Les puits de Montguichet de Gagny (synthèse) 618

L'aventure et l'évasion

Les puits de Montguichet de Gagny (synthèse) 618

16 janvier 2023 carrières diverses Carrières Gagny 0

Les puits de Montguichet de Gagny (synthèse)    618

Dans les articles 608 à 615 de ce site, lectrices et lecteurs peuvent trouver des fiches « techniques » concernant huit puits dont un gouffre-puits par effondrement.
Ces éléments liés aux carrières de gypse de seconde masse abandonnées depuis 80 ans par les carriers et 30 ans par les champignonnistes, sont condamnés à plus ou moins brève échéance par des projets d’aménagement public, et par la judiciarisation de notre société nourrie au risque zéro et abreuvée du principe de précaution à tout va.
Or ils constituent justement un terrain de jeu où formation et entraînement technico-sportif coexistent avec responsabilisation et appréciation des risques, en pus de donner accès aux carrières elles-mêmes, qui, n’en disconvenons pas, sont effectivement dangereuses, en plusieurs zones…mais n’en sont pas moins intéressantes, et même esthétiques pour qui veut bien voir et garde un esprit ouvert.

Cet article les recense donc, en résumant leurs caractéristiques principales…Il suffit de se reporter aux articles dédiés à chacun d’eux, pour en savoir un peu plus.
Pour autant, chacune et chacun reste seul(e) responsable de ses actes, ces informations ne sont pas des incitations, mais visent au contraire à préserver les pratiquant(e)s éventuel(le)s dans l’hypothèse de leur visite des lieux…qui sont TOUS DANGEREUX.

Les accès sont décrits à partir de la rue Jean Bouin. Au bout de cette dernière, la palissade est régulièrement éventrée et l’entrée facile. Cependant, si on tombe sur un jour où c’est clos, il faut contourner en partant vers la droite et en tendant à descendre…soit de larges brêches dans le grillage se présentent, soit il faut gagner la rue du Vieux chemin de Meaux jusqu’à atteindre le bout du Collège Théodore Monod, où une « porte » est sciemment ménagée (Mais ce ne sera peut-être pas pour longtemps encore)

1) Puits du Ventilo : entrée close ceinturée, puits annexe dangereux au ras du sol, non pénétrable à de jour, entrée par le ciel, étroiture verticale ponctuelle entre barres, tête de puits confortable sur arbre surplombant. 19 m de descente directe. Bouche interne concrétionnée. Petite pluie possible.

2) Puits Couvert : entrée ouverte, ceinturée, puits annexe d’accès facile, protégé par parapet, tête de puits facile sur barres au ciel. Installation sur deux déviations ou grosse protection au passage dans le puits principal. Ce dernier est borgne, invisible de l’extérieur, très solidement occulté.
3,5 m + 11 m de descente. Bouche inférieure très métalliquement structurée !!!

3) Puits Hedera helix : A l’air libre mais protégé par murs et parapet, couvert de lierre. Puits annexe tête de puits peu aisée avec arbres en retrait de 2 à 3 m, protection indispensable. Une barre de fractionnement peu fiable bien qu’utilisable, une déviation basse. Puits principal borgne invisible de l’extérieur, très solidement occulté. 3,5 m + 11 m de descente. Bouche inférieure « naturelle ».

4) Puits du Faux Fontis : est un gouffre formé par effondrement de croisée de galeries (faux fontis). Très large, accès dangereux. Main courante sur arbre couché et descente directe de 6 m sur talus ou arbre en recul avec basculement dangereux sur lèvre du gouffre.
Nous déconseillons très fortement cette visite…sans pour autant conseiller les autres !!!

5) Puits Percé : entrée à la base, sans technicité, près d’un abrupt dangereux. Entrée supérieure entre barreaux serrés, impraticable aux ventripotents.
Passage avec étriers recommandés ou bien grand « V » à installer très au-dessus grâce à de bons arbres de part et d’autre…mais à quelques mètres, donc à poser haut et avec pas mal de corde ! Decente directe réduite à 7 m suivie de toboggan terreux raide sur 3 à 4 m.

6) Puits des Rails : entrée ouverte, cernée d’une buse carrée partiellement chavirée. Tête de puits sur arbre à distance, grosse protection à mettre au passage du parapet. Descente directe 14 m. Gare aux abords, chausse-trapes dangereuses sur deux côtés ! Bouche interne métalliquement structurée.

7) Puits de l’Hexagone ferré : entrée ouverte à ras du sol, aucune protection, ceinture maçonnée très dégradée sur 1/3, approche prudente nécessaire.
Tête de puits sur une collection d’arbustes proximaux, déviation sur arbre poussé en travers ou grosse protection sur la lèvre du puits au ras du sol.
Descente 18 m directe. Bouche interne très métalliquement structurée.

8) Puits de l’Echelle : entrée fermée par une grosse dalle de travers, passages latéraux au ras du sol, formant chatières. Main courante sur arbre à distance puis sur arbre exposé au vide de carrière, tête de puits sur racines par chatière large puis déviation sur longue sangle issu de l’arbre initial passant par la chatière étroite. Il n’y a pas de broche artisanale pour déviation interne. Vieille échelle métallique suspendue. Bouche interne disparue par petit effondrement du ciel de carrière. Descente directe de 13 m. Issue « horizontale » toute proche.

Tout peut être fait avec un matériel standard :

Corde 25 m, 4 sangles dont deux grandes (plus d’1 mètre) 5 ou 6 mousquetons, 2 protections épaisses.
Certains accès peuvent évidemment être facilités avec  une barre métallique solide de 1,6 m minimum ou en dégotant une bonne branche costaude à mettre en travers des ouvertures des puits. Technique à bien maîtriser cependant…
Attention à la fréquentation des lieux…on ne peut exclure totalement les risques :

  • d’être un peu « taquiné » par des autochtones considérant leur territoire violé..faut rester diplomate !
  • de voir des objets balancés dans le puits quand on y est…peut être très dangereux selon les objets.
  • de connaître une malveillance commise sur la corde, en haut…totale ou partielle, et ce second cas, c’est le pire, bien sûr.
  • de voir la corde disparaître si on la quitte en bas…c’est mineur, il y a des sorties horizontales ou presque.

On peut, bien sûr, prévoir une vigie qui reste à la surface, avec ou sans roulement entre équipiers.

Sinon :
Pour le second cas, pas de parade, si ce n’est veiller à ce que rien ne traîne à proximité immédiate des entrées…ça limite les tentations.
Pour le troisième cas, notamment dans les puits décalés, on peut installer des fractionnements « de passage » là où on mettrait seulement des déviations. Au delà, on s’approche de l’homicide… !
Pour le quatrième cas, il suffira de déplorer la perte matérielle et financière…une centaine d’euros environ.

Enfin, on le redit, tous ces puits sont dangereux, notamment par les chutes de pierres possibles…il faut purger, et bien  surveiller avant de se lancer dedans.
Dans l’éventualité d’avoir à naviguer dans les carrières, volontairement ou accidentellement, il faut avoir deux lampes fonctionnelles…au moins. Une sur le casque une autre sur soi si on est seul(e) ou bien équipe de deux ou plus.

Moyennant quoi, il y a matière à bien travailler les équipements…dans tout ça. Quelques heures à y passer !
Réservé aux personnes expérimentées et prudentes…sinon, s’abstenir est préférable !!!

 

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