Formation d’équipièr(e) niveau trois 345

L'aventure et l'évasion

Formation d’équipièr(e) niveau trois 345

4 octobre 2020 Canyon Spéléologie Via ferrata 0

Formation d’équipièr(e), niveau trois          345

le club SJV s’applique constamment à former ses membres, visant essentiellement à l’acquisition d’une autonomie toujours plus grande. Mais aussi à la possibilité des plus expérimenté(e)s de pouvoir accompagner puis encadrer les novices.
Un référentiel interne est ainsi établi, s’étendant sur cinq niveaux qui peuvent se résumer ainsi :

  • niveau 1 : acquisition du vocabulaire courant, maîtrise de l’équipement personnel, techniques de progressions diverses dans des cavités ne nécessitant pas d’équipement de progression (grosso-modo « horizontales »).
  • niveau 2 : se cumulant au niveau 1, techniques de progressions diverses dans des cavités « verticales », sur cordes et sur échelles, connaissance de quelques nœuds. Cavités éventuellement semi-aquatiques.
  • niveau 3 : se cumulant aux niveaux 1 et 2, techniques d’équipement de voies simples, maîtrise de techniques de réchappe, connaissance de nœuds supplémentaires, rudiments de secourisme et de secours. « Accompagnateur »
  • Niveau 4 : se cumulant aux niveaux 1, 2, 3, techniques d’équipement de voies complexes avec  la diversité des moyens matériels connus, maîtrise de situations insolites, courses durables, cavités plus impressionnantes, interventions de secours évoluées, maîtrise d’équipe. « Encadrant »
  • Niveau 5 : tout le référentiel « initiateur FFS » maîtrisé. Cadre de club, non breveté FFS. A ce niveau, l’équipier(ère) est censé se présenter à l’examen qualifiant d’initiateur FFS, s’il ou elle le souhaite, et, a priori, en sortir lauréat(e), donc breveté(e) !
    C’est donc à ce niveau de formation qu’en sont trois des membres actuels du club, que nous encourageons et félicitons, tant il est si facile de se contenter du niveau 2, de simple pratiquant(e), alors qu’on a les moyens de progresser bien au-delà.
    Outre une plus grande autonomie, une plus grande sécurité et une plus grande aisance (donc plaisir) pour soi-même, le niveau trois est celui où on commence à évoluer pour les autres aussi, ce qui est bien appréciable !
    Grace à ses deux sites d’entraînement à proximité et deux autres à une bonne heure de route, le club est à-même d’initier puis de former des spéléologues, des canyonistes, des via ferratistes, dans de bonnes conditions, pas aussi idéales que dans les régions karstiques bien sûr, où il faut aller pour perfectionner les acquis en région parisienne…
    Mimi, et bientôt Gigi et Coco, se sont attelés à cette formation, nous espérons que quelques autres vont pouvoir et vouloir les y suivre !!!
    Mais voici le « retour » écrit de Mimi, on le livre ici tel que nature :
     Journée à Maysel pour un approfondissement des apprentissages en ouverture de voie, et en débrouillardise spéléologique. Nous voilà partis avec Cricri pour une journée à Maysel.

    A l’arrivée on part pour un travail d’encordement, à l’abri.

    Petite surprise notre fameuse échelle a disparu, mais après quelques recherches rapides celle-ci est remise à sa place.

    Je pars en « première » pour équiper la voie, je réapprends le nœud de 8 sur ganse.

    Arrivé en haut Cricri me crée un parcours suivant l’ensemble des points d’attaches.

    Révision du nœud dit « mickey », et du nœud de batelier.

    Me voilà partie avec ma corde, à installer celle-ci le long des parois. Plus ou moins en hauteur.

    Pas de grosse difficulté de ce coté, les nœuds (huit simple, huit sur ganse, batelier, pêcheur simple, pêcheur double, Mickey) reviennent vite en mémoire, et on est au sol.

     

    Après manger, Cricri nous lance dans l’équipement d’une voie verticale, puis horizontale le tout en hauteur.

