Promenade du Ru du Creux à la Thérouanne 588

L'aventure et l'évasion

Promenade du Ru du Creux à la Thérouanne 588

18 octobre 2022 Randonnée 0

 

Promenade du Ru du Creux à la Thérouanne     588

C’est une petite marche de 8 km, construite à partir des deux tunnels sous le Canal de l’Ourcq que l’on trouve entre Congis-sur-Thérouanne et Varreddes, ces deux ouvrages d’art méritant d’être appréciés.
Outre leur intérêt technique et historique, ils offrent une touche originale au parcours, mais ils ne sont pas les seuls centres d’intérêt.
Au vu de sa  modeste longueur, du peu de dénivelée et de terrains faciles à arpenter, on ne lui accorderait qu’une bonne heure pour les marcheurs « rapides », à deux heures pour les « paisibles » mais quelques petits intermèdes peuvent rallonger tout cela !
La présente proposition fait démarrer face au tunnel du Ru du Creux sur la D 121 à 1700 mètres du cimetière de Varreddes (qui est en sortie de ville, à l’Est) en allant vers Congis.
On peut aisément garer plusieurs véhicules entièrement sur le bas-côté, sauf s’il a beaucoup plu peu avant car il devient bourbeux.  (dans ce cas, 500 m plus loin sur de larges trottoirs d’un groupe de maisons).

On privilégie un sens horaire. On a intérêt à emporter une paire de bottes en caoutchouc ou deux sacs plastiques solides remontant d’au moins 30 centimètres des pieds. Une lampe frontale peut rendre service si on n’a pas de bottes.
On part donc du tunnel du Ru du Creux, sans le traverser, grâce à un sentier en pente douce qui rejoint le chemin de halage du Canal. On suit ce dernier sur 200 m à peine pour découvrir un déversoir de trop-plein ou de vidage du Canal avec sa pente raide d’une part et son avaloir longitudinal d’autre part. Puis 2200 m pour atteindre le Pont levant de Congis (qui n’est plus utilisé depuis des années) où passe la Rue du Gué.
C’est un tronçon agréable, qui ne dure pas longtemps et avec un cours d’eau sinueux, aux berges très végétalisées, parfois fleuries par les riverains ( Capucines et Cosmos) faisant presque oublier que c’est un canal. De plus, en automne, la surface de l’eau berce lentement un patchwork de feuilles mortes de toutes couleurs, du plus bel effet.

 

 

 

On poursuit encore 300 m pour visualiser le débouché du Canal de la Thérouanne et l’aire de manœuvre des anciennes petites péniches, endroit ouvert, paisible et reposant pour l’esprit.
A 200 mètres de là, on découvre des barrières de protection en planches qui surmontent le tunnel de la Thérouanne.
On rejoint la rive gauche de cette dernière par une sente pentue…peu pratiquée, les arbres et arbrisseaux étant les bienvenus pour se maintenir.

 

Il va s’agir alors de marcher dans le lit de cette petite rivière…soit pieds nus ce qui exigera une grande attention (même si le fond semble dépourvu d’objets dangereux) et nécessitera une bonne lampe pour examiner le sol du tunnel où l’on met les pieds justement !
Soit en enrobant ces mêmes pieds, éventuellement avec chaussettes cette fois, si on a opté pour un emballage des jambes avec sacs en plastique solides…mais gare au percement ! On pourrait aussi prévoir des chaussures de bain à enfiler par-dessus ces sacs évitant ainsi le risque de perforation et protégeant les pieds…beaucoup moins lourd que des bottes et suffisant pour quelques minutes de marche dans l’eau.
Soit enfin, avec de bonnes vieilles bottes en caoutchouc (montante 30 cm)  qu’on aura roulées et mises dans son sac…ce n’est pas bien lourd.

