TGRLIFRA 14 C 912

TGRLIFRA 14 C 912

30 septembre 2026 Randonnée 0

 

TGRLIFRA   14   C      912

 

La TGRLIFRA  est la Très Grande Randonnée LIttorale FRAnçaise, une promenade pédestre de quelques milliers de kilomètres sur la côte manchoise puis atlantique, avec quelques particularités…

– le parcours suivi est préférentiellement et autant que possible, au plus près du flot, quel que soit le niveau de marée.

 

 

 

Bien entendu, il peut arriver que des structures artificielles interdisent tout passage pédestre, ou que la marée rende impossible un franchissement durant des heures.

Ou encore, qu’un arrêté municipal, préfectoral, voire ministériel déclare un passage illégal.

 

 

 

– le randonneur, la randonneuse, sont autonomes,  sont donc indépendants de tout commerce, mais susceptibles de quémander de l’eau potable si aucune source ou fontaine n’est accessible durant leurs étapes. Bivouac systématique.

– L’impact écologique est réduit au maximum, donc pas deux véhicules pour les navettes…ouvertes à l’auto-stop ou transports en commun locaux, selon les cas

– Equipe de 1, 2, 3 ou 4 personnes au maximum .

 

 

 

 

– étapes calibrées à 25/35 km en moyenne, conditions rustiques, portage minimalisé.

Cette activité ne pouvant être menée en continu (estimation à 100 journées de la Belgique à l’Espagne) car nécessitant une trop importante disponibilité, elle est menée selon un séquençage chiffré, chaque séquence, (Ici la quatorzième : 14)   étant composée d’étapes lettrées… (Ici la troisième : C )

 

 

 

Les points kilométriques maritimes (PKM) sont comptés depuis la frontière belge, en suivant le trait de côte majeur. Il peut donc y avoir des longueurs non parcourues à pied du fait d’obstacles incontournables.

Les parcours pédestres sont en kilomètres effectifs, (PK) qui diffèrent régulièrement des PKM du fait d’incursions dans les terres ou dans les villes et villages.

 

 

 

Etape N° 45      14   C :    de  Le Vougo    à   Argentan         ( PKM   1368   à    1410    général) 

 

Le démarrage ne peut se faire que sur le GR 34, la mer étant encore bien trop haute pour passer par l’estran ici très rocheux et surtout couvert d’algues gluantes rendant la marche périlleuse et qui masquent autant de chausse-trappes, le plus souvent pleines d’eau.
4 kilomètres plus loin, l’anse de Koréjou est suffisamment dégagée pour autoriser une ligne directe de 1 km aboutissant à l’isthme de la presqu’île de Penn Enez jadis porteuse d’une batterie de défense.

 

 

 

Des canons et des statues y sont visibles.  PK 04,00
Le GR 34 doit être ici repris pour 3 km jusqu’au terme de la Grève Blanche où il est prévu d’effectuer une petite « coupure de fromage » dans l’arrière-pays, soit 1 km dans les champs et village au lieu de trois sur chemin côtier, face au phare de l’île Vierge.  PK 08,00
De Kerjégu, 2 kilomètres sur grève et plage dans un cadre superbe avec l’île Vénan en perspective permanente amènent à la pointe de Kervenni.

 

 

 

S’ensuit un petit parcours passant par une allée couverte antique, et débouchant sur la plage de Kervenni, petite mais charmante, s’achevant au monument de Saint Cava suivi d’une plage « confidentielle »…d’où part un PR local menant à Kéridaouen en 1 km.  PK 13,00.
Trois petit kilomètres conduisent alors à l’entrée du grand Aber Wrac’h, qui développe encore 1 km de largeur à ce niveau.
Cet aber majeur s’étend sur une dizaine de kilomètres !
N’étant qu’à mi-marée montante, je décide de le remonter au plus près de l’eau, au moins jusqu’au débouché du cours d’eau venant de Plouguerneau.

 

 

 

Au long de cet aber, on trouve régulièrement des épaves de navires, ou des exploitations d’ostréiculture.
Les chemins se promènent entre de petits bois où abondent diverses espèces d’arbres, notamment des châtaigniers dont personne ne semble récolter les fruits, ce qui est bien regrettable (et surprenant !) en ces temps de « perte de pouvoir d’achat »…

 

Très commode au début, le cheminement se complexifie peu à peu, pour finir dans des rocs à goémon et des arbres morts couchés…avant de raccrocher un petit pont d’ex-moulin « Milin an aod ». Seulement deux kilomètres parcourus « hors-piste », qui réclamèrent près de 3/4 d’heure !
Mais agréablement sauvage…j’y découvris d’ailleurs une impressionnante carapace vide de tourteau, de près de 25 cm de largeur !

 

 

 

Reste encore à parcourir 1500 mètres sur chemin viabilisé pour atteindre le Pont de Paluden, traversant l’aber, qui affiche encore 200 mètres de largeur ! PK 19,50. La construction d’une usine marémotrice avait été projetée en 1921, sur cet aber, preuve de son importance et de son activité.
De ce pont on longe un peu la D 113 pour accrocher le GR 34 lequel suit assez fidèlement la rive gauche de l’Aber Wrac’h à ce moment bien empli déjà et dont la berge basse est impraticable, soit très vaseuse soit en rochers et goémon.
Le chemin passe par de jolis sites et comporte des sentes en creux remarquables, conduisant à Kermengi PK 29,00.

 

 

 

C’est l’endroit choisi pour « shunter » la presqu’île Sainte Marguerite et ses dizaines de blockhaus, réduisant le parcours de 6 km.
Car c’est déjà l’entrée d’un nouvel aber majeur, celui du Benoît. Je repars de Prad Al Lan en bénéficiant encore d’un peu de passage sur le haut de plage, puis sur les hauteurs d’une côte en petites falaises, aboutissant au curieux port de Vrill, se réduisant à un môle et une cale parallèles d’une cinquantaine de mètres, séparés par un bassin de 40 mètres…un port « minimaliste » ! PK 31,00.

 

 

Au PK 33,00  se trouve un grand lavoir entouré de quelques maisons…Il fut long et difficile d’en trouver une qui soit habitée de sorte à quémander de l’eau potable. 
C’est alors au PK 35,00 que deux tables de pique-nique apparaissent, avec points de vue imprenables, et montées sur un socle en béton suffisamment lisse, large et propre pour pouvoir y installer un bivouac.
Un grand déballage suivi d’un peu de rangement, et une vague séchage de duvet/chaussettes/tee-shirt furent alors possibles !

 

 


Le « régime vestimentaire » est en effet très primaire…on joue sur deux maillots de coton et deux paires de chaussettes.
Les uns sont portés la journée, les autres mis en séchoir sur le sac à dos.
Le soir, les autres sont enfilés, cependant que les uns attendront le lendemain matin pour passer au séchoir !
S’il pleut, on remet ce qui est resté mouillé de la veille, conservant précieusement le sec pour la nuitée suivante.
Avec ce fonctionnement, il est clair qu’au retour en train il est préférable d’avoir réservé une place « solo », pour le bien-être des voisins…

Sinon, la nuitée est toujours paisible et tiède…

 

 

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