La casemate de Vernelle 896
La casemate de Vernelle 896
Il est assez fréquent que S.J.V. s’implique dans des opérations d’intérêt commun, soit dans un cadre organisé par une collectivité ou une entreprise, soit de façon spontanée, sous l’étiquette de la contribution en faveur de telle ou telle communauté, ou celle de l’acte civique au bénéfice des tiers.
Il peut aussi arriver que ces actions reviennent aussi dans l’intérêt de S.J.V. elle-même, mariant ainsi l’utile à l’agréable, ou faisant d’une pierre deux coups !
Plusieurs itinéraires de randonnée cycliste, vététiste, pédestre ou canoéïste (voire équestre pour certaines et certains) et même automobile pour quelques personnes passent et font halte au hameau de Vernelle, lieu-dit de May-en-Multien.
Outre son charme tranquille, Vernelle abrite une casemate « Chauvineau » de 1939/40 nichée près d’un vénérable et remarquable hêtre de 340 cm de circonférence, ce qui, selon les calculateurs d’âge des arbres, lui donnerait…250 ans ! Disons deux siècles, ce qui est déjà respectable !
Souvent visitée, on a considéré que la mettre un peu plus en valeur et lui donner une publicité serait une bonne chose pour nous et pour bien d’autres. Ni une, ni deux, une prochaine occasion sera mise à profit de ce petit projet.
L’occasion s’est présentée début juillet, par une journée très « chaude » mais que le couvert végétal d’une part, et la toute proximité du canal, d’autre part ont largement mitigée.
Les objectifs fixés sont :
– dégagement raisonné et raisonnable des végétaux trop envahissants (protection du bâtiment et visibilité )
– Dépollution manuelle intégrale des abords et de l’intérieur (mais pas des tags car cela nécessite une autorisation du fait d’utiliser soit des produits chimiques, soit une méthode mécanique abrasive, qui altèrent la structure).
– Etablissement de plans cotés pour cette casemate qui ne répond pas aux divers modèles normalisés de la Ligne Chauvineau, destinés à publication et communication aux associations historiennes qui en feront (ou non) un usage selon leur appréciation.
Ce petit programme demande une bonne journée, aussi commencera-t-elle à 8 heures au départ, 9 heures sur place.
Ôter la végétation c’est évacuer les orties et les ronces, idéalement à déraciner, mais ce ne sera pas le cas pour toutes !
C’est aussi retirer le lierre des zones de l’édifice les plus remarquables, mais aussi des zones où ce végétal peut occasionner des dégâts, notamment lorsque le support n’est pas en béton mais en moellons ou blocs maçonnés, souvent avec un mortier trop sableux qui s’affaiblit avec le temps, c’est à dire, ici…déjà 86 ans !
C’est enfin, éliminer les quelques végétaux qui dissimulent exagérément la casemate, notamment vue du canal et son chemin de halage, et qui ne permettent plus d’avoir le coup d’œil tactique que les militaires avaient par les fenêtres de tir.
Tout cela autour d’un ouvrage de près de 10 m x 4 m hors-tout, sur une surface environnante d’environ 100 m²
Cette opération promptement menée en quelques heures, il fallut passer à la dépollution, essentiellement interne, accompagnée d’un déblaiement de terre, feuilles, cailloux…
Sac poubelle et seaux métalliques ont bien navigué ! Au bas mot, un bon demi m3, avec un tri sélectif du verre et du plastique.
Gros avantage, terre petits cailloux et feuilles pouvaient être évacués sur place à quelques mètres, éléments ayant leur place naturelle dans l’environnement.
Ce travail sera même achevé au balai et à la balayette…presque un petit appartement à louer !
Cette considération peut valoir reproches, certains considérant qu’à rendre les lieux trop accueillants, on peut favoriser la venue de petits groupes potentiellement irrespectueux, avec dépôts d’ordures, tags à gogo, voire feux ouverts…etc.
D’autres imaginent que cela peut inciter à un « squat » durable, type « SDF », pas forcément souhaitable.
Ces raisonnements sont recevables, discutables…mais ce ne sont pas les nôtres.
On préfère parier sur le bon sens et les bons côtés des gens, même si ces risques sont objectifs…à faible probabilité !
