Activités de pleine nature et canicule 894

Activités de pleine nature et canicule 894

24 juin 2026 Non classé 0

Activités de pleine nature et canicule       894

Comme tout le monde y va de son petit article « canicule », un peu partout, on en écrit un aussi, peiut-être pas dans le sens le plus généralement admis.
Car la première chose qui nous vient à l’esprit, c’est que depuis des siècles les êtres humains ont connu beaucoup de canicules, et si les plus vulnérables en sont hélas morts, la grande majorité a survécu…mais peut-être que dans les temps jadis on savait s’adapter, plutôt que se lamenter et/ou dramatiser.
Il y a bien sûr des personnes, des activités professionnelles qui souffrent des excès de chaleur durables, et on ne les oublie pas, on ne les dédaigne pas, mais cet article veut parler de tout ce qui est possible de faire malgré les grandes chaleurs dans le cadre bien limité des A.P.P.N. dont S.J.V. est spécialiste.
La première évidence est de donner priorité aux activités nautiques, autant que possible, soit ici, le canoë, le kayak, la marche aquatique, la plongée naturelle, le canyonisme.
Ou encore priorité à la subterranologie et la spéléologie…climatisation assurée.
On en est déjà à huit A.P.P.N. désinféodées, encore que canoë et kayak réclament un petit peu d’attention si la navigation est longtemps exposée au soleil.
Concernant le VTT, la via ferrata, la randonnée pédestre ou cyclotouriste, l’arborisme, il convient de veiller à quelques adaptations
Dès lors que l’on a compris que le corps humain est composé d’environ 66% d’eau, qu’il n’est pas fait pour supporter durablement plus de 30 à 31°C, et que son système de refroidissement est principalement basé sur l’évaporation de l’eau de la sueur, donc de moins en moins efficace si l’atmosphère est trop humide pour que cette évaporation se réalise, tout ce qui suit va de soi…

1) Précaution initiale : connaître les symptômes des dysfonctionnements

 –     La déshydratation banale... Efforts et chaleur combinés entraînent des pertes en eau qui peuvent atteindre 1 litre par heure. Dès la perte de 2% de la masse corporelle ( donc 1 à 2 litres pour des gens pesant de 50 à 100 kg)  les aptitudes intellectuelles et corporelles s’affaiblissent de 15 à 20 %. Si on atteint 4 à  5 % de pertes le pronostic vital est engag Comme la soif ne se manifeste généralement qu’au seuil de 1,5 à 2%, il faut anticiper, et boire régulièrement sans attendre d’avoir soif.
Les mictions se font rares, peu abondantes, et l’urine est fortement colorée.
Selon les conditions extérieures et l’intensité de l’activité, idéalement, boire de petites gorgées toutes les demi-heures, voire 20 minutes
A ce titre, les sacs à eau intégrés au sac à dos avec tubulure et tétine sont recommandables, même si porter une gourde « flasque » à la hanche ou à la cuisse, que l’on débouche et rebouche reste un geste aisé ! De même pour le bidon de vélo porté au cadre.

  • L’insolation, provoquée par une exposition solaire excessive de la tête et de la nuque, non protégés. Maux de tête, nausées, fatigue anormale, voire vertiges, bien que la personne sue normalement doivent faire penser à une insolation
    Repos prolongé (parfois 1 à 2 jours) à l’ombre et réhydratation suffisent généralement à s’en remettre.
    Mais il est préférable de l’éviter en portant bob, chapeau à bords, casquette « saharienne », que l’on n’hésitera pas à mouiller si on en a l’occasion, ce qui, en plus de prévenir cet incident, procure beaucoup de bien-être !
  • Le coup de chaleur, bien plus dangereux voire grave, aux multiples symptômes inquiétants, ce qui permet de le diagnostiquer rapidement :

        Maux de tête intenses
        Pouls rapide, facilement détecté
        Propos confus, idées peu claires
        Peau sèche (sudation absente) rougissante
        Parfois évanouissement

Doit être considéré comme une urgence, soustraire la personne du rayonnement solaire, mouiller abondamment la nuque et les points de passage des grosses artères sous la peau (les aines et les aisselles), rafraîchir le reste du corps autant que possible. Le coup de chaleur nécessite souvent une prise en charge médicale rapide (Pompiers, Samu…)

Passons maintenant à la prévention pour que rien de ce qui précède n’arrive !

