Equipement direct Combe aux Prêtres 523

L'aventure et l'évasion

Equipement direct Combe aux Prêtres 523

28 mars 2022 Spéléologie 0

Equipement direct Combe aux Prêtres      523

Dans un de nos articles (N° 42), la description évoque à deux reprises une voie d’accès par l’entrée « historique » de 1969, en précisant qu’elle n’est pas décrite.
Nous allons donc compléter ici, car mieux vaut tard que jamais ou encore parce qu’il n’est que rarement trop tard pour bien faire !
L’entrée aménagée d’origine a été très solidement confortée par des coulages massifs en béton par le CDS21 en octobre 2017. (Que nous remercions !)
Tout a été broché jusqu’à la rivière.
L’équipement qui suit est donc une proposition, chacune et chacun sachant très bien qu’une personnalisation est toujours possible, et même parfois nécessaire selon le groupe emmené là-dedans…
On part de la barrière d’entrée, scellée en profondeur, et qui constitue un amarrage irréprochable…cylindrique et lisse, donc avec Nœud en huit sur ganse tricoté directement sur elle.
Une courte main courante souple gagne la paire de broches située à main droite, cependant qu’un solide barreau de fer scellé à hauteur des yeux permet, si l’on veut, un amarrage supplémentaire, mais surtout facilite le franchissement de la barrière.
Un nœud en « Y » (au choix) paraît le mieux, mais rien n’empêche les classiques Nœuds de huit sur ganse successifs.
Notons que plusieurs chevilles « spits » sont encore utilisables en divers points.
Une corde de 15 mètres permet d’atteindre le départ de la main courante dite « Des barres », grâce à une paire de broches haut placées à main gauche en étant face au vide qui créent un fractionnement au palier à – 6 m.
Parvenu au petit palier étroit qui débute le passage des barres, une nouvelle paire de broches initie la main courante avec une seconde corde de 40 mètres qui ne s’étendra que sur trois broches suivantes pour partir à main droite vers une paire de broches posées en opposition, assez hautes, et qui appellent elles aussi un beau nœud en « Y », ou encore le duo de nœuds de huit (mais qui ne sont pas répartiteurs de charge).
Un mousqueton dans les oreilles du « Y » peut faciliter les passages à venir.
On descend alors verticalement quelques mètres pour trouver une broche unique destinée à poser une courte déviation car un petit frottement peut naître par la suite, au « plafond » déclive qui conduit au grand puits où une nouvelle et dernière paire de broches offre une belle tête de puits.

Une pédale de passage en corde ou avec une sangle peut faciliter les passages.
La descente mène au fond du grand puits (dit de l’ Eperon).
Là, le reste de corde est utilisable sur deux broches en paroi, en vis-à-vis du grand toboggan de blocs boueux, pour faciliter et sécuriser quelque peu la franchissement des premiers mètres de ce chaos rocheux, grâce à 1 ou 2 broches à main gauche face au vide…la suite du toboggan ne nécessitant vraiment pas une main courante, mais pouvant être utile comme aide à la remontée quand tout est très glissant. (il faut alors 15 à 20 m de corde supplémentaire
Au total, cette proposition donne C15 + C 40 avec 18 à 19 mousquetons jusqu’au début du toboggan
Cet équipement est évidemment plus économique, rapide et simple que celui passant par la grosse lucarne faisant suite aux Barres, suivi d’une courte descente pentue vers un palier puis une seconde courte descente pentue avant le P20 de l’Eperon. (Voir N° 42)
Voici donc une lacune comblée !

NB : il peut être prudent d’utiliser 2 maillons rapides GO7 à la place des deux premiers mousquetons, afin d’éviter de tenter certains dangereux kleptomanes…auxquels deux très jolis mousquetons brillants et même en couleur donneraient très envie !
Ces maillons, de moindre valeur, moins esthétiques, moins pratiques pour le voleur, et insaisissables sans clé de 12 sont beaucoup moins intéressants, donc peu de risque de les voir démontés.
De même laisser les véhicules au village de Francheville plutôt que sur le parking du gouffre ou près de l’ex-lavoir peut être une sage solution…un petit kilomètre de marche vaut bien une éventuelle très mauvaise surprise à la sortie de grotte.
L’autre possibilité, si deux véhicules, disponibles consiste à en utiliser un comme « navette » en le vidant complètement dans celui qui reste au village et en faisant en sorte que l’on puisse constater qu’il est vide par un simple regard au travers des vitres (pas de rideaux, pas de « plage » arrière…etc.).

 

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