Pluviosité et via ferrata

L'aventure et l'évasion

Pluviosité et via ferrata

12 mars 2019 Via ferrata 0

Pluviosité et via ferrata

La pluviosité est a priori peu favorable aux activités extérieures de pleine nature, encore que pour certaines et selon les personnes cela puisse être l’inverse ! Chercher des escargots par exemple… 🙂 !

Vêtements protecteurs

Concernant le via-ferratisme, la pluie en rebutera plus d’un ou une et c’est plutôt compréhensible ! Néanmoins, rien n’empêche de pratiquer par temps de pluie, sauf si un arrêté municipal ou préfectoral le stipule.
La plupart du temps, de tels arrêtés précisent « par forte pluie », et non pas « par temps pluvieux », ce qui laisse un grande marge, car la notion de « fortes pluies » est particulièrement variable selon les individus !

Il est arrivé souvent que SJV et ses membres s’engagent en via ferrata, alors que la pluviosité était bien là ou menaçait fortement de s’inviter à la fête. Ces expériences cumulées nous permettent de donner notre avis et nos conseils, sans aller jusqu’à pousser les lecteurs et lectrices à le faire exprès…quoique certains et certaines pourraient être tenté(e)s ! 🙂 !

En effet, l’affaire n’est ni si compliquée qu’il n’y paraît, ni si désagréable qu’on pourrait le penser.
Attention, il convient de bien préciser ici qu’il s’agit d’une pluviosité NON ORAGEUSE. Car dans cette hypothèse, il ne faut pas s’engager dans une via ferrata.

Paysages modifiés…

La prévention consiste à se doter d’un coupe-pluie de bonne qualité, et de chaussures plus sérieuses que les baskets ordinaires (ou pire !) qu’on voit trop souvent dans les parois…et de porter un vêtement déperlant  ou « hydrofuge », se doter de gants s’il fait froid et/ou s’il est envisagé d’avoir à tenir durablement des câbles en main courante ( car dans ces situations, on « essore » les supports !)
On y ajoute des aliments très sucrés, au cas où les choses dureraient longtemps ou si problème de stabilisation imprévue, avec, dans cette dernière éventualité, une couverture de survie. (Et de l’eau potable bien sûr ; toujours en via ferrata !)
En fin de marche d’approche et dans les passages intermédiaires terreux, éviter au maximum de « savonner » les semelles…car c’est finalement cela le plus « traître ».

Gare au bois mouillé !

Si c’est possible, pratiquer à mains nues s’avère préférable pour beaucoup de gens dès que la température extérieure et celle des barreaux dépassent une dizaine de degrés.
Les échelons, pediglie, palettes ne glissent finalement que peu sous les semelles du fait de leur nervuration. Il convient bien sûr de progresser avec  un peu plus d’attention et bien positionner les pas .
En revanche il faut se méfier des passages en bois, dont poutres droites et échelles de rondins et autres planches de passerelles ou de passages facilités ou encore des paliers de départ et d’arrivée de tyrolienne…souvent glissants s’ils ne sont pas structurés en surface pour éviter le ripage.

Les prises et appuis sur roche peuvent s’avérer délicats s’ils ne sont pas francs…ce qui amène à choisir des vie ferrate où ils ne sont pas nombreux et encore moins dits « obligatoires » comme le précisent certains panneaux des voies, souvent les plus difficiles et les plus techniques.
Dans certaines vie ferrate, des passages généralement très courts peuvent devenir douchants…il faut les appréhender en conséquence, en gérant les longes au mieux, en s’assurant d’un passage complet libre sans avoir à stationner…un peu de stratégie donc ! 🙂 !

Rencontre brumeuse… 1 et même 2 chamois !!!

La pluviosité a l’avantage de limiter fortement l’échauffement du corps, de réduire la déshydratation, de rendre les vie ferrate beaucoup moins encombrées de pratiquants donc praticables bien plus sereinement. L’environnement devient vivant de liquide, chantant, brillant, permet des photos différentes, crée une ambiance particulière des paysages originaux…c’est pas mal du tout une via ferrata sous la pluie, équipé(e)(s) comme il faut et en étant dynamique(s) !

Reste la copine préférée de la pluviosité : la ventosité !!!

D’habitude, petit ruisseau…

Ça souffle dur !!!   Doudoune retroussée !!! 🙂 !

Elle peut rendre les choses nettement plus difficiles voire un peu pénibles…le froid va être accentué, les gouttes vont piquer la peau voire les yeux, le casque ruisselle plus ou moins dans le mauvais sens…ça peut même aller jusqu’à pousser ou freiner les personnes, déplacer leurs mousquetons hors-tension donc en gênant leur manipulation. Le vent aggrave aussi fortement le risque de décollement de pierrailles, de branchettes mortes, qui peuvent chuter sur les pratiquant(e)s. Il peut rendre difficile la communication orale entre équipiers, et agir négativement sur le moral des troupes en tant que phénomène inquiétant, avec des bourrasques imprévisibles.
Donc, si pluviosité forte et ventosité forte, il sera peut-être sage de RENONCER ! Courageux oui, téméraires non…c’est du moins notre avis dans cet article, même si certain(e)s de nos membres ont déjà passé outre !!! 🙂 ! 
I’m singing in the rain… 🙂 ! 🙂 ! 🙂 !

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