La Randodhuis (5) (Du réservoir à la source) 287

L'aventure et l'évasion

La Randodhuis (5) (Du réservoir à la source) 287

17 mars 2020 Non classé Randonnée 1

La Randodhuis (5) (Du réservoir à la source)     286

Cette nouvelle portion d’itinéraire va couvrir 22 km de la borne 677 , Saint-Jean-les-deux-Jumeaux, à la borne virtuelle 460 vers Citry.


Formule originale en ce que l’un des marcheurs est flanqué d’un VTT, ou l’utilise de temps à autre. Deux stratégies de retour seront mise en oeuvre : retour par un petit train car les deux points de la randonnée ne sont pas très éloignés des gares, ou retour en vélo par la route.
Le départ est déjà particulier car la borne 677 est au bord de l’autoroute A4, et il faut traverser cette dernière grâce à un tunnel en tôle qui passe par en dessous, tout comme l’aqueduc. Tout naturellement, un regard tête de siphon se trouve là, et le parcours commence avec la borne 676 et le regard 675, dans les prés en herbe haute, très fleuris.

Les bornes sont irrégulières et abîmées, on trouvera 673, 672 et 670 avec le regard 670. Puis c’est l’absence totale jusqu’aux bornes 655, 654, 653. Une quinzaine disparue donc ! Les regards sont bien là, sauf le 650 semblant remplacé par une plaque de fonte. Le 645 à la maçonnerie très abîmée, est en fait une tête de siphon.
Il s’agit de franchir le vallon du ru de la Bécotte, avec une dénivelée approximative de 22 m, il coule 300 mètres plus loin, et un petit ouvrage d’art le franchit, petit pont surmonté d’un regard de visite perché.

 

Lorsqu’il s’agissait de franchir un creux, un vallon, une vallée, c’est à dire un thalweg, les Dhuisiens optaient pour un siphon concave passant sous le point bas, ce qui impliquait de pouvoir le vider avec une conduite vers un point encore plus bas, et pouvait faire courir le risque d’une pollution de l’aqueduc ou encore de son déchaussement en cas de crue érosive forte, ou optaient pour un pont soutenant le conduit à hauteur constante ou encore pour un pont-siphon, le siphon état alors convexe.


La configuration des lieux et les coûts de réalisation déterminaient l’option retenue.
Pour les ponts courts, l’horizontalité du conduit est possible, sans piles intermédiaires. Ces dernières étant sujettes à créer des embâcles, des barrages instables, des retenues d’eau importantes donc massives, dangereuses pour l’édifice et pour ce qui est en aval, la faveur était donnée à la voûte unique, en plein-cintre.
Ceci imposait donc, dès que la largeur à franchir s’accroissait, des ponts-siphons de plus en plus arqués, avec un regard perché pour pouvoir entretenir la conduite de fonte, ces dernières ne permettant pas le passage d’un homme surtout s’il doit pouvoir travailler dedans.


Par ailleurs, plusieurs de ces ponts-siphons se trouvent eux-mêmes au creux d’un siphon général !
Cette particularité crée en fait  un ou deux petits siphons concaves d’un ou des deux côtés du siphon convexe du pont.
Pour les vidanger, on créa un petit conduit latéral au point bas, le plus souvent sur le côté aval de la pile amont de l’aqueduc. Ces conduits annexes de vidange ont un diamètre de l’ordre de 30 cm, ce qui les rend impénétrable humainement.
Afin d’éviter l’emménagement d’animaux divers, leur orifice est doté d’une trappe métallique lourde basculante anti-retour.
Elle sont commandées par une vanne située peu avant les ouvrages d’art, accessible par un puits court fermé par une plaque de fonte.


Le regard tête de puits amont sera vers 641, avec la borne proche. Depuis 653, seule la 648 aura été retrouvée.
On coupe ensuite le minuscule ru de la Barbeterie puis la RD 21, avant de trouver un petit pont de béton sur le Ru de Signy tout aussi petit mais plus en creux vers 635.
dans tout ce secteur, le parcours est assez tortueux car il fallut rester à la cote « 120 » et de nombreux petits cours d’eau ou inflexures de terrain imposent nombre de courbures à niveau.
On traverse alors le site des Belles-vues, qui porte bien son nom, pour accéder à la passerelle du Bois de Péreuse sur le ruisseau du même nom, trop-plein d’un bel étang de 1,4 hectare.
Cette « passerelle » est en réalité un nouveau pont-siphon, vers 608, après avoir croisé les regards 630, 625, 620, 616 borné, et 609 tête de siphon.


