h45, destination Breny pour y attacher un VTT.
Vers 9 h, poursuite jusqu’à Sergy, parcage au pont de la D79, le départ initial, 1 km plus en amont, s’avérant trop peu arrosé, car en amont de trois rus affluents, lesquels, bien que très discrets, apportent un peu de volume.
La mise à l’eau, à 10h15, met dans l’ambiance, par un talus très raide de quelques mètres donnant sur un fond de rochers saillants, et un court portage pour atteindre la première « mouille », bien à l’ombre, cette dernière fort bienvenue par cette journée annoncée très chaude…

 

 

La rivière est ici large d’à peine 2 m, et la pagaie touche le sol. De part et d’autre, les talus végétalisés me rendent invisible !
Le cours est peu sinueux à ce niveau, bordé d’une ligne d’arbres en pleins champs, ce qui limite sérieusement les embâcles importants, mais à leur place, il y a très souvent des gravières qui forcent à sortir du bateau.
Pour autant, le contexte naturel est agréable, et après deux petites passerelles agricoles non cartographiées,  je passe les ruines (vraiment vestigiales) du Moulin Vert, au PK 03,60 après…2 heures de progression soit 1,8 km/h…sans amélioration, il faudra encore 11 heures pour atteindre Breny.

 

Ce qui donnerait une arrivée vers minuit !
Une heure et 1300 m plus loin, c’est le Pont du Gouffre, sous la D6, et je viens de gagner 2 affluents. 3 heures pour 4,9 km…1,6 km/h, ça ne s’arrange pas ! Mais la navigation est restée plaisante, dans une sorte de torrent calme qui chemine entre des rives essentiellement composées des réseaux racinaires des aulnes…et tapissées de mousses, de fougères, d’un petit « gazon » bien vert. mais il faut régulièrement faire glisser le bateau à côté des pieds. Un gué agricole qui sert aussi d’abreuvoir aux vaches surprises de me voir ici, oblige à un petit portage.

 

 

Dans cette petite rivière on rencontre aussi des pelotons de chenilles suspendues à des fils de soie…et stoppées à deux décimètres de l’eau…qui sait ce qu’il adviendra d’elles entre montée des eaux et oiseaux gourmands ? Ce sont des Hyponomeutes, petits papillons en blanc ponctué de noir, qui tissent par ailleurs des nuages de soie collectifs dans les feuillages qu’elles grignotent voracement !
On peut aussi apprécier divers champignons, notamment d’esthétiques collections de Coprins grégaires sur lit de mousses !

 

 

 

Je reprends, et aperçois le grand Moulin Canard à moins de 100 m, pour passer sous trois passerelles successives, en ferraille banale, en béton carrossable puis une élégante en arche, avant celle du jardin public, qui précède le Pont de Fère-en-Tardenois sous la D 967 au PK 06,00, il est presque 14 heures. Toujours à 1,6 km/h… ça met la fin à 01 heure du matin ! 
Qu’à cela ne tienne, n’ayant pas encore trop faim, je me dispose à aller pique-niquer aux étangs de Roquellin, supputant que la grande boucle champêtre qui m’en sépare devrait être moins encombrée.
Je me souviens en effet d’un limnimètre donnant 35 cm, peu avant le jardin public…ce qui me permet d’estimer qu’à 50 ou 55, le parcours précédent se serait déroulé presque sans arrêt imposé ! 

 

 

 

Par ailleurs, dans ce secteur, les poissons se manifestent beaucoup, soit en se dégageant de zones peu profondes ensoleillées avec un vigoureux coup de queue, soit en sautillant face au courant dans les « rapides » gravillonneux…des truites, probablement !
La passerelle du Moulin à Tan apparaît rapidement, suivie de près de son vannage.
Il est à demi fermé, la partie ouverte semblant abordable sans danger, mais il m’a fallu m’en approcher à petits pas pour le vérifier !

 

 

Finalement très facile à franchir hors-kayak, et ne manquant pas d’un certain charme désuet, mais ça prend encore pas mal de temps !
Le dénivelé est en deux paliers, à peine un mètre au total, et livre une très ample boucle navigable sans aucun obstacle, sur 1500 m…mon instinct ne m’avait pas trompé ! 
Ces 1500 m sont bien agréables, avec un environnement ouvert, de nombreux aulnes dont les branches basses forment un dais végétal avec des jeux de lumière solaire, et une « vitesse de pointe » atteignant 4,5 Km/h, ce qui me change un peu !

 

 

Me voici alors arrivé à un gros vannage avec déversoir attenant, ce qui n’était pas prévu, mais explique le pourquoi du bief si facile à couvrir.
L’observation cartographique donnait en effet un accès direct aux étangs de Roquellin, qu’il fallait traverser pour deux d’entre eux, perspective que j’imaginais source de conflit potentiel avec des pêcheurs et/ou les gestionnaires du site.
Mais sur le terrain, la rivière est en fait maintenue à hauteur d’étangs et le surplus rendu à un bras de fuite en rive gauche.

