TGRLIFRA 14 D 913

TGRLIFRA 14 D 913

30 septembre 2026 Randonnée 0

TGRLIFRA    14   D          913

 

 

 

La TGRLIFRA  est la Très Grande Randonnée LIttorale FRAnçaise, une promenade pédestre de quelques milliers de kilomètres sur la côte manchoise puis atlantique, avec quelques particularités…

– le parcours suivi est préférentiellement et autant que possible, au plus près du flot, quel que soit le niveau de marée.

 

 

 

Bien entendu, il peut arriver que des structures artificielles interdisent tout passage pédestre, ou que la marée rende impossible un franchissement durant des heures.

Ou encore, qu’un arrêté municipal, préfectoral, voire ministériel déclare un passage illégal.

 

 

 

– le randonneur, la randonneuse, sont autonomes,  sont donc indépendants de tout commerce, mais susceptibles de quémander de l’eau potable si aucune source ou fontaine n’est accessible durant leurs étapes. Bivouac systématique.

– L’impact écologique est réduit au maximum, donc pas deux véhicules pour les navettes…ouvertes à l’auto-stop ou transports en commun locaux, selon les cas

 

 

 

– Equipe de 1, 2, 3 ou 4 personnes au maximum .
– étapes calibrées à 25/35 km en moyenne, conditions rustiques, portage minimalisé.
Cette activité ne pouvant être menée en continu (estimation à 100 journées de la Belgique à l’Espagne) car nécessitant une trop importante disponibilité, elle est menée selon un séquençage chiffré, chaque séquence, (Ici la quatorzième : 14)   étant composée d’étapes lettrées… (Ici la quatrième : D )

 

 

Les points kilométriques maritimes (PKM) sont comptés depuis la frontière belge, en suivant le trait de côte majeur. Il peut donc y avoir des longueurs non parcourues à pied du fait d’obstacles incontournables.

Les parcours pédestres sont en kilomètres effectifs, (PK) qui diffèrent régulièrement des PKM du fait d’incursions dans les terres ou dans les villes et villages.

 

 

 

Etape N° 46      14   D :    de     Argentan   à  Landunvez     ( PKM   1410   à    1444   général) 

 

Après une bonne et belle nuit, lever plus pratique qu’à l’ordinaire du fait d’une table et deux bancs secs…mais de toute façon réduit à peu de mouvements !
Au programme du matin, le long contournement de l’Aber Benoît, un beau « morceau » d’une dizaine de kilomètres de longueur, mais qu’un pont permet de traverser avant son point de naissance… 6 kilomètres quand même ! 

 

 

 

 

Mais le tracé est bon, les efforts très équilibrés, l’environnement végétal agréable, dont une belle forêt largement fréquentée par les cavaliers.
Au PK 06,00, je franchis le Pont de Tréglonou ( 1935) ayant remplacé le précédent, construit en bois, en 1852….250 m de longueur quand même !
Un nouveau tronçon de beaux chemins, souvent en creux, et présentant un peu de champignons, malgré la période bien trop sèche mène les pas durant 8 kilomètres pour parvenir à Saint-Pabu.

 

 

Lassé de longer l’aber, j’opte pour une échappée de terrain, qui n’économise guère de chemin ( 1200 m en moins) mais offre une diversité de voyage…cela pour 4 km de petites routes, puis chemin agricole puis à travers champs ! Je « débarque » alors  au belvédère de Korn-ar-Gazel. PK 18,00.
De belles longueurs à marcher sur le sable ferme, au ras des vagues me sont alors offertes, dont la très belle plage des Trois Moutons (Lampaul) soit plus de 5 kilomètres à l’horizontale !

 

 

C’est ensuite une succession de petites pointes séparées de courtes plages ou grèves, cumulant de courtes dénivelées, aux pentes modérées, un parcours très agréable donc, livrant des paysages successifs sur une collection d’une douzaine d’îles ou îlots.
On arrive ainsi à Portsall…PK 27,00.

 

 

 

De la pointe du Guilligui le profil de l’itinéraire devient très différent, car perché an haut de falaises de rocs absolument impraticables en dehors de la marée basse…et elle est justement haute à ces instants !
Près de 200 mètres de dénivelée cumulée, encore, toujours par petites doses, et 8 km plus loin, apparaîtra un petit coin de bivouac…sympathique mais impertinemment exposé à des ouvertures vitrées de villas…il est toujours un peu risqué de s’installer en milieu urbanisé.

 

 

 

PK 35,00, un petit terre-plein naturel offre sa platitude, en bordure d’une petite rivière (10 km de cours malgré tout !) venant de Landunvez.
C’est le quartier Penfoul.
Il faudra attendre un peu que le jour tombe pour commencer l’installation du bivouac. 

 

 

 

Ce dernier bénéficiera d’un peu de lecture grâce à un journal local abandonné sur une table de bar à Portsall, à la lampe frontale, donc pas vraiment discret !!! Mais aucun(e) gendarme ne viendra m’interpeler !

En revanche, plusieurs oiseaux de mer vinrent se promener, certains sans doute intéressés par quelques miettes qui pourraient persister…le coin étant propices aux pique-niques.

 

 

 

Cette étape a apporté une plus grande diversité d’observations, étant appelé à alterner marche littorale d’estran et promenade côtière de pays, et du fait d’un grand nombre de villages et hameaux, et de vestiges variés, du dolmen à la pompe à eau du XIXe siècle, ainsi que quelques expressions artistiques plus ou moins modernes.
Les cultures sont elles aussi bien présentes, les jardins d’agrément, petits bois et forêts, et bien sûr la flore typique des côtes ventées.

 

 

 

 

Il est apparu, cependant, une grande rareté d’insectes volants, mouches, guêpes, moustiques, moucherons…quasiment absents. (?)
Pas davantage de papillons tardifs alors qu’on trouve couramment des buddleias, des composées jaunes, des renouées du Japon, des bourraches, et nombres de fleurs d’ornement dans les jardins, squares et massifs floraux urbains…(?)
Gentille journée pour 35 km de marche.

 

 

 

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