    Les sensations ne sont pas du tout les mêmes et le départ n’est pas facile.

    Mettre les sangles et l’équipement ça va, mais se mettre dans le vide, sur terrain glissant, bof, bof… !

    Bon au final j’y vais tout de même et je réussis à descendre et à équiper la voie.

    Pour la partie verticale, 2 sangles au début et 1 nœud de « Mickey ». Plus bas, une déviation avec une sangle et un mousqueton pour éviter le frottement de corde. Et 2 attaches sur anneau avec nœud de 8 sur ganse avec du mou pour permettre à l’équipier de descendre.

    Commence alors la partie horizontale, attraper les anneaux, mettre un mousqueton, mettre sa longe,  se mettre en tension dessus pour prendre du mou et faire un nœud de batelier en essayant d’avoir la corde la plus tendue possible. Et on recommence.

    Ca a l’air simple comme ça, mais en réalité beaucoup moins et ça demande pas mal d’énergie pour aller à l’horizontale et pour manœuvrer la corde.

     

    Bref j’ai du en faire 3 ou 4, en râlant beaucoup je crois. Le baudrier fait mal, les doigts ne sont plus efficaces, je décide alors d’en finir là et de descendre au sol.

    Au final je m’en suis sortie !

     

    Troisième atelier avec l’installation d’une descente guidée.

    On part installer en haut deux cordes, une qui servira de guide, et une pour monter et descendre.

    Premier tour à vide, vertical. Je suis déjà un peu plus à l’aise avec la mise dans le vide.
    En bas on attache la corde guide à un arbre et on la tend avec un système de poulies.

    C’est parti pour la montée sur ma corde (avec poignée et bloqueur habituel), mais avec  la corde guide pour me garder loin du mur (longe avec poulie sur celle-ci) .

     

    Le départ est difficile car presque horizontal, le bloqueur n’avale pas la corde et il est difficile de comprendre l’utilisation de la poignée dans ce sens. Plus on monte plus on retrouve des sensations habituelles.

    Arrivée en haut, je me longe et sors de la corde sans problème.

    Pour la descente, sur la corde guide, on remet une poulie, un mousqueton avec sa longe, et sur la corde de descente le descendeur.

    Beaucoup plus facile évidemment, il suffit d’appuyer sur sa poignée !

     

    4ème atelier, récupération du matériel posé.

    On part sur la désinstallation des voies mises.

     

    Facile du coté abrité.

    Réapprentissage de la pose d’un rappel.
    Passer la corde dans l’anneau, vérifier qu’elle puisse atteindre le sol (faire moitié, moitié), faire un nœud de 8 sur ganse d’un coté de la corde. Si on a peur qu’elle passe dans l’anneau ajouter un mousqueton.

    S’équiper pour descendre de l’autre coté de la corde. Vérifier que l’on est sur la bonne corde en se mettant en tension dessus. Défaire sa longe et descendre. En bas récupérer sa corde en tirant sur l’autre bout, penser à s’éloigner de la paroi pour diminuer les frottements et aller doucement.

     

    Viens le tour de la voie horizontale en hauteur.  Cricri passe devant pour me laisser déséquiper.

    Dans le principe j’ai compris ce qu’il faut faire. Dans la réalité les nœuds sont serrés, le vide et la peur de faire un mauvais geste me stressent, du coup je passe devant Cricri, et je remonte ma voie. Ce qui déjà représente pas mal d’autonomie.

     

    Dernier atelier de la journée, installation en solo d’une courte voie horizontale avec corniche, et d’une petite verticale.

    Les gestes sont plus fluides et plus assurés que ce matin.

    Cricri me rajoute deux petites difficultés. Cas 1 tu n’as plus de bloqueur. Cas 2 tu n’as plus de descendeur.

    Il faudra certainement plusieurs répétitions pour ancrer les gestes dans ma mémoire, mais on a bien bossé !!!

     

     

     

     

     

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