Episode formateur aérien 233

L'aventure et l'évasion

Episode formateur aérien 233

22 octobre 2019 Spéléologie 0

Episode formateur aérien (octobre 2019)

Témoignage de Koko…

Aujourd’hui entraînement au Spéléchêne. 
C’est le site de pratique le plus proche de chez nous. 
Endroit magnifique maintenant qu’il a quitté sa fonction première qui était de guetter du gibier. 
Grâce au travail de titan de Kiki et aidé de Gigi et Rémi, cet endroit est devenu un super terrain de jeu.
 
Je rappelle que le Spéléchêne est un arbre aménagé avec des plates-formes ou coursives sur plusieurs étages, avec des cordes qui pendouillent  sur lesquelles nous pouvons nous entraîner comme si nous étions en spéléologie ou en canyonisme.
 
Cette séance du jour se déroulera avec Daudo, Koko et Kiki. 
Il nous fait commencer par une petite montée sur corde et là, première surprise…. L’élasticité globale de ll’équipement qui est différente en raison de celle de la branche sur laquelle elle est fixée qui s’ajoute à celle des 15 mètres de corde… Ça fait drôle et un peu inquiétant !
(NDLR : les branches qui supportent les cordes sont elles-mêmes assurées par des cordes reliées au plus gros du tronc, même si leur calibre et leur état ne laissent pas penser à une rupture, a priori.)
 
Ensuite , conversion : de la poignée de montée et bloqueur au descendeur « Stop »… Et oui, sur le Spéléchêne quand on grimpe sur une corde, on redescend sur la même, dans 80% des cas, ce qui est nécessaire de savoir. 
Et là je me retrouve comme 15 jours plus tôt : bloquée…! Mon cerveau dans une position un peu « fœtale » et suspendu dans le vide, ne sait plus me faire mettre ma corde dans le bon sens sur mon descendeur…. Agaçante, cette anomalie fonctionnelle du cerveau… Mais bon, avec la grande patience de Kiki je finis par me dépatouiller du truc.
 
Ensuite nous grimpons d’un étage où nous nous promenons sur les poutres avec changement sur les mains courantes, histoire de tester notre équilibre dans le vide., et de bien re-graver les gestes sécuritaires.
 
Puis arrive la nouveauté pour nous,  installer seule une corde avec différentes accroches de la corde au fur et à mesure de la descente… autrement dit une descente avec des fractionnements, avec ou sans appuis pour les pieds.
Avant toute chose, préparer la double sécurité irréprochable. 
J’attache la corde sur un tronc d’arbre avec un nœud en 8 tressé (ce qui, en passant, fait aussi réviser la technique des nœuds), puis juste en dessous je la fixe sur une plaquette spéciale pour branches et tronc d’arbre dite « Plaquette-maillon », avec un noeud en 8 sur ganse et un mousqueton.
(NDLR : les plaquettes-maillons peuvent être des duos, trios ou quatuors de maillons, ce qui permet d’orienter le mousqueton et de protéger le noeud le cas échéant.)
 
Et là… Et bien il faut descendre sur la corde qu’on a posée soi-même en se mettant dans le vide… Un peu d’appréhension quand même…des fois que le montage serait défaillant, en dépit de la supervision des équipiers.
Je descends et arrive à la plaquette-maillon suivante où je recommence la manœuvre en laissant une longueur de corde pour faire une boucle pédalière permettant de s’appuyer afin de se délonger pour descendre encore plus loin et recommencer.
Fatigant mais fière de moi d’avoir réussi ma 1ère installation toute seule. 
Installation que je prends l’initiative de démonter en fin d’après midi quasi dans le noir… Contente, car un sentiment d’autonomie acquise me procure un réel plaisir.
 
Une fois qu’Audrey se soit adonnée au même exercice, après avoir  enchaîné descente et remontée en autonomie totale elle-aussi,  nous arrivons au clou de la journée… Descente en tyrolienne reliée à un autre chêne ! 20 ou 25 mètres seulement, mais dans un tel environnement végétal, en plein jour, sur une corde qui semble soudainement bien mince, sans amortisseur au bout comme dans les parcs d’attraction, l’appréhension est nettement plus forte !
Kiki commence avec arrêt en cours de route pour couper quelques branches dangereuses sur le passage. 
Puis c’est mon tour de descendre… Je ne me sens pas très rassurée mais j’ai confiance dans le système… 
Je m’élance et avec la vitesse manque de m’écraser sur le chêne…enfin…j’exagère un peu !
Heureusement Kiki veille et me rattrape…il était là pour freiner l’oiseau !
Il m’aide à fixer ma longe autour d’une branche, lui même étant arrimé sur la corde de descente. 
Puis Audrey nous rejoint et nous voilà tous les 3, engoncés sur nos longes et pas trop rassurées pour nous les filles de savoir comment nous allons redescendre de là. 
Mais Kiki à tout prévu comme d’habitude. 
Il fixe une corde qu’il avait prise en plus et je descend la première. Puis il aide Audrey qui me rejoint avant que lui aussi puisse redescendre. 
Que d’émotions…. l’aventure aura bien duré 15 minutes, et coûté quelques gros efforts de traction des bras !
 
Et voilà, il nous reste plus qu’à tout ranger pour rentrer… Il fait nuit et grâce à nos frontales cela ne pose pas plus de souci que si nous étions dans une grotte.
 

Probablement Ascocoryne sarcoïde

Mais avant de partir, il reste une dernière chose à faire…. Nouer et fixer la corde du chêne à tyrolienne en hauteur pour que des personnes non autorisées ne puissent s’en servir, et là Kiki me fait la courte échelle pour le faire… Je suis trop petite alors il met une corde autour de la taille, je grimpe sur ses épaules pendant qu’Audrey tient la corde qui me plaque à l’arbre et m’assure… Je fais le noeud et d’un coup, sans trop savoir comment,  je dégringole et me retrouve la tête en bas à quelques centimètres du sol, heureusement retenu de justesse par kiki qui m’a rattrapée par les chevilles…. Je suis écroulée de rire… Pas de Bobo de son côté non plus…. Une belle fin de journée dans la joie et la bonne humeur… encore 1500 m à pied de nuit, mais par ce temps doux et sur un itinéraire sans embûches, ce ne fut qu’un agrément supplémentaire.
 
Au passage, découverte d’un champignon atypique rose…on verra ça à la maison !

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