 

 

C’est donc sur ce dernier que je vais pouvoir naviguer, me dispensant de passer par les étangs…bonne nouvelle !
En plusieurs endroits, les fructifications cotonneuses des peupliers ont envahi les frondaisons et créent un espace de contes de fées, aspect renforcé par le grand étang tranquille couvert de petites feuilles flottantes, de chatons et de strobiles d’aulnes.
La dénivelée est ici de plus de 2 mètres, il va falloir passer le bateau à la cordelle et contourner à pied…encore du temps !

 

 

De là, le cours de la rivière devient une succession de radiers calcaires et de courtes mouilles, les méandres offrant une coupe géologique progressive dans des lits de roche très fossilifère. L’inconvénient est qu’il faut davantage marcher que pagayer, et que le kayak n’aime pas beaucoup les frottements sur rochers, même en calcaire « tendre ».
Vers 15h15 je parviens au petit pont de Parchy, PK 08,80 et je me dis qu’il est temps de grignoter un sandwich !
Bon…le bilan donne toujours une moyenne de 1,8 km/h environ…arrivée potentielle finale toujours pour minuit.

 

Pause déjeuner très courte, donc, et je repars avec des débarquements/embarquements très fréquent car il faut bien que la rivière dénivelle !
Il est temps de parler de ces 50 m de perte d’altitude en 25 km…soit 0,2% presque 10 fois plus que le bas du cours inférieur !.
Indépendamment des questions écologiques, non négligeables bien sûr, je constate qu’il ne serait pas difficile de rendre cette rivière plus régulièrement praticable en créant un seuil de 1m tous les 500 m.

 

 

Il suffirait alors d’un court portage de quelques dizaines de mètres à peine après chaque barrage partiel pour obtenir une flottabilité constante. Un tel aménagement pourrait valoriser l’Ourcq sur 10 km, pour rester raisonnable…une vingtaine de petits barrages avec une vanne basse centrale permettant la chasse sédimentaire saisonnière en douceur et régulatrice durant les périodes de crue, en sus d’un créneau central de franchissement..

 

 

 

Mais, bien sûr, une telle modification des profondeurs et du courant, ajoutée à la perturbation que pourrait créer une navigation régulière plus ou moins dense et bruyante ne seraient pas sans conséquences diverses ni sans déplaire à une partie de la population humaine locale
Dommage, car le cadre général est très favorable et cela créerait une activité touristique certaine, avec des ressources et quelques emplois à la clé…Toujours les mêmes dilemmes !
Le premier pont SNCF est enfin atteint, au PK 09,80, il est 15h45, ce qui est encourageant compte tenu du temps de pause.

 

 


Ce pont est assez imposant, environ 15 mètres de hauteur, dans un endroit ou la vallée marque un resserrement.
Après un peu de navigation pas trop gênée, deux gués à vaches ( toujours très curieuses ces bêtes-là !) et un retour des embâcles, apparaît un pont très dégradé et déstabilisé, et d’ailleurs interdit à la circulation, Pont de Saponay près des Corbeaux, PK 10,5, 16h20…j’ai mis plus de 30 minutes pour parcourir 700 mètres…fichtre ! L’embellie de progression précédente est déjà assombrie…

 

 

La suite voit réapparaître des embâcles de plus en plus fournis qui ne sont franchissables qu’avec des escalades ou des bascules en force, multipliant les « pertes » de temps. Mais la rivière reste plaisante, de par son environnement naturel, et je rencontre régulièrement des ragondins, des canards, quelques Martin-pêcheurs et, finalement, très peu d’insectes potentiellement désagréables ! En revanche, beaucoup de « demoiselles » bleues !
Il va ainsi me falloir presque une heure pour trouver le pont de Trugny, tout en béton, bien solide, lui…sous la D 796. Presque une heure pour moins de 2 km.

 

 

Bon…que me réserve donc la suite, vu que je vais bientôt entrer dans la zone des marais, très propice aux multiples chutes d’arbres.
Un quart d’heure plus tard, je découvre un barrage construit en rive gauche retenant une eau fixe, totalement inexistant des cartes anciennes comme récentes, à proximité d’un virage de la Rue de L’Ourcq et proche d’un lieu où existait un ancien pont…je ne trouverai pas d’explication.
La rivière s’écoulant dans son bras actif de droite, il va falloir y rester, et c’est là qu’un énorme embâcle s’est formé !

 


Très encombré, long, haut et large, truffé de chausse-trappes et de bois morts en équilibre…me demandera beaucoup d’efforts, de temps et de vigilance !
Il y en aura quelques autres encore, un peu plus modestes, pour apercevoir le second pont de Trugny au PK 13,20.
A cet endroit, il me reste 10 km à couvrir. 17h50…j’atteins le gué de l’Abbaye de Val Chrétien vers 18 h, avec sa petite passerelle en bois, contemporaine. Je verrai là les deux premières personnes depuis que je suis parti sur l’eau !
Vers 18 h30 je passe la passerelle en IPN de Givray.

