Formation d’équipière accélérée 577

L'aventure et l'évasion

Formation d’équipière accélérée 577

18 septembre 2022 Non classé 0

Formation d’équipière accélérée      577

Nous précisons de suite que ce n’est pas l’équipière qui est accélérée, mais la formation ! :-)!
Ce type de démarche est entrepris lorsqu’un « recrutement » fait apparaître un nouveau ou nouvelle membre du club dont le vécu personnel,  les capacités et aptitudes semblent lui permettre d’acquérir (ou retrouver) des connaissances et techniques beaucoup plus rapidement que la moyenne des personnes nouvelles.
Ceci aux fins de lui proposer un cursus individualisé plus intéressant, et de faciliter son intégration à des équipes de pratiquant(e)s déjà expérimenté(e)s sans détoner vis-à-vis d’eux.
Pour notre club, quel site plus adapté que celui de la Carrière des Loups ?
Nous y avons passé sept heures d’un beau samedi de fin d’été, sept heures d’activité soutenue dont à peine 1/2 heure de pause déjeuner, au cours desquelles Célia a très rapidement progressé !

 

Voici un résumé de ses acquisitions, dont certaines appelleront des révisions et des répétitions sans doute, mais clairement bien maîtrisées car répétées plusieurs fois, sans nécessiter de rappels ou corrections.
Célia volontairement été placée dans un rôle actif en permanence, équipant et déséquipant elle-même ses parcours, de A à Z…ce qui est peu coutumier, les débutant(e)s étant le plus souvent des éléments observateurs passifs ou presque.

Nœuds répétés 3 à 5 fois ou plus : De Mule, En Huit, Huit sur Ganse, Batelier, Simple, Capucin, « Mickey », surliure d’anneau lové.
 
Techniques en descente : descendeur en « S » Stop, descente de toboggan raide (pieds au sol), descente glissée sur jambe repliée, descente de redan sur corde, descente contre paroi, descente plein vide, descente sans corde en désescalade.
 
Techniques en montée : sur bloqueurs et pédale, toboggan avec ou sans corde, redan avec ou sans corde, contre paroi, plein vide, sur échelle, en escalade, et sur bloqueur unique.
Techniques d’équipement : double amarrage fixe sur sangles et arbre, double amarrage fixe sur broches, double amarrage en rappel sur broche, amarrage sur lunules, amarrage simple  intermédiaire, amarrage simple en rappel, main courante de progression horizontale, main courante d’accès.
 
Techniques de progression sur corde : usages divers du « stop » et frein, départ ou arrivée sur palier, départ ou arrivée en tête de puits surplombante, déplacement horizontal sur longe double, sur poignée longée, sur descendeur.
 
Connaissances et manipulations diverses : équipement personnel et nomenclature, rangement des cordes dans le sac, sécurisation en bout de corde, raboutage de sangles en tête d’alouette, raccourcissement de sangle, fermeture du sac, portage du sac, réglage du torse.
 
 
Code de couleur des cordes SJV :  ( vert/jaune = 5, rouge = 10, vert = 20 bleu = 30 jaune = 40, blanc = 50  ( Noir = corde défectueuse, réformée), purge des paliers supérieurs, étroiture verticale, nœuds avertisseurs, mousquetonnage de longe de sac, réglage du cuissard, positionnement des mousquetons divers et virolage, lestage de corde.
 
Spécial « Célia » : ascension du redan sur bloqueur unique, progression sur main courante, descente de puits à palier, le tout  en aveugle.
 
Ce bel ensemble, réalisé avec brio et un sourire quasi-constant, a permis à Célia d’avoir une bonne vision de la pratique cordiste des spéléologues et canyonistes, et une approche de quelques éléments utiles en via ferrata ou escalade.
 
 
 
Mais aussi et surtout, d’apprécier ses facilités et atouts face au vide, aux efforts à fournir, aux inconforts à supporter, aux difficultés susceptibles de survenir, d’augmenter la confiance en elle-même, et de confirmer son intérêt pour les activités sportives de pleine nature que peut lui proposer le club.
Deux ou trois séquences de ce type seront bien sûr nécessaires pour atteindre une sérieuse autonomie d’équipière, et les capacités fondamentales d’équipeuse.
Ce fut donc une bonne et belle journée pour elle, particulièrement méritante, son accompagnant, et pour une continuation prometteuse au sein d’équipes équilibrées, toujours motivées et enthousiastes !
Bienvenue et bravo, Célia !!!

 
Mais au fait…qu’en a donc pensé Célia quelque temps après ?
Voici ce qu’elle a bien voulu nous répondre…
Première journée de formation en milieu naturel avec Christian, je suis rapidement plongée dans le bain en finissant la route dans une forêt sur un chemin qui semble ne mener nulle part (semble seulement, évidemment, puisqu’une jolie clairière au milieu d’une carrière se cachait par-là !). On commence par l’étape zéro, mais absolument essentielle, qui est de s’équiper correctement pour revenir en un seul morceau à la fin de la journée, et Christian me montre le nœud pour fermer le sac à dos, premier d’une jolie collection à retenir pour moi ce jour-là!
Il fait un peu frisquet à l’ombre des bois malgré un soleil radieux mais finalement les exercices qui s’enchaînent permettent de se réchauffer assez rapidement. Les exercices qui me semblent les plus difficiles sont assez surprenamment ceux où je dois monter le redan sur corde avec le bloqueur et la poignée et ensuite à l’aveugle mais avec seulement le bloqueur.
Les bras tirent, la tête tourbillonne de nœuds aux noms étranges à retenir mais le plaisir d’être suspendue entre ciel et terre est bien là!
Reste à voir si cette sensation sera toujours la même dans une configuration souterraine (?) 🙂 !
Patience, Célia, lui répondons-nous…l’heure des sensations spéléologiques va bientôt sonner !

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