Oxychilus cellarius ou Luisant des caves 124

L'aventure et l'évasion

Oxychilus cellarius ou Luisant des caves 124

18 avril 2018 Spéléologie Zanimos 0

L’escargot Oxychilus cellarius, dit « le Luisant des caves »

Oxychilus est un petit escargot à enroulement presque « plat » que l’on rencontre parfois dans les abords terreux des cavernes, notamment vers la Belgique, mais aussi dans le Bassin Parisien, bien que plus rare…

C’est un animal qui présente la curiosité de connaître deux sortes d’individus, les uns vivent comme la majorité des gastéropodes terrestres, que l’on dit « épigés », les autres troglophiles, vivant dans les cavernes, parfois assez profondément.
Les formes souterraines ont deux particularités remarquables : elles n’hibernent pas comme les épigées, et elles possèdent dans leur appareil digestif des flores bactériennes chitinolytiques, c’est à dire capable de digérer des éléments constitutifs des exosquelettes des insectes, araignées, et myriapodes.
Ils peuvent donc se nourrir des cadavres de ces animaux qui meurent sur place, ou apportés par du vent ou des ruissellements aqueux. Pour autant, les Oxychilus gardent la faculté de se nourrir aussi d’éléments végétaux et d’éléments animaux sans chitine dont les petits vers, apportés par les mêmes vecteurs.


Mais l’Oxychilus peut aller jusqu’à la prédation, lorsqu’il rencontre sont mets favori : un papillon tranquillement endormi sur une paroi ou au plafond…car il s’y fixe, et le papillon ne peut plus s’envoler car devenu bien trop lourd ! C’est donc souvent une chute, et le mollusque s’empresse de rogner la base des ailes avant de grignoter davantage les restes du lépidoptère dont l’abdomen et son contenu…comme quoi un inoffensif et joli petit escargot ( au yeux d’un humain) peut dissimuler un redoutable agresseur !

 

 


Sa coquille est translucide avec des reflets verts-bleutés ou ambrée, et elle est brillante si l’Oxychilus est vivant, d’où son appellation vernaculaire de « luisant ».  Coquille de 3 ou 4 cm sur moins de 1 cm.
Très fragile…faire attention où l’on marche !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *