TGRLIFRA 13 A 871

TGRLIFRA 13 A 871

26 mars 2026 Spéléologie 0

TGRLIFRA 13 A        871

La TGRLIFRA  est la Très Grande Randonnée LIttorale FRAnçaise, une promenade pédestre de quelques milliers de kilomètres sur la côte manchoise puis atlantique, avec quelques particularités…

– le parcours suivi est préférentiellement et autant que possible, au plus près du flot, quel que soit le niveau de marée.

Bien entendu, il peut arriver que des structures artificielles interdisent tout passage pédestre, ou que la marée rende impossible un franchissement durant des heures.

Ou encore, qu’un arrêté municipal, préfectoral, voire ministériel déclare un passage illégal.

– le randonneur, la randonneuse, sont autonomes,  sont donc indépendants de tout commerce, mais susceptibles de quémander de l’eau potable si aucune source ou fontaine n’est accessible durant leurs étapes. Bivouac systématique.

– L’impact écologique est réduit au maximum, donc pas deux véhicules pour les navettes…ouvertes à l’auto-stop ou transports en commun locaux, selon les cas

 

 

– Equipe de 1, 2, 3 ou 4 personnes au maximum .

– étapes calibrées à 25/35 km en moyenne, conditions rustiques, portage minimalisé.

Cette activité ne pouvant être menée en continu (estimation à 100 journées de la Belgique à l’Espagne) car nécessitant une trop importante disponibilité, elle est menée selon un séquençage chiffré, chaque séquence, (Ici la treizième : 13)   étant composée d’étapes lettrées… (Ici la première : A )

Les points kilométriques maritimes (PKM) sont comptés depuis la frontière belge, en suivant le trait de côte majeur. Il peut donc y avoir des longueurs non parcourues à pied du fait d’obstacles incontournables. Les parcours pédestres sont en kilomètres effectifs, (PK) qui diffèrent régulièrement des PKM du fait d’incursions dans les terres ou dans les villes et villages.

 

Etape N° 39      13   A :  Lannion à  Locquirec                        ( PKM  1166  à  1197   général) 

Après trajets successifs et correspondance SNCF, Voilà la gare terminus de Lannion. Du beau temps est annoncé et garanti pour quatre jours, et ça commence plutôt bien. ce qui est moins réjouissant dès le démarrage à pied, c’est qu’il y a presque 10 km de rivage fluvial avant d’être vraiment sur le littoral, et que les rives de ce type de fleuve côtier sont d’immenses vasières un peu tristes.

 

 

Les premiers kilomètres sont cependant agrémentés de quelques interventions artistiques à base d’éléments recyclés, plutôt réussis, et de quelques vestiges de constructions gallo-romaines. De plus, le chemin se révèle agréable, sinueux, très verdoyant, et les Services Techniques y ont beaucoup travaillé car il y a eu nomnbre d’arbre tombés en travers, récemment tronçonnés pour rétablir le passage. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De même une débroussailleuse a-t-elle rendu praticables plusieurs petits espaces envahis par les ronces.
Une surprise au détour du chemin : une carcasse de bateau échoué là depuis longtemps, derrière un rideau d’arbustes, qui donne une image de piraterie !  Mes chaussures neuves ne causent un souci, pieds qui s’échauffent fortement, pour cause de compression et de chaussettes trop isolantes…cela fait boitiller ce qui n’est pas rassurant avec 130 km à faire !!!

 

On arrive enfin à la mer, la vraie, à la Pointe de Dourden, ancienne propriété de châtelain, aujourd’hui réouverte au public. Petite pause déjeuner et déchaussage salutaire… PK  11,35
Le redémarrage avec laçage plus lâche semble supportable, et la marée montant, car il est déjà 14 heures, seul le sentier des douaniers reste praticable.

 

 

 

Il va mener facilement à la Pointe de Sehar, que l’on peut court-circuiter, mais cela n’est pas utile et priverait d’accéder à des toilettes publiques avec point d’eau potable, déjà utiles vers 15 h. PK  13,70.
S’ensuit un parcours de falaises battues par les flots, facile mais mouvementé qui dénivellera 450 m en 6,5 km, pour parvenir à Saint-Michel en Grève  PK 19,90.

 

 

 

Là, une petite bande de sable non atteinte par la marée à coefficient  moyen permettra de reposer les pieds sur l’estran.
Malheureusement, les trois cours d’eau qui se jettent à la mer sont trop importants à ce niveau pour être traversés sans déchausser et rechausser, pour ne gagner que quelques minutes à ne pas les contourner, ce qui amène à y renoncer…

*

Le Roscoat, le Yar, et le ru de Keravenou seront ainsi infranchis !
Bon an mal an, ce sont 4 km marchés sur du bon sable ferme au lieu de la route, jusqu’à Saint Efflam.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

De là, marée haute, GR 34 obligatoire pour toute la pointe de l’armorique, sur 56 km et dénivelant 350 m.
Au passge du Beg Douar, une boîte à livres en liberté a été conçue à partir d’une coque de petit dériveur « détourné », qui fournira un petit volume pour la lecture du soir !

 

 

 

 

Quelques demeures anciennes sont à voir, ainsi que les vestiges archéologiques des thermes romains, accompagnés de panneaux explicatifs très explicites. PK 25,20 aux ruines.
Il faut passer le fleuve Douron sur un pont en béton, soutenbu poar une dizaine d’arches en « V » inversé, disposées perpenciculairement au tablier.

 

 

 

C’est le Pont de Plestin, qui marque curieusement la limite entre la D 64 (Finistère)  et la D40 (Côtes d’Armor). PK 26,70, au milieu du pont !
Le jour commence à baisser pour cette première étape qui n’a pu commencer que vers 11 heures… donc journée écourtée.
On peut recommencer à marcher en haut de plage et c’est au PK 29,00 que va apparaître un point de bivouac couvert de grand luxe…

 

 

Il s’agit d’un camp de caravaning, où quelques mobil-homes habités sont en place, mais presque tous les bungalows encore non loués à cette époque.
Tout cela est dans un vaste espace non fermé, doté de tables de pique-nique, d’un bâtiments dédié aux sanitaires…tout ce qu’il faut à un randonneur sauvage autonome !

 

 

 

Un bon dîner précéda une installation discrète à la tombée de la nuit, sur un large balcon couvert de bungalow en hauteur avec vue sur les pins et la mer, au soleil couchant…et nuitée abritée garantie ! Du trois étoiles…

29 KM parcourus pour  31 de PKM…du fait de découpures de rochers que l’on ne contourne pas.

Mais la journée suivante, elle, commencera bien plus tôt et autorisera un petit rattrapage des 3 km manquant ce soir… le point de bivouac était trop beau pour « tirer » sur le soir et en nocturne.