Les bornes, quant à elles, connaissent une belle suite de 635 à 624, puis moins présentes (manquent les 623 à 621, 618 et 617) pour repartir de plus belle de 616 à 599 (il ne manque que les 611 et 608).
Sur tout ce parcours agréable, très verdoyant, fleuri, où alternent prairies et bosquets entre petits bois, la randonnée prend un sens naturaliste ! 
Ceci n’est pas toujours le cas, car certains tronçons sont au contraire assez linéaires, très larges, peu végétalisés, et somme toute un peu monotones.

 

On apprécie donc le charme des ces quelques kilomètres…
Le regard 607 tête de siphon amont, apparaît quelque peu lézardé et on retrouvera un regard classique à PH 600….
Le même type de parcours se déroule encore sur 3 kilomètres jusqu’au droit du Château de Venteuil et sa large façade blanche…de 1760 et suivantes, où vécurent notamment les cèlèbres botanistes Jussieu.
De l’aqueduc on ne voit que l’arrière, exposé au Nord-Est.

On se trouve alors vers 572 et si tous les regards (595/590/585/580/575) sont bien là, dont plusieurs côtoyés par des déblais de curage de l’aqueduc, avec là encore des concrétons « flipsites » rejetées, les bornes sont très irrégulièrement en place…Manqueront à l’appel les 598 et 597, 593 à 589, 581 et 580, 577 à 575, 573 à 570…
On repart sur un chemin très fourni en végétaux de toutes espèces, y compris urticantes !
Le regard 570 semble disparu et remplacé par une plaque de fonte.

Agglomérat de flipsites

On aborde une partie arborée, toujours très fleurie, puis en longeant des clôtures d’habitations de Jouarre.


Regards 565, 560 et 555 présents, on peine à dénicher les bornes enfouies dans les hautes herbes…mais apparemment, les 567, 564 et 563, 557 à 555, 553 et 551 n’existent plus.
Au regard 550 on est dans le Bois de la Chartière. Le regard suivant sera borné 546 et est une tête de siphon qui va déniveler 70 m pour passer la vallée du petit Morin à Courcelles-sous-Jouarre, pour environ 1200 m de conduite forcée.
Des bornes 549 à 542 il ne manquera que 547.

 


De 542 à 535 aucune borne mais de grosses buses de visite vers 540 et un superbe pont-siphon enjambant la rivière, dans un écrin de verdure foisonnante. 537 dirons-nous…
Sous l’unique grande voûte, de petites concrétions abondent, suspendues aux armatures d’acier boulonnées et aux aspérités des meulières maçonnées.
Un peu avant 533 et après une pente assez raide, on trouve la tête de siphon amont, en plein bois, puis un regard classique à 530


Sur 1 km, le parcours est quasi-horizontal puis monte régulièrement sur 1200 m jusqu’à une altitude de 175 m…On trouve des regards sur cette sorte de colline-plateau, qui sont les 520, 515, 510, 505…respectivement aux altitudes 145 m, 165 m, 175 m et 145 m.
Ceci implique que les puits qu’ils couvrent ont des hauteurs approximatives de 25, 45, 55 et 25 m !
On trouvera accidentellement ouvert le regard 500, à une altitude de 120 m et qui, bien sûr, ne présente qu’une descente habituelle de l’ordre de 3 m.
De 533 à 500, il n’y a qu’une absence groupée de bornes, de 520 à 508 incluses. 

Dans ce regard, une abondante faune d’araignées et de limaces ! Une eau claire circule lentement, à un niveau moyen.
On parcourt ensuite les Bois-Galants sur 1,7 km avant de traverser la D 68 qui mène à Saacy-sur-Marne.
Peu après, une nouvelle tête de siphon pour le vallon du Ru Philippe qui coule à 85 m d’altitude environ…encore une petite dénivellation de 40 m ! On est alors à 480 près de la route.

 

 

 

On n’aura pas trouvé les bornes 495 et 496, ni 490 , ni 487 à 483.
Ce sera le dernier petit pont-siphon de cette journée, très esthétique lui aussi dans son écrin de verdure 

La tête de puits amont à la fin de ce siphon de 700 m apparaît noyée dans les hautes graminées vers 472.
Il ne reste plus qu’un bon kilomètre pour atteindre 461 sur la RD 55 bis qui nous  conduira sur Citry.

 

Ce final, entourés d’une multitude de fleurs, entre petits vignobles, lilas et petits pavillons coquets isolés, sera suivi d’une petite marche complémentaire jusqu’à la gare pour Mymy…2,5 km ! Il lui faudra rajouter presque 5 km encore pour revenir de la gare à la voiture…D’où un total de marche de près de 30 km

 


Kiki va revenir en vélo quant à lui…21 km dont un final un peu épique avec passage de clôtures d’autoroute et chemin terreux, puis boueux puisque tout cela se terminera sous une forte averse dans la dernière demi-heure !

Ce fut encore une belle petite randonnée !!!

 

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Une réponse

  1. Bin Antony dit :

    Oui randonnée vraiment sympa .

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