 

J’y rencontre tout un passage cotonneux peuplé de saules blancs qui font concurrence aux peupliers d’avant en matière de décoration fabuleuse !
Un parcours un peu plus facile va m’amener au niveau de l’ex-moulin à huile PK 16,00 à 19 h, après être passé sous trois passerelles dont celle du château de Givray. La dernière, faite de deux petits IPN selon un mode suspendu à câbles, surprenante dans ce milieu sauvageon.

 

 

..

Mais les choses vont se compliquer, rien d’étonnant car j’entre dans les 5 ou 6 km de zone de marais, et, de fait, une succession serrée d’arbres tombés, compliquée par des enchevêtrements branchus va me réclamer 2 heures pour 2500 m m’amenant au Gué du Moulin Ménard (disparu)
Il fera nuit dans moins d’une heure, j’ai une bonne double lampe, mais la batterie de l’appareil photographique vient de me lâcher…
Il reste 5 km…et deux moulins à passer, celui de Noël, doté d’un déversoir d’évitement et celui du Raidon, plus délicat à franchir.
Il ne faut pas traîner…en bataillant dur, j’atteins le déversoir « de Noël » juste à la nuit : PK 19,80.

 

 

Maintenant tout se fait à la frontale, ce qui n’est pas du tout plus difficile, presque mieux même, car on se concentre sur ce qu’on fait, limité par le faisceau lumineux. De plus je ne passe plus de temps à photographier…mais les embâcles ne manquent pas.
J’ai pris le parti, depuis 21 h, d’aller davantage dans l’eau pour les franchissements, d’autant qu’une traîtrise dans un amas de branches m’ fait m’immerger brutalement jusqu’aux épaules…je n’ai plus rien à ‘ »perdre » !

 

 

Ce changement d’attitude va évidemment accélérer un peu la cadence, et je passe le Pont SNCF, très vite suivi du Pont Bernard de la Chaussée Brunehaut, vers 23 heures, au  PK 21,40… pas âme qui vive !
Une partie moins encombrée m’amène au second pont SNCF, et, peu après, à proximité du Moulin du Raidon, habité. PK 22,10.
Là, je décide de ne pas créer un scandale et faire gueuler les chiens…bientôt minuit, en ne tentant pas de franchir le barrage, aux pied des habitations.  Ceci implique de débarquer et installer le chariot pour un roulage sur la rue du Raidon. Vers minuit et quart, je me trouve sous un pont SNCF, à 1200 m de mon vélo…Je renonce alors à remettre le kayak à l’eau, d’autant que l’accès à la rivière n’est pas aisé.
Ainsi, 1700 m de rivière n’auront pas été explorés…

 

je retrouve le VTT (heureusement !) vers minuit et demi…remonte la selle et grignote une barre chocolatée en buvant beaucoup !
Il fait un temps doux. Cette fois, ayant pensé à prendre la lampe double qui « tourne » déjà depuis plus de 2 heures, il sera moins dangereux de rouler sur les petites routes qu’avec la seule frontale antérieure. Il n’y a que 20 km à parcourir, avec un peu de mouvements de terrain ! (environ 300 m de dénivelée). Je rejoins le Jumpy vers 1 h 30.
A 2 heures , chargement du Kayak après un peu de ménage et nettoyage.
Je pars pour Villeparisis, et là…Bip…bip…bip…passage à la réserve de gazole ! En gros 60 km d’autonomie, pour 85 km à rouler, au moins…il m’apparaît alors que, sans carte de crédit disponible, je vais devoir faire une étape forcée près d’une station d’essence !
Connaissant bien la route, je sais que celle de Varreddes est la plus intéressante, à moins de 50 km d’ici.
J’y arrive à 3 heures et dors dans la cabine. Réveil vers 5h30, la station n’ouvrant qu’à 7h45…

 

Je me décide à quémander avec 10 euros en main, que l’on veuille bien me mettre un peu de gazole…ce qui sera réalisé à la seconde personne sollicitée, quelle chance ! 6 heures…
Cela m’amène enfin au bercail, bateau rangé avant 7h30 !

 


Belle et bonne journée d’action, de 24 heures dont 4h de pauses, de sommeil ou d’attente, 3,5h de route, 1h de vélo, 1,5 h de photographie…soit environ 14 heures de gymkhanayak !!! (dont deux heures en nocturne, version mouillante… pour 3500 m seulement !)
Autant dire que ce n’est pas une sortie faite pour tout le monde, sous cette forme particulière !
Mais il suffirait de la diviser par deux pour la rendre accessible au plus grand nombre des amateurs de gymkhanayak…et d’avoir suffisamment de carburant pour cela !
Lectrices et lecteurs peuvent se faire ici une idée du parcours…en cas de tentative, on leur souhaite beau temps.Réussir cette aventure ne faisant aucun doute, car ce n’est là qu’une question de volonté et de goût de l’effort, avec une immersion naturaliste au programme !

 

 

 

 

 

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