Entretien des Hautes-Berges 895
Entretien des Hautes-Berges 895
Parcourus depuis des décennies, les sentiers des hautes berges du canal de l’Ourcq s’étendent principalement sur les communes de Villeparisis et Tremblay-en-France pour la berge sud et Mitry-le-neuf /Tremblay-en-France pour la berge nord.
Celui de la berge nord est le plus fréquenté, à la fois par les piétons et les vététistes.
Leurs situations respectives peuvent étonner, et ils restent relativement confidentiels car le chemin de halage, d’une part, et la piste de l’Ourcq, d’autre part, ont tendance à concentrer les déplacements.
Si le sentier de berge sud allait loin, jusqu’à la venelle de la mosquée, la fréquentation de la section au-delà du pont de Mitry est devenue tellement rare que cette partie est quasi-impraticable sauf à y aller avec des sécateurs. La raison est qu’il n’y a plus de sentier sur la berge nord, la piste de l’Ourcq et l’urbanisation ayant pris tout l’espace. Il n’y avait donc plus l’intérêt du bouclage entre les deux berges.
Ce qui reste intéressant, c’est le bouclage entre les ponts de Villepinte et de Mitry, soit deux fois 2500 à 2600 mètres environ
Grâce à la Passerelle Florimont, ce bouclage peut être scindé en deux bouclettes, l’une de 2500 m en amont de la passerelle (vers Mitry), l’autre de 3000 m en aval (vers Villepinte).
Cette passerelle permet aussi des variantes de parcours en créant un « huit ».
Il suffit de décrire la boucle entière dans un sens puis dans l’autre pour obtenir un « 10 km » aux portes de Villeparisis.
Lorsque ce parcours est réalisé entre avril et octobre, la végétation est suffisamment développée pour dissimuler les clôtures de la berge sud, la boucle devenant presque « forestière », avec vue plongeante sur le canal (presque une rivière !) 6 à 10 mètres en contrebas.
Sans la végétation feuillée, la berge sud devient visuellement moins agréable.
Le terrain est terreux sur 95% du parcours, et chaque berge compte des « ravins » à traverser, aux nombre de quatre de chaque côté, ne dénivelant que quelques mètres mais aux pentes assez raides.
Les deux ponts et la passerelle sont parcourus totalement à l’écart de la circulation automobile.
Cet article ne se contente pas de décrire et proposer cet itinéraire propre à l’entraînement et à la découverte de l’activité, il appelle à le pratiquer souvent de sorte à l’entretenir, ne serait-ce qu’en le foulant régulièrement, mais aussi à apporter une contribution au bien commun en prenant le temps d’éliminer les branchages tombés, tailler les arbustes et couper les plantes envahissantes, juste ce qu’il faut pour maintenir un passage sans encombre.
Il n’est pas interdit non plus, une fois de temps en temps, de se munir d’un sac poubelle et d’éliminer quelques détritus que, malheureusement, des imbéciles irrespectueux abandonnent çà et là, surtout aux abords immédiats des voies d’accès à la piste de l’Ourcq.
En équipe de trois, il nous a fallu deux heures seulement, dotés de sécateurs, pour réhabiliter les 5 km peu à peu négligés… mais 5 minutes auraient suffi si tout utilisateur y avait mis un peu du sien !
Villeparisiens, mitryens, tremblaysiens, valjociens …c’est un gentil parcours à faire, surtout quand on ne dispose que d’une ou deux heures et qu’on rechigne à prendre une voiture pour aller chercher plus loin ce qui peut suffire tout près !
On ne parle pas d’une « randonnée » mais d’un parcours d’entretien, d’entraînement…en vue de grandes, vraies, belles randonnées !