 

En serrant bien la rive gauche, que l’on va remonter, on accède en quelques mètres à un large radier où le niveau de l’eau ne dépasse pas 15 cm sauf épisode de crue évidemment.
L’entrée du tunnel, haute et élégamment décorée de guirlandes de lierre appelle à la visite d’une vingtaine de mètres sous une belle voûte de calcaire et sur un lit tout en larges dalles ou pavés, très propre d’aspect et régulier à marcher.
La sortie se fera préférentiellement en rive droite (eau moins profonde, berge moins raide) et quelques mètres de pente raide avec plein d’arbres pour s ‘aider ramène à un gros chemin agricole bordant le Canal en rive droite.

On suit alors le courant durant 200 mètres pour retrouver le Canal de la Thérouanne, sa petite vanne verte et une passerelle en traverses de bois que l’on ne prendra pas.
On va en effet longer ce canal sur presque toute sa longueur, soit 2100 mètres.
Le chemin carrossable, à caractère agricole, longe tour à tour des bois, une peupleraie, et divers grands arbres plus ou moins isolés dont de très grands noyers, généreux en octobre !
Une section foisonne de Renouée du Japon…ou d’orties !
Le petit canal étant peu entretenu est plus ou moins encombré et masqué par les hautes herbes.
Le chemin finit par se trouver juste enserré entre la Thérouanne et son canal !
On arrive alors à la grande grille du Château du Gué à Tresmes (XVIIIème siècle) que l’on ne peut voir de loin qu’en s’élevant par un large chemin de 150 m partant au sud. (Ce château est un lycée + CFA + internat public, propriété de l’Etat depuis la fin de la  seconde Guerre mondiale).

 

Pour mémoire, le 28 février 1814 eut lieu la bataille de Gué-à-Tresmes entre les troupes napoléoniennes du général Christiani victorieuses, et les troupes prussiennes…
C’est alors une partie plus campagnarde parmi des champs vallonnés, avec  une courte portion  de route goudronnée. (500 m.)
Un nouveau chemin s’élève alors en pente douce entre deux cultures et atteint le point culminant du circuit à 84 m, après 500 mètres de douce montée encore riche de fleurettes tardives (Tanaisie, Compagnon blanc, Cirsium, Tournesols perdus, grands Séneçons…
Puis, on plonge durant 250 m jusqu’à atteindre la haute berge de rive droite du Canal, par un joli sentier de bois très agréable.
Ce dernier décrit alors un virage très serré à droite pour repartir parallèlement au Canal, en le surplombant en permanence.

Il se faufile agréablement entre des arbres, avec une jolie perspective fuyante, et le sous-bois reste clair, dépourvu des monceaux de broussaille que l’on trouve souvent dans ces milieux naturels.

Après un cheminement aisé de 1200 m. et avoir entraperçu les vannes vertes du déversoir précédemment rencontré, on butte sur une petite descente raide dotée de grandes marches qui conduit au Ru du Creux, et à une source.
Ce curieux ru, qui n’a qu’un cours intermittent de 200 à 250 m naissant près de la D 405, a entamé les strates rocheuses en formant un mini-canyon.
La source émet une onde cristalline qui s’enfuit dans un tunnel au sol pavé d’une vingtaine de mètres, dans lequel on passe à pied sec d epart et d’autre du ruisselet.
Belle voûte en plein-cintre tout en calcaire.
Au sortir, il faut enjamber des barres de fer scellées à faible hauteur, et c’est le retour au véhicule.

 

 

 

Il est intéressant de se déplacer de 150 mètres vers Congis sur la D 121 pour apprécier le déversoir du bas, le pont sous la route, un ancien lavoir en rive gauche à l’état vestigial, et un petit pont de pierre ancien, sous voie agricole. Si on suit le chenal, on arrive rapidement à la Marne.
Plusieurs panneaux indiquent clairement qu’il est dangereux de s’aventurer dans le lit de cet exutoire car le déversement d’eau du Canal est effectué par une vanne automatisée, et peut alors créer un vague de submersion aussi soudaine que puissante.
Ainsi s’achève la boucle de 8 Km environ

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