  1.  Hydratation et électrolytes
    Comme dit plus haut, les poches à eau peuvent être idéales, même si elles ne sont pas sans inconvénient.
    Gourdes diverses, mais aussi un filtre à eau qui peut être salvateur et éviter de porter des kilos inutilement.
    Il faut souvent compter 3 litres d’eau par jour, en, moyenne
    Transpirer abondamment  entraîne une perte importante de sels minéraux (sodium, potassium, magnésium).
    Boire uniquement de l’eau peut provoquer une insuffisance de ces ions essentiels. Il faut donc, soit ajouter des pastilles de sels minéraux, soit manger des compléments alimentaires par intermittence ( fruits secs salés-sucrés par exemple)
  2. Vêtements
    Plutôt que s’enduire toutes de crèmes  « solaires » diverses toutes les deux ou trois heures, et à chaque fois qu’on mouille la peau, il est préférable de ne pas exposer longtemps sa peau au soleil.
    Pour cela porter des vêtements légers, plutôt clairs et amples (flottants)  vaut bien mieux que des tee-shirts manches courtes et moulants, mêm si ce n’est pas la mode du moment !
    Les « riches » s’équiperont de vêtements dit « techniques », censément « respirants », laissant s’échapper l’humidité dégagée par l’évaporation de la sueur…les moins riches se contenteront de vêtements un peu trop grands pour eux !
  3. Protection solaire passive    
    Celle qui est indispensable même si on n’en a pas l’impression (pour certaines et certains) : les lunettes bien couvrantes, indice 3 ou 4 minimum
    Celle qui est dispensable selon les individus, et si on n’expose pas inconsidérément sa peu aux UV : crêmes, ambres, huiles dites « solaires ».
    Gare aux oreilles si on n’a pas de coiffe qui les couvre.
    Protéger chimiquement  le nez si on n’a pas une visière ou un protège-nez physique.
    Porter des chaussettes fines peut éviter bien des ennuis aux chevilles et sur le dessus des pieds.
    Les lèvres sont peut-être ce qui justifie le plus l’usage de produits chimiques (stick labial)
    Car, outre l’efficacité variable de ces produits, (UV 50 minimum !) la contrainte de devoir renouveler leur application 4 ou 5 fois par jour, leur coût, rester conscient que tout cela finit dans la nature, notamment dans l’eau…multiplié par des (dizaine de )millions d’individus,  ça fait des tonnes de pollution !
    Sinon, ne pas oublier que côtoyer la glace, la neige, les plans d’eau…amène une réflexion des rayonnements, qui finissent par nous toucher de toutes parts. C’est à gérer…
  4. Choix des activités
    On le redit ; privilégier canoë, kayak, (protéger la tête du soleil), marche semi-aquatique, baignade ( gare à l’hydrocution…) canyonisme, plongée naturelle, ou spéléologie et subterranologie
    Pour les autres, voir la suite 
  5. Choix des lieux
    Privilégier les sites et itinéraires très proches des cours d’eau et plans d’eau, et/ou dans les bois et forêts « humides », notamment de feuillus.
    Eviter les terrains à fort albedo (clairs, brillants…) ou à capacité thermique élevée ( goudrons, béton, roche volcanique…)
    Rechercher les parcours souvent venteux, et/ou qui passent régulièrement près de points d’eau.
    Viser les parcours en altitude, vu qu’en moyenne on « gagne » 1/2 degré tous les 100 m dénivelés, voire davantage.
    Se promener à 2000 m par temps un peu venté, ça représente environ 10 à 12°C en moins réellement, et bien plus en termes de ressenti.
    35°C à l’ombre collé sur une plage…20°C aéré au petit col sympa des Alpes !!!
  6. Choix des horaires
    Presque une lapalissade : choisir les moments les moins « chauds » de la journée !  Premières heures du jour principalement ( 6h / 11h)
    Dernières heures du jour, secondairement  » 18h/23h. On évite donc, approximativement, le créneau 11 h/18 h, ce qui « mange » 7 heures de la journée ! Mais il en reste tout de même 8 à 10 d’activité !
  7. Limiter ses ambitions
    Compte tenu de ce qui précède, il est judicieux de pondérer les projets, d’une part en réduisant leurs dimensions, en adaptant les objectifs, d’autre part en adoptant des stratégies adaptatives au détriment de « performances » ou d’horaires à absolument tenir.
    Par exemple des étapes de 25 km au lieu de 35 !
  8. Prendre le temps de prendre du temps
    Profiter des ces horaires adaptés, de ces rythmes différents, pour développer d’autres attentions, valoriser d’autres sujets d’intérêt, écouter la nature, observer ses habitants, bouquiner, jouer aux cartes, rêver, somnoler, voire sommeiller, etc. 

En définitive, il suffit de réfléchir un peu, d’accepter quelques concessions quant à ses habitudes, et de bien se préparer pour pouvoir pratiquer des APPN quand la canicule s’installe !
C’est ce que nous souhaitons à tous nos lecteurs et toutes nos lectrices…
Claude François le chantait : « …Il fait beau, il fait bon, la vie coule comme une chanson… » (1971)

 

 

 

 

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