Champignons souterrains… 265

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Champignons souterrains… 265

16 janvier 2020 carrières diverses Carrières Gagny Spéléologie 0

Champignons souterrains     265

Cet article ne traitera absolument pas des champignons de façon scientifique, mais se contentera de présenter quelques photos de spécimens rencontrés çà et là. De par notre incompétence en la matière et la difficulté à mener une détermination fiable pour qui n’est pas expert, aucune identification ne sera avancée, hormis celle du Coprin Noir d’encre pour lequel les caractères sont flagrants.
Si ces être vivants , longtemps rattachés au monde végétal avant d’être regroupés dans une catégorie spécifique (Fongi), peuvent se rencontrer dans le monde souterrain, grâce au fait qu’il ne nécessitent pas la présence de lumière pour vivre, ils n’en sont pas pour autant des éléments normaux, car à défaut de pouvoir synthétiser leur matière organique il leur faut la trouver toute faite ailleurs, quitte à la remanier.
Or, dans les grottes et autres cavités anthropiques, la présence de cette matière organique exogène est très aléatoire, et, quelque peu hors-norme.
Pour les cavités naturelles, la matière basique peut y être d’origine animale, notamment celle des cadavres d’individus troglobies, trogloxènes ou troglophiles, des cadavres divers apportés par les eaux ou tombés accidentellement dans des verticales, ou encore des déjections produites sur place ou apportées par divers vecteurs.
Elle peut être d’origine végétale, presque toujours liée à un transport par l’eau, parfois par des vents forts s’engouffrant loin dans les galeries ou des courants d’air dans les cavités traversantes. Feuilles, fleurs, branches, voire troncs peuvent ainsi se retrouver très loin et très profondément dans des grottes.

Enfin, on ne peut ignorer ni négliger ce que les humains peuvent y introduire et y abandonner, le plus souvent accidentellement, tel que reliefs alimentaires, morceaux de cuir ou de papier, ou même du sang !

Dans les souterrains, carrières, et autres cavités artificielles, les apports sont généralement beaucoup plus importants, et surtout diversifiés, dont beaucoup de bois travaillés, tissus « naturels » et déchets alimentaires complexes, en sus des autres connus dans les grottes.

Pour que ces formes de vie particulières puissent apparaître, il faut bien un début, et ce sera très souvent sous la forme de spores ultra-légères, microscopiques, invisibles à l’œil nu (du moins isolément) et très adhérentes.
De sorte que tout vecteur peut en être porteur, qu’il s’agisse de l’eau, de l’air, de n’importe quel animal mobile, et bien sûr de l’Homme et tout ce qu’il porte ou transporte avec lui.
C’est pourquoi il n’est pas rare de rencontrer ces êtres méconnus, qui gardent une part d’étrangeté voire de mystère, à l’intérieur des cavités souterraines, souvent surprenants, et qui apportent cette touche de vie à laquelle on n’est que rarement insensible dans cet environnement purement et constamment minéral au premier abord.

Si les moisissures sont fortement dominantes dans ces contextes particulier, les champignons aux formes plus classiques peuvent apparaître de-ci de-là, avec des morphologies différentes de celles qu’ils auraient dans un contexte ordinaire, généralement très allongés, disproportionnés.
Si des lectrices et lecteurs veulent approfondir le sujet, au moins partiellement, un site nous est apparu très sérieux et accessible :  http://www.amfb.eu/Myco/Mycobiologie/Micromycetes/DetermMoisiss/detmoisiss.html .

Voici à présent quelques clichés de nos amis Fongi, peu nombreux, et anonymes pour nous,  mais on ne saurait les ignorer ni les négliger pour autant